Tourisme

Aller au contenu | Aller au menu | Aller à la recherche

Thème - Social

lundi 15 novembre 2010

Le collectif Exyzt en travail sur les espaces publics

Au Quartier HLM des Chaux à Saint-Jean-en-Royans, du 25 juin au 4 juillet 2010. “Ensemble, on construit, on peint, on échange, on imagine l’avenir et on partage cette expérience publiquement autour de temps de fête.”

Le quartier des Chaux est composé d’immeubles sociaux datant des années 1960/70, gérés par Drôme Aménagement Habitat, l’immeuble des Fougères sera démoli au printemps 2011. Une réflexion sur le réaménagement des espaces est en cours avec le CAUE (conseil d’architecture, d’urbanisme et d’environnement). S’appuyant sur ce futur changement (une démolition n’est jamais anodine dans un quartier : relogement des habitants, vide d’un espace, futurs projets à inventer…), le collectif Exyzt, des architectes, des charpentiers, des designers, en partenariat avec le centre social La Paz et la commune de Saint-Jean-en-Royans, propose d’occuper deux appartements inoccupés pour y tester des usages pour les habitants (salon de thé, lieu de rencontre…).

Au mois de juin 2010, de nombreux habitants volontaires, du quartier et quelques autres, ont construit tout un projet mêlant l’animation du quartier et la réalisation de modules en bois créant ainsi de nouveaux espaces comme : une plateforme terrasse de détente autour de laquelle vont venir s’installer des jeux pour enfants achetés par la commune, un “tunnel” en bois avec des bancs intégrés, un lieu de repos convivial et frais, un travail graphique sur la façade, la création d’un fanzine-journal de quartier et une fiction radiophonique relatant la fabuleuse histoire de Mr R, l’inventeur génial du Royal Raviole…

Une commande du Parc naturel régional du Vercors, en partenariat avec l’association De l’aire et La Halle de Pont-en-Royans, avec le centre social La Paz de Saint-Jean et des habitants du quartier des Chaux. Avec la participation du collectif artistique Pied Labiche (Grenoble). Avec le soutien financier du programme Leader, de la commune de Saint-Jean-en-Royans, de la Région Rhône-Alpes et de Drôme Aménagement Habitat.

Contact : Armelle Bouquet

vendredi 19 octobre 2012

Le recyclage gagnant

Pierre Lallier et Dominique Duvillard-Charvaix - Chantal Baud

Trois ans déjà que la recyclerie de Villard-de-Lans a ouvert ses portes. Chacun y apporte ce dont il veut se débarrasser sans pour autant vouloir jeter, histoire de donner une seconde vie aux meubles, livres, jouets et objets divers.

À l’origine de ce concept résolument DD (entendez développement durable), Dominique Duvillard-Charvaix, épaulée dès la première heure par son collègue élu, Pierre Lallier. Dominique s’est installée sur le plateau en 1987 pour y exercer le métier de directrice de l’école maternelle de Villard pendant plus de 21 ans. D’un tempérament actif et positif, elle a toujours consacré beaucoup d’énergie au bénévolat. En 2008, après une carrière menée avec passion, Dominique prend sa retraite et s’engage immédiatement au sein du conseil municipal pour se dédier aux affaires sociales. L’année suivante, c’est lors d’une réunion du Comité d’Action Sociale qu’elle présenta l’idée de la recyclerie. En ayant fait le constat du gaspillage à outrance, de l’accumulation d’objets potentiellement recyclables à la déchetterie et consciente des difficultés sociales rencontrées par certaines personnes, l’action lui vint comme une évidence. Pierre Lallier lui emboîta le pas. Ces deux volontés en marche, la recyclerie ouvrit ses portes quelques mois seulement après sa première évocation.

Une caverne d'Ali Baba solidaire - Pierre LallierL’idée a immédiatement séduit les habitants du plateau. Ouverte le samedi matin uniquement à son lancement, la recyclerie l’est maintenant deux fois par semaine (avec le mercredi). Les uns apportent le fruit de leur rangement saisonnier, les autres viennent tout simplement glaner ou dénicher l’objet qui leur sera précisément utile. La “ressourcerie”, comme l’on aime aussi à la nommer, est devenue un véritable lieu de rencontre et de brassage social. L’équipe en fait le constat à chaque ouverture. Tout le monde y vient, sans distinction. Et celles et ceux qui sont en situation plus précaire s’y sentent intégrés. Les prix fixés sont délibérément bas (hormis les livres et les DVD gratuits). 10 € maximum et quel que soit l’objet ! Outre les frais de fonctionnement usuels, dont ceux occasionnés pour les nécessaires remises en état, le fruit de la vente est entièrement dédié au Comité d’Action Sociale de Villard-de-Lans, sous condition sine qua non de maintenir son budget initial. En 2011, ce sont pas moins de 15 000 € qui ont ainsi été reversés.

Pari intelligent et pari gagnant donc pour toute l’équipe, dont la quinzaine de bénévoles œuvre chaque jour pour cette belle aventure colorée d’humanité.

