Agriculture durable

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Thème - Tourisme

mardi 21 septembre 2010

AST - Alimentation, Santé et Territoire : un projet de territoire autour des circuits

Aujourd’hui, le programme Alimentation Santé et Territoire s’étend progressivement à l’ensemble du territoire et a pour objectifs majeurs :

  • d’améliorer la qualité des repas en restauration collective publique et privée, notamment en lien avec les cantines scolaires et les centres de vacances de l’ACEV,
  • de conforter l’économie du territoire en favorisant la production et la consommation de produits bio et locaux,
  • de favoriser le respect de l’environnement en limitant notamment les transports de marchandises,
  • de promouvoir et valoriser le territoire au travers de la qualité de ses productions agricoles, accessibles à terme au plus grand nombre à des coûts respectant le consommateur et le producteur.

Les enjeux du programme AST

Le programme AST s’inscrit tout naturellement au coeur des grands principes du développement durable, via ses trois piliers que sont l’impact environnemental, social et économique :

Impact environnemental :

Vers une production toujours plus respectueuse de l’environnement

  • L’augmentation des productions biologiques par un accompagnement des agriculteurs du Vercors participe à la préservation de notre environnement.
  • L’utilisation et le développement de productions agricoles en circuit court favorisant la proximité, permet de limiter les transports tout en utilisant des produits de saison.
Impact social :

Une alimentation saine, équilibrée et diversifiée

  • Promouvoir la consommation des produits locaux et biologiques auprès des habitants du territoire, c’est contribuer à développer l’éveil au goût et à une alimentation équilibrée, de qualité qui a des impacts positifs sur la santé.
  • C’est aussi soutenir l’agriculture du Vercors en l’accompagnant dans la diversification de ses productions.
  • Et c’est affirmer l’identité d’un terroir.
Impact économique :

Mettre en cohérence l’offre et la demande de façon harmonieuse et respectueuse pour le consommateur comme le producteur

  • Le développement des produits issus de l’agriculture biologique et cultivés en circuit court sur le territoire ou à proximité, favorise la création d’emplois grâce à l’augmentation de la production nécessaire pour répondre à la demande et à la diversification des produits.
  • AST c’est maintenir et développer localement une activité économique dans les domaines de l’agriculture, du tourisme et des services tout en donnant une place de choix au Vercors en termes d’image, d’innovation et d’exemplarité.

« En 2005, le Parc du Vercors a mis en place le programme « Alimentation, Santé et Territoire » en lien avec des centres de vacances de l’ACEV (Association des Centres de vacances pour Enfants en Vercors). Puis, a été menée en 2008 une expérimentation sur quatre cantons (Villard-de-Lans, La Chapelle-en-Vercors, St-Jean-en- Royans et Pont-en-Royans) afin de cerner l’offre et la demande et d’accompagner des projets tests sur de nombreuses communes (cantines scolaires notamment). »

Franck Girard, vice-président chargé du développement économique.

lundi 21 juin 2010

L’âne Voyageur

Fondé par Dominique Ville il y a 20 ans, l’âne Voyageur est une structure qui a été reprise par Vincent Prud’homme et Stéphane Charrais en 2006. Tous les deux accompagnateurs en montagne, ils se sont spécialisés dans les séjours accompagnés en autonomie sur le Parc naturel régional du Vercors.

Leurs objectifs sont de faire connaitre cet animal doux et très attachant qui sait se rendre utile sur les sentiers de montagnes et de sensibiliser les publics accueillis à la protection de l’environnement.

L’accueil de publics spécifiques (handicapés moteur ou mentaux, enfants en longues maladies) s’est mis en place naturellement au gré des demandes d’éducateurs ou de personnels soignants.

C’est avec beaucoup de plaisir que nous partageons des moments forts avec ces personnes dont la réceptivité aux contacts de nos ânes est quasi fusionnelle.

Aucune prétention chez Stéphane ou Vincent de faire de l’asinothérapie, ils sont simplement les médiateurs de ces rencontres entre l’homme et l’animal. Ils expliquent, rassurent, encadrent les groupes afin que la rencontre se passe en douceur et dans un climat serein.

Ce sont les ânes (Vanille, Roméo, Karamelle, Napo…) qui créent l’étincelle de magie que l’on aperçoit à travers un sourire, un regard ému, un gros câlin contre l’encolure… ils sont fidèles à l’homme et rendent au centuple l’affection qu’on leur porte. Si par le passé, certains les ont associés à la bêtise ou l’entêtement, il suffit de quelques heures passées en leurs compagnies pour chasser ces idées reçues. L’âne possède de longues oreilles car il sait écouter, il est de petite taille pour se faire caresser, robuste pour mieux nous porter et les enfants, en premier, savent l’apprécier… Les ânes font partie intégrante de l’histoire du Vercors, ils se sont rendus utiles dans de nombreux métiers : bergers, paysans, charbonniers, meuniers, colporteurs… et c’est maintenant sur les sentiers de randonnée qu’ils continuent de nous servir, pour notre plus grand plaisir.

Le Journal du Parc : Quels sont les principaux fondements de votre association ?

L’écologie est au cœur de nos préoccupations avec trois axes majeurs.
- La relocalisation : nous centrons nos activités sur le Vercors et évitons les déplacements gros consommateurs en énergie et travaillons en réseau localement avec les producteurs du Vercors.
- L’autonomie : nous privilégions les petits producteurs locaux pour la confection des repas. Nous proposons des aliments naturels issus de l’agriculture biologique et de l’agriculture paysanne du Vercors.
- La décroissance : nous basons notre fonctionnement sur des principes de gestions originaux et solidaires où pouvoir, croissance et profit ne sont plus les buts ultimes. Nous travaillons sur la possibilité de proposer à notre clientèle une plus grande qualité de service et de prestation tout en conservant des tarifs accessibles au plus grand nombre.

Consommer moins mais mieux, aller moins loin (rester en France dans notre région) mais gagner en profondeur, proposer des séjours courts (de 4 à 7 jours) mais augmenter l’intensité et l’authenticité des instants vécus. Véhiculer des valeurs qui ne sont pas monnayables comme l’émotion, l’émerveillement ou encore la disponibilité et la convivialité.

Contact :

Vincent Prud’homme et Stéphane Charrais pour l’âne Voyageur, La Chapelle-en-Vercors. http://www.randoanevercors.com

lundi 21 juin 2010

Une stratégie touristique pour le territoire

Fort de son expérience notamment en matière d’aménagement des sentiers et par la mise en place des Grandes Traversées du Vercors, le Parc consolide désormais son action dans le domaine touristique. Cette intervention est structurée par une stratégie validée à l’échelle du territoire (Charte constitutive du Parc) et reconnue dans la Charte européenne du tourisme durable