Tourisme

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mardi 16 octobre 2012

la marque Parc, c’est parti

Rencontre avec Danièle Pic, présidente du Parc et présidente de la commission nationale Marque Parc naturel régional

Pouvez-vous nous indiquer quel est l’état d’avancement de la communication autour de la marque Parc ?

C’est parti ! Le travail engagé par le Parc depuis plus d’un an en collaboration avec un panel de professionnels bénéficiant de la marque a été validé fin 2011. La démarche “Vrai Vercors” est bel et bien engagée. Des échanges, des réflexions autour des mots que constituent le bloc-marque “Vrai Vercors” ont eu lieu ces derniers temps. Cette étape a été nécessaire. Chacun a pu s’exprimer, donner son ressenti, son idée du Vercors en termes de promotion autour de la marque. Le nouveau projet a été présenté à la Fédération des Parcs naturels régionaux de France ; cette instance nationale est garante de la bonne utilisation et de la réglementation de la marque. Les problématiques liées à ce signe de reconnaissance concernent l’ensemble des 48 parcs de France. Notre travail dans le Vercors mais aussi dans les Parcs du Haut-Languedoc et des Pyrénées Ariégeoises permet des questionnements et des ajustements. Les élus du Bureau du Parc ont pu également donner leur point de vue.

“Vrai pur Vercors”, ”Vrai Vercors“… À un mot près, n’est-ce pas beaucoup de bruit pour pas grand-chose ? C’est effectivement “Vrai Vercors” qui a été retenu, un bloc-marque qui a alimenté des interrogations, des discussions ! Chaque terme en matière de communication doit être choisi avec précision. C’est une question de fond, une question de sens, de justesse ; il nous a fallu revoir notre copie jusqu’à trouver le bon équilibre. On a supprimé le vocable “pur” qui ne correspondait pas à l’image que l’on voulait pour notre territoire. Un travail technique sur le site internet est en cours, des argumentaires, mémos d’arguments vont être remis à chaque bénéficiaire de la marque. Outil d’information qui permettra de mieux parler et d’expliquer la marque à leurs clients. Des ateliers réservés aux professionnels autour de la visibilité et du packaging seront les prochaines étapes. “Vrai Vercors” est une belle opportunité, un moyen de mettre en avant les professionnels qui partagent les valeurs et un savoir-faire Parc naturel régional. Opportunité qui se trouve en adéquation avec les attentes des consommateurs de l’avis marketing. La voie est ouverte, c’est parti ! En route pour le “Vrai Vercors” !

Visibilité et confiance

Interview de Marielle Coing, productrice de fromages de chèvre en marque Parc, à Méaudre.

Pour vous, travailler dans le Vercors, c’est un atout ?

Bien sûr, nous sommes à la tête d’un troupeau de 100 bêtes (brebis et chèvres) et les élever dans un cadre aussi exceptionnel, c’est une grande chance. Au-delà du paysage, ce sont également les personnes qui vivent ici qui nous font aimer le Vercors. L’esprit de générosité et d’accueil est tellement éloigné de celui de la ville ! Pour rien au monde je ne vivrais ailleurs.

Vous organisez des visites de votre fromagerie, c’est important pour vous de partager votre passion ? Oui, c’est un vrai plaisir ! Entre les visites que nous organisons et le public que l’on reçoit lors de la traite, cela représente tout de même environ 5 000 personnes par an. Les visiteurs sont bien répartis sur l’année, nous en accueillons beaucoup l’été, mais l’hiver, après le ski, il y a souvent foule aussi.

Qu’est-ce qui vous plaît le plus dans votre métier aujourd’hui ? Tout. C’est l’amour des bêtes et la liberté de pouvoir les élever comme on le désire. Car nous refusons de faire passer la quantité devant la qualité. Nos brebis et nos chèvres sont nos animaux, nous en prenons soin !

Quelles sont les plus grandes contraintes ? Ce n’est pas facile comme métier. Comme beaucoup, nous avons été touchés par la crise. Nous l’avons ressentie mais il a fallu s’adapter comme on le pouvait. Puis la sécheresse également, nous y sommes très vulnérables… Mais tout cela n’entame pas notre goût pour notre métier, nous le prenons positivement !