Contact : sur place ou tosca38@hotmail.fr dominique.duvillard-charvaix@villard-de-lans.fr

Extrait du Journal du Parc n°63 - Juillet 2012

mardi 2 août 2011

Tourisme et handicap. Un Vercors accessible à tous ?

JPEG - 20.1 ko

A l’image du gîte Le Pas d’Item à Vassieux, projet pilote du pôle d’excellence rurale (PER) Royans- Vercors « Une montagne accessible à tous », les initiatives se multiplient en faveur d’un Vercors adapté aux situations de handicap, définitives ou momentanées. Des projets désormais encouragés, côté Trièves, par un contrat de territoire de tourisme et loisirs adaptés (CTTLA).

« L’été dernier, nous avons réussi à faire grimper Darine, petite fille aveugle que nous accueillions à Saint-Julien-en-Vercors » se réjouit encore Annick Martin, directrice de l’association CLV Rhône-Alpes, gestionnaire de deux centres de vacances.

Comme Darine, 36 enfants et adolescents handicapés se sont mêlés aux 400 jeunes en colo au centre Les Épicéas (Méaudre) et à La Matrassière (Saint-Julien-en-Vercors) en 2010. La responsable de ces séjours en intégration aimerait tant que les choses avancent plus vite en matière d’accessibilité.

« Avant d’être une question de moyens, c’est une question de volonté et de sensibilisation car quoiqu’on en dise, le handicap fait encore souvent peur » souligne Annick Martin.

La mise en accessibilité du territoire reste d’ailleurs un vaste chantier.

« On bute encore partout sur des marches ; aucun repère sonore ou tactile ne guide les déficients visuels... Les choses bougent très très lentement » regrette le président de Vercors Handicap, Claude Terraz, qui encadre depuis 35 ans des sportifs handicapés sur les 4 Montagnes.

Pourtant, tout le monde bénéficierait de ces efforts d’accessibilité : les touristes handicapés mais aussi les familles avec poussette et tous ceux en perte, momentanée ou progressive, de mobilité, de vision, d’audition...

« Cette prise en compte du handicap nous amène à qualifier l’offre touristique pour une large clientèle. Le handicap n’est pas un prétexte, mais bien une envie de rendre le territoire accessible à tous » confirme Matthieu Lesieur, en charge du tourisme au Pays du Royans.

La mobilisation s’organise

Matthieu Lesieur, responsable d’intercommunauté est optimiste.

« Le PER engagé sur les communautés de communes Vercors et Pays du Royans de 2006 à 2009 a permis de sensibiliser les élus à la question du handicap ».

Il a aussi favorisé l’émergence de projets comme l’espace muséographique R et V, un « rêve » d’accessibilité concrétisé à Saint-Nazaire-en-Royans depuis l’été dernier ! A une quarantaine de kilomètres de là, Anne et Philippe Rabatel ont également bénéficié d’un coup de main financier pour créer un gîte adapté.

« Nous n’avons pas choisi d’ouvrir notre gîte La Chélidoine à Saint-Agnan à cause de ce PER. Mais ce fut une belle surprise pour nous ! C’était aussi l’assurance de trouver autour de nous des élus sensibilisés et d’autres porteurs de projets. Il y a désormais de nombreuses activités accessibles » se félicite la propriétaire.

Ici et là, des professionnels comme Stéphanie Jallifier et sa calèche à Vassieux, avancent en effet sur ce terrain. Sites et musées s’y attachent aussi (même les grottes de Choranche sont, à 80 %, accessibles en fauteuil !) ; les stations s’ouvrent à la pratique du handiski ; les piscines de La Chapelle, de Gresse, de St Jean-en-Royans ou de Monestier s’équipent de module de mise à l’eau ; des sentiers adaptés sont aménagés à Vassieux, à La Chapelle, à Gresse ; des circuits de découverte en VTT à assistance électrique se préparent sur le Royans...

« Et l’on pourrait faire cela sur tout le Parc, lance Alain Thomas, président de l’association de travail adapté LMDES [1] aujourd’hui engagée dans la fabrication de Mobile Dream, fauteuils électriques tout terrain [2]. Nos modèles offrent une autonomie de 100 km et grimpent jusqu’à 1 200 m de dénivelée. Silencieux, ils permettent une véritable immersion en pleine nature, une bouffée d’oxygène précieuse pour les personnes à mobilité réduite ! ».

Et les aménagements prennent plus en compte les autres handicaps, notamment visuels et auditifs. Neuf structures ont d’ailleurs déjà décroché le label national Tourisme et Handicap sur le Parc [3]. D’autres, à l’instar de La Chélidoine, espèrent l’obtenir rapidement.

L’indispensable maillage du territoire

"Avant d’être une question de moyens, c’est une question de volonté et de sensibilisation car quoiqu’on en dise, le handicap fait encore peur."