Pour vous, c’est quoi avoir la marque Parc ? Pour l’instant cela ne représente pas grand-chose malheureusement car elle n’est pas assez connue. Mais ce que j’aime dans cette démarche, c’est que c’est le gage d’un esprit différent. Être marqué Parc du Vercors signifie pour moi que nous avons une éthique envers nos animaux, des valeurs, sans pour autant respecter des codes “bio“ très difficiles à mettre en oeuvre. Nous ne donnons pas de granulés à nos bêtes, uniquement du foin du Vercors. La traçabilité est respectée. Aucun antibiotique superflu, on aime nos animaux, on les respecte et on respecte l’endroit où on les élève, pour moi c’est tout ça être marqué Parc.

Comment s’est déroulée la démarche pour le développement de la marque Parc ? Nous avons participé à trois réunions où nous avons assisté aux propositions faites par Ginette, l’agence de marketing qui développe la marque Parc. À tour de rôle nous donnions notre avis et étions sollicités pour dire ce que nous préférions. Nous étions au centre de ces rencontres. C’était enrichissant bien qu’on ait été confronté à la difficulté de trouver des solutions qui puissent convenir à tout le monde : producteurs et hébergeurs n’ont pas les mêmes attentes (notamment en ce qui concerne la taille du logo). Avec “Vrai Vercors”, je pense qu’on a trouvé un bon compromis.

La marque Parc pourra devenir un vrai atout selon vous ? Oui, cela permettra aux gens de découvrir nos produits. Mais avant tout cela, il faudra que cette marque soit comprise, qu’elle signifie quelque chose au regard des gens… Par exemple, nous commençons à travailler avec des cantines et c’est typiquement l’exemple de ce que la marque Parc doit pouvoir nous apporter : une visibilité de ce que nous produisons et une confiance de la part des clients.

Contacts : jean-luc.langlois[@]pnr-vercors.fr et alexandra.couturier[@]pnr-vercors.fr

Extrait du Journal du Parc n°63 - Juillet 2012

jeudi 11 août 2011

Nouvelle saison pour les gardes verts du Parc

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Depuis 1993, le mois de mai de chaque année donne le départ de la mission saisonnière de la garderie verte du Parc. Jusqu’en octobre, ce sont six mois de présence marquée sur le terrain où les gardes veillent au grain...

C’est Stéphane Fayollat, responsable des sentiers du Parc, qui coordonne l’équipe depuis ces six dernières années. Il prépare en amont les missions de chacun, assure la logistique et l’administratif liés à leur activité. Auprès d’eux tout au long de ce semestre et en coulisse depuis la Maison du Parc, il récolte en octobre les informations transmises par les gardes pour en faire une synthèse, une sorte d’état des lieux annuel des plus utiles pour les projets à venir.

Six gardes verts arpentent ainsi le terrain du printemps à la fin de l’automne pour des missions aussi riches que variées souvent accomplies en collaboration très étroite avec les communes de leur secteur.

Pluridisciplinaires...

Dans leur mission, une grande partie de leur temps est consacrée à la gestion des sentiers de randonnée en collaboration avec les associations locales. Les gardes assurent l’entretien de la signalétique et sa mise à jour en fonction des éditions de carto-guides, ainsi que le balisage des itinéraires.

L’accueil et l’information au public rencontré sur ces mêmes sentiers est également au cœur de leur fonction. Sensibiliser les randonneurs ou les simples visiteurs aux comportements vertueux à observer dans la nature est primordial. Car il n’est pas rare de constater que le respect des lieux est encore souvent loin de leurs préoccupations. À la différence des gardes de la Réserve, leur rôle s’arrête à l’information et à la prévention. Non assermentés, ils ne peuvent par conséquent dresser de procès verbaux aux éventuels contrevenants.

La relation avec les acteurs locaux est un élément clé de leur mission. De l’agriculteur au chasseur en passant par les élus, les responsables touristiques, les randonneurs, les vététistes... les divergences d’intérêts sont multiples. Les gardes endossent le rôle de médiateur dont la priorité reste la gestion et le partage raisonnés de ce territoire protégé. Auprès des communes de leurs secteurs, ils peuvent également être appelés à participer à la mise en place de manifestations locales.

Dans leur tâche, les gardes verts se doivent aussi d’être les observateurs scientifiques de la faune et de la flore. Suivi de réintroduction comme celle du gypaète barbu, recensement et inventaire des espèces, autant d’informations collectées sur le terrain qui viennent alimenter et optimiser la base de connaissances déjà bien étoffée du Parc mise à disposition des scientifiques et passionnés.

Tour à tour observateur, ambassadeur, médiateur, technicien, et porte-parole, le garde vert est par essence pluri-disciplinaire. Véritable fil d’Ariane entre le terrain, les acteurs locaux et le Parc, son action est aujourd’hui reconnue et sa présence attendue !

Portrait des 6 gardes verts.

mardi 2 août 2011

Tourisme et handicap. Un Vercors accessible à tous ?

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A l’image du gîte Le Pas d’Item à Vassieux, projet pilote du pôle d’excellence rurale (PER) Royans- Vercors « Une montagne accessible à tous », les initiatives se multiplient en faveur d’un Vercors adapté aux situations de handicap, définitives ou momentanées. Des projets désormais encouragés, côté Trièves, par un contrat de territoire de tourisme et loisirs adaptés (CTTLA).

« L’été dernier, nous avons réussi à faire grimper Darine, petite fille aveugle que nous accueillions à Saint-Julien-en-Vercors » se réjouit encore Annick Martin, directrice de l’association CLV Rhône-Alpes, gestionnaire de deux centres de vacances.

Comme Darine, 36 enfants et adolescents handicapés se sont mêlés aux 400 jeunes en colo au centre Les Épicéas (Méaudre) et à La Matrassière (Saint-Julien-en-Vercors) en 2010. La responsable de ces séjours en intégration aimerait tant que les choses avancent plus vite en matière d’accessibilité.

« Avant d’être une question de moyens, c’est une question de volonté et de sensibilisation car quoiqu’on en dise, le handicap fait encore souvent peur » souligne Annick Martin.

La mise en accessibilité du territoire reste d’ailleurs un vaste chantier.

« On bute encore partout sur des marches ; aucun repère sonore ou tactile ne guide les déficients visuels... Les choses bougent très très lentement » regrette le président de Vercors Handicap, Claude Terraz, qui encadre depuis 35 ans des sportifs handicapés sur les 4 Montagnes.

Pourtant, tout le monde bénéficierait de ces efforts d’accessibilité : les touristes handicapés mais aussi les familles avec poussette et tous ceux en perte, momentanée ou progressive, de mobilité, de vision, d’audition...

« Cette prise en compte du handicap nous amène à qualifier l’offre touristique pour une large clientèle. Le handicap n’est pas un prétexte, mais bien une envie de rendre le territoire accessible à tous » confirme Matthieu Lesieur, en charge du tourisme au Pays du Royans.

La mobilisation s’organise

Matthieu Lesieur, responsable d’intercommunauté est optimiste.

« Le PER engagé sur les communautés de communes Vercors et Pays du Royans de 2006 à 2009 a permis de sensibiliser les élus à la question du handicap ».

Il a aussi favorisé l’émergence de projets comme l’espace muséographique R et V, un « rêve » d’accessibilité concrétisé à Saint-Nazaire-en-Royans depuis l’été dernier ! A une quarantaine de kilomètres de là, Anne et Philippe Rabatel ont également bénéficié d’un coup de main financier pour créer un gîte adapté.

« Nous n’avons pas choisi d’ouvrir notre gîte La Chélidoine à Saint-Agnan à cause de ce PER. Mais ce fut une belle surprise pour nous ! C’était aussi l’assurance de trouver autour de nous des élus sensibilisés et d’autres porteurs de projets. Il y a désormais de nombreuses activités accessibles » se félicite la propriétaire.

Ici et là, des professionnels comme Stéphanie Jallifier et sa calèche à Vassieux, avancent en effet sur ce terrain. Sites et musées s’y attachent aussi (même les grottes de Choranche sont, à 80 %, accessibles en fauteuil !) ; les stations s’ouvrent à la pratique du handiski ; les piscines de La Chapelle, de Gresse, de St Jean-en-Royans ou de Monestier s’équipent de module de mise à l’eau ; des sentiers adaptés sont aménagés à Vassieux, à La Chapelle, à Gresse ; des circuits de découverte en VTT à assistance électrique se préparent sur le Royans...