« Le PER a reveillé les initiatives côté Sud Vercors et Royans. Mais aujourd’hui cela stagne un peu. C’est dommage » regrette Jacky Casasnovas, propriétaire d’Handi Cain, premier gîte labellisé Tourisme et Handicap du Vercors.

Anne Rabatel acquiesce. « On a tous un peu la tête dans le guidon. Des réseaux ont été créés sur le Vercors comme la GTV. Pourquoi ne pas en faire de même avec le tourisme adapté ? Les initiatives se multiplient. Mais il faut mailler l’ensemble et surtout le promouvoir ! » suggère la jeune femme, prête à interpeller le Parc pour qu’il s’empare du dossier. « Ce maillage est d’autant plus urgent, que les nouvelles normes d’accessibilité effraient plus qu’elles n’encouragent à aller de l’avant. Pourtant, avec peu de moyens mais beaucoup de motivation, on peut, ensemble, trouver des solutions » soutient Annick Martin. "Avant d’être une question de moyens, c’est une question de volonté et de sensibilisation car quoiqu’on en dise, le handicap fait encore peur."

Deux questions à... Christine Detante, chargée de mission Ecotourisme et Tourisme Adapté du Trièves.

Vous orchestrez depuis trois ans la mise en place d’un contrat de tourisme et loisirs adaptés (CTTLA) sur le Trièves pour une enveloppe globale de 1,66 M , subventionnée à hauteur de 654 000 par la région Rhône-Alpes. Qu’en retire aujourd’hui le territoire ? Nous accompagnons déjà des projets, comme l’adaptation du sentier de l’eau de Gresse aux déficients visuels, d’un gîte de groupe à Chichiliane, de l’OT de Gresse ou de deux dortoirs adaptés au Tétras Lyre de Saint-Andéol... Et nous aidons l’achat de matériel adapté pour les piscines, les foyers de fond... 43 % des crédits sont déjà consommés. Mais par manque de connaissance, le tourisme adapté reste encore l’affaire de professionnels très sensibilisés aux handicaps. Nous avons réuni, le 26 mai, l’ensemble des hébergeurs, accompagnateurs et autres professionnels du tourisme pour mieux mailler le territoire. Vous espérez la création d’un véritable circuit touristique adapté dès 2012. Cela se fait-il en partenariat avec le Parc ? Depuis le départ, le Parc, qui couvre les deux tiers de notre territoire, est membre de notre comité de pilotage. Et nous travaillons aussi avec le CPIE, notamment pour le sentier adapté de l’eau de Gresse. Des actions pourraient être également menées avec le réseau de la GTV. Bien des choses restent à construire. Nos pentes compliquent les aménagements en termes d’accès notamment. Tous ensembles, nous parviendrons à faire avancer les choses.

Ils ont choisi de s’engager...

Jacky et Micheline Casasnovas, propriétaires d’Handi Cairn. Ce couple ne s’est pas contenté d’ouvrir en 2004 un gîte adapté à tout type de handicap sur la Combe de Loscence. Il a aussi acquis 2 hectares de terrain pour ouvrir un sentier de découverte jusqu’à la petite mare voisine. Ces 450 mètres de chemin ponctués de cinq bornes d’information (traduites en braille !) sur la flore, la mare et le point de vue ont été aménagés par le Parc et la commune (le contenu a été réalisé par le CPIE.

Sophie Augustin et Valérie Board, deux amies venues construire à Vassieux un ambitieux projet de gîtes accessibles (5 chalets 4/6 places depuis 2009, et 10 à terme) totalement adaptés aux handicaps moteur, auditif et mental. Elles ont décoché pour cela le soutien financier de la mutuelle Apicil (achat des 14 000 m2 de terrain) et celui du Pôle d’excellence rurale (PER) Vercors Royans qui a fait de leur Pas d’Item son projet pilote. Et Sophie s’est même formée au métier d’auxiliaire de vie et de responsable d’établissement d’économie sociale !

Anne et Philippe Rabatel, venus s’installer à Saint-Agnan pour concrétiser leur rêve : aménager dans leur maison un hébergement adapté. Après un an de dur labeur (partagé avec des amis ! ), leur Chelidoine a ouvert le 5 mars dernier. Un chemin aménagé à l’arrière de la bâtisse, puis une passerelle conduisent directement dans ce 110 m2 couleur vanille très chaleureux. Lits réhaussés, WC qui montent, jeux de contrastes entre murs et portes, coin terrasse extérieur et bientôt (ils l’espèrent) jardin d’hiver sous véranda... Adapté à tout type de handicap, leur projet a reçu le soutien du pôle d’excellence rurale (PER) du canton.

Gite Handi’caïrn

Tél. 04 75 48 24 83

contact@gite-handicairn.com

www.gite-handicairn.com

Gîte La Chélidoine

Tél. 04 75 45 19 27 - 06 87 28 09 17

info@gite-la-chelidoine.com

http://gite-la-chelidoine.com

Gite Le Pas d’Item

Tél. 09 64 18 63 01 - 06 99 67 74 76

lepasditem26@orange.fr

www.lepasditem.com