« Et l’on pourrait faire cela sur tout le Parc, lance Alain Thomas, président de l’association de travail adapté LMDES [1] aujourd’hui engagée dans la fabrication de Mobile Dream, fauteuils électriques tout terrain [2]. Nos modèles offrent une autonomie de 100 km et grimpent jusqu’à 1 200 m de dénivelée. Silencieux, ils permettent une véritable immersion en pleine nature, une bouffée d’oxygène précieuse pour les personnes à mobilité réduite ! ».

Et les aménagements prennent plus en compte les autres handicaps, notamment visuels et auditifs. Neuf structures ont d’ailleurs déjà décroché le label national Tourisme et Handicap sur le Parc [3]. D’autres, à l’instar de La Chélidoine, espèrent l’obtenir rapidement.

L’indispensable maillage du territoire

"Avant d’être une question de moyens, c’est une question de volonté et de sensibilisation car quoiqu’on en dise, le handicap fait encore peur."

« Le PER a reveillé les initiatives côté Sud Vercors et Royans. Mais aujourd’hui cela stagne un peu. C’est dommage » regrette Jacky Casasnovas, propriétaire d’Handi Cain, premier gîte labellisé Tourisme et Handicap du Vercors.

Anne Rabatel acquiesce. « On a tous un peu la tête dans le guidon. Des réseaux ont été créés sur le Vercors comme la GTV. Pourquoi ne pas en faire de même avec le tourisme adapté ? Les initiatives se multiplient. Mais il faut mailler l’ensemble et surtout le promouvoir ! » suggère la jeune femme, prête à interpeller le Parc pour qu’il s’empare du dossier. « Ce maillage est d’autant plus urgent, que les nouvelles normes d’accessibilité effraient plus qu’elles n’encouragent à aller de l’avant. Pourtant, avec peu de moyens mais beaucoup de motivation, on peut, ensemble, trouver des solutions » soutient Annick Martin. "Avant d’être une question de moyens, c’est une question de volonté et de sensibilisation car quoiqu’on en dise, le handicap fait encore peur."

Deux questions à... Christine Detante, chargée de mission Ecotourisme et Tourisme Adapté du Trièves.

Vous orchestrez depuis trois ans la mise en place d’un contrat de tourisme et loisirs adaptés (CTTLA) sur le Trièves pour une enveloppe globale de 1,66 M , subventionnée à hauteur de 654 000 par la région Rhône-Alpes. Qu’en retire aujourd’hui le territoire ? Nous accompagnons déjà des projets, comme l’adaptation du sentier de l’eau de Gresse aux déficients visuels, d’un gîte de groupe à Chichiliane, de l’OT de Gresse ou de deux dortoirs adaptés au Tétras Lyre de Saint-Andéol... Et nous aidons l’achat de matériel adapté pour les piscines, les foyers de fond... 43 % des crédits sont déjà consommés. Mais par manque de connaissance, le tourisme adapté reste encore l’affaire de professionnels très sensibilisés aux handicaps. Nous avons réuni, le 26 mai, l’ensemble des hébergeurs, accompagnateurs et autres professionnels du tourisme pour mieux mailler le territoire. Vous espérez la création d’un véritable circuit touristique adapté dès 2012. Cela se fait-il en partenariat avec le Parc ? Depuis le départ, le Parc, qui couvre les deux tiers de notre territoire, est membre de notre comité de pilotage. Et nous travaillons aussi avec le CPIE, notamment pour le sentier adapté de l’eau de Gresse. Des actions pourraient être également menées avec le réseau de la GTV. Bien des choses restent à construire. Nos pentes compliquent les aménagements en termes d’accès notamment. Tous ensembles, nous parviendrons à faire avancer les choses.

Ils ont choisi de s’engager...

Jacky et Micheline Casasnovas, propriétaires d’Handi Cairn. Ce couple ne s’est pas contenté d’ouvrir en 2004 un gîte adapté à tout type de handicap sur la Combe de Loscence. Il a aussi acquis 2 hectares de terrain pour ouvrir un sentier de découverte jusqu’à la petite mare voisine. Ces 450 mètres de chemin ponctués de cinq bornes d’information (traduites en braille !) sur la flore, la mare et le point de vue ont été aménagés par le Parc et la commune (le contenu a été réalisé par le CPIE.

Sophie Augustin et Valérie Board, deux amies venues construire à Vassieux un ambitieux projet de gîtes accessibles (5 chalets 4/6 places depuis 2009, et 10 à terme) totalement adaptés aux handicaps moteur, auditif et mental. Elles ont décoché pour cela le soutien financier de la mutuelle Apicil (achat des 14 000 m2 de terrain) et celui du Pôle d’excellence rurale (PER) Vercors Royans qui a fait de leur Pas d’Item son projet pilote. Et Sophie s’est même formée au métier d’auxiliaire de vie et de responsable d’établissement d’économie sociale !

Anne et Philippe Rabatel, venus s’installer à Saint-Agnan pour concrétiser leur rêve : aménager dans leur maison un hébergement adapté. Après un an de dur labeur (partagé avec des amis ! ), leur Chelidoine a ouvert le 5 mars dernier. Un chemin aménagé à l’arrière de la bâtisse, puis une passerelle conduisent directement dans ce 110 m2 couleur vanille très chaleureux. Lits réhaussés, WC qui montent, jeux de contrastes entre murs et portes, coin terrasse extérieur et bientôt (ils l’espèrent) jardin d’hiver sous véranda... Adapté à tout type de handicap, leur projet a reçu le soutien du pôle d’excellence rurale (PER) du canton.

Gite Handi’caïrn

Tél. 04 75 48 24 83

contact@gite-handicairn.com

www.gite-handicairn.com

Gîte La Chélidoine

Tél. 04 75 45 19 27 - 06 87 28 09 17

info@gite-la-chelidoine.com

http://gite-la-chelidoine.com

Gite Le Pas d’Item

Tél. 09 64 18 63 01 - 06 99 67 74 76

lepasditem26@orange.fr

www.lepasditem.com

lundi 15 novembre 2010

Les centres de vacances ... l’heure du bilan

L’ACEV (l’Association des Centres de Vacances pour Enfants en Vercors) accompagnée par le cabinet Orgalis lance une étude auprès de tous les centres de vacances du Vercors, dans le cadre d’un programme de développement de la Région Rhône-Alpes (FRACET). En effet, depuis la dernière étude réalisée à la demande du Parc, il y a une dizaine d’années, l’environnement des centres de vacances du Vercors a fortement évolué, entrainant la fermeture ou la reconversion de nombre d’entre eux.

À travers cette étude, l’ACEV a pour objectifs :

  • de dresser un état des lieux des centres de vacances
  • d’évaluer l’impact économique de leur activité sur le territoire
  • d’obtenir des préconisations afin de renforcer les actions de promotion du réseau et de mettre en valeur sa démarche qualité.

Les préconisations établies à la suite de cette étude, permettront d’apporter aux centres de vacances du territoire des réponses et des actions concrètes pour développer leur activité. Les résultats de cette étude seront communiqués à l’occasion des “Assises des Centres de Vacances du Vercors” (événement estampillé “40 ans du Parc”), début novembre.

La mission de l’ACEV en lien avec le Parc s’inscrit dans la professionnalisation et la dynamisation des centres ; elle est donc au service de la qualité de l’accueil, tout en favorisant le travail en réseau des professionnels. Ses actions sont de différentes nature : charte qualité de l’accueil, formation des personnels techniques et ceux qui encadrent des séjours enfants, promotion au travers de ses outils (site internet, salons notamment)…

Les centres de vacances représentent un enjeu majeur pour le Vercors :

  • par la consommation qu’ils engendrent : écoles de ski, activités diverses, accompagnateurs, animateurs,…
  • par la fréquentation qu’ils apportent en dehors des vacances scolaires et tout au long de l’année,
  • par la découverte du potentiel touristique qu’ils favorisent, en accueillant les “touristes de demain”.

Pour mieux connaître le réseau et ses actions n’hésitez pas à consulter le site internet : www.acev-vercors.fr ou contacter, Anne Rabatel, animatrice du réseau, Sophie Valeron, chargée de Mission Tourisme Parc.

lundi 21 juin 2010

Les Grandes Traversées du Vercors

Dominique Fluzin a fortement mobilisé le Bureau et le Conseil d’administration depuis son élection en novembre dernier. L’association des professionnels des GTV soutient aujourd’hui clairement la mise en place d’une promotion touristique globale du Vercors. C’est pourquoi, elle veut valoriser les offres de tous ses adhérents en développant quatre points majeurs : développement du site web, accompagnement de la promotion Vercors, valorisation d’une offre variée de produits touristiques et adaptée aux attentes des clientèles, renforcement du sentiment d’appartenance des professionnels au réseau des GTV.

Cela se traduit notamment par un travail important à partir du site web des GTV qui “doit davantage donner envie de venir dans le Vercors”. Plus d’images, de vidéos, une newsletter et une offre de produits plus large pour coller au positionnement “pleine nature” des adhérents des GTV (randonnée, VTT, ânes, famille, bien-être etc.). Ce site doit aussi suivre les évolutions actuelles, notamment avec l’émergence de l’interactivité via le web 2.0 et l’apparition de nouvelles technologies (iphone, GPS, etc.).

Accompagner la promotion globale du Vercors animée par le Parc en étant présents dans les organismes de promotion, de l’office de tourisme local aux comités départementaux du tourisme grâce à des correspondants par secteur est également l’un des objectifs des GTV. Cela implique de participer à des salons ou évènements avec une offre de produits attractifs et originaux, de travailler sur des produits “en étoile” irriguant l’ensemble du territoire autour des tracés GTV existants, sans oublier le soutien à des activités émergentes comme le ski de randonnée nordique.

Concernant le réseau lui-même, l’idée est de « pouvoir passer d’une logique d’adhérent parfois “consommateur, en attente de”, à la fierté d’appartenir à un réseau actif, à un Vercors qui bouge, qui innove, que tout un chacun souhaite faire découvrir par delà sa propre activité » explique son président.

lundi 21 juin 2010

Une stratégie touristique pour le territoire

Fort de son expérience notamment en matière d’aménagement des sentiers et par la mise en place des Grandes Traversées du Vercors, le Parc consolide désormais son action dans le domaine touristique. Cette intervention est structurée par une stratégie validée à l’échelle du territoire (Charte constitutive du Parc) et reconnue dans la Charte européenne du tourisme durable (standard méthodologique européen pour les parcs). Le Parc est engagé dans cette démarche depuis 2003, le renouvellement est prévu cette année.

Cette stratégie s’articule autour de trois grands axes

  1. Structuration de l’offre touristique :
    - Valorisation des itinéraires de promenades et randonnées
    - Animation des réseaux d’hébergeurs et prestataires (Marque Parc, GTV, ACEV, Gîte Panda)
    - Organisation des sports de nature
  2. Diversification de l’offre touristique :
    - Contrat de diversification du Vercors (programme d’action 2010-2013 d’un montant de 4,8 Me)
  3. Promotion “Vercors” :
    - Programme d’actions en faveur de la restructuration de la promotion et de la définition de valeurs et d’une image commune au Vercors

Un projet de massif cohérent et solidaire

Le programme de diversification des stations durables du Vercors (2010-2013) piloté par le Parc, a pour objectif d’accompagner les stations dans un repositionnement nécessaire, suite à la mutation des attentes des clientèles et aux changements climatiques afin de garantir un projet de massif cohérent et solidaire.

Principales actions

  • Quatre Montagnes : réalisation de la boucle intercommunale de déplacement doux (itinéraire destiné aux déplacements doux de toutes natures, été comme hiver, doté de services attractifs et innovants, destinés aux visiteurs comme aux habitants).
  • Coulmes : valorisation patrimoniale et touristique quatre saisons du massif des Coulmes : renforcement du produit touristique “Tour des Coulmes” ; adaptation des bâtiments d’accueil aux nouvelles attentes ; étude de faisabilité pour la création d’un musée de la Géologie.
  • Trièves : réalisation du Balcon Est à trois niveaux entre Le Gua et Chichilianne : valoriser la route à destination des cyclotouristes ; relancer l’ancien itinéraire nordique ; maintenir le sentier du Balcon Est en état ; communications conjointes des communes participantes, développement des services aux points d’accueil des portes d’entrées pour accéder aux itinéraires.
  • Vercors Drôme : développement des espaces d’activités vitrines “Ludi-Parc” utilisables toute l’année, des services innovants aux points d’accueils, des déplacements doux et la mise en place d’outils pédagogiques.

Ce programme est soutenu par l’État, l’Europe et la Région.

Martin Béchier (Vice-président du Parc chargé du tourisme durable)

« La stratégie tourisitique du Parc est guidée essentiellement par les besoins recencés sur le territoire et qui s’inscrivent dans notre charte. Les liens politiques et techniques entre le Parc, les collectivités et les professionnels du tourisme se créent et se renforcent chaque année davantage. La commission tourisme s’efforce d’être un lieu d’échanges et de débat constructif nécessaires pour le développement d’un tourisme réellement durable. Je vous souhaite à tous une bonne saison. »

Contacts : Mathieu Rocheblave et Didier Lalande

L’âne Voyageur

Fondé par Dominique Ville il y a 20 ans, l’âne Voyageur est une structure qui a été reprise par Vincent Prud’homme et Stéphane Charrais en 2006. Tous les deux accompagnateurs en montagne, ils se sont spécialisés dans les séjours accompagnés en autonomie sur le Parc naturel régional du Vercors.

Leurs objectifs sont de faire connaitre cet animal doux et très attachant qui sait se rendre utile sur les sentiers de montagnes et de sensibiliser les publics accueillis à la protection de l’environnement.

L’accueil de publics spécifiques (handicapés moteur ou mentaux, enfants en longues maladies) s’est mis en place naturellement au gré des demandes d’éducateurs ou de personnels soignants.

C’est avec beaucoup de plaisir que nous partageons des moments forts avec ces personnes dont la réceptivité aux contacts de nos ânes est quasi fusionnelle.

Aucune prétention chez Stéphane ou Vincent de faire de l’asinothérapie, ils sont simplement les médiateurs de ces rencontres entre l’homme et l’animal. Ils expliquent, rassurent, encadrent les groupes afin que la rencontre se passe en douceur et dans un climat serein.

Ce sont les ânes (Vanille, Roméo, Karamelle, Napo…) qui créent l’étincelle de magie que l’on aperçoit à travers un sourire, un regard ému, un gros câlin contre l’encolure… ils sont fidèles à l’homme et rendent au centuple l’affection qu’on leur porte. Si par le passé, certains les ont associés à la bêtise ou l’entêtement, il suffit de quelques heures passées en leurs compagnies pour chasser ces idées reçues. L’âne possède de longues oreilles car il sait écouter, il est de petite taille pour se faire caresser, robuste pour mieux nous porter et les enfants, en premier, savent l’apprécier… Les ânes font partie intégrante de l’histoire du Vercors, ils se sont rendus utiles dans de nombreux métiers : bergers, paysans, charbonniers, meuniers, colporteurs… et c’est maintenant sur les sentiers de randonnée qu’ils continuent de nous servir, pour notre plus grand plaisir.

Le Journal du Parc : Quels sont les principaux fondements de votre association ?

L’écologie est au cœur de nos préoccupations avec trois axes majeurs.
- La relocalisation : nous centrons nos activités sur le Vercors et évitons les déplacements gros consommateurs en énergie et travaillons en réseau localement avec les producteurs du Vercors.
- L’autonomie : nous privilégions les petits producteurs locaux pour la confection des repas. Nous proposons des aliments naturels issus de l’agriculture biologique et de l’agriculture paysanne du Vercors.
- La décroissance : nous basons notre fonctionnement sur des principes de gestions originaux et solidaires où pouvoir, croissance et profit ne sont plus les buts ultimes. Nous travaillons sur la possibilité de proposer à notre clientèle une plus grande qualité de service et de prestation tout en conservant des tarifs accessibles au plus grand nombre.

Consommer moins mais mieux, aller moins loin (rester en France dans notre région) mais gagner en profondeur, proposer des séjours courts (de 4 à 7 jours) mais augmenter l’intensité et l’authenticité des instants vécus. Véhiculer des valeurs qui ne sont pas monnayables comme l’émotion, l’émerveillement ou encore la disponibilité et la convivialité.

Contact :

Vincent Prud’homme et Stéphane Charrais pour l’âne Voyageur, La Chapelle-en-Vercors. http://www.randoanevercors.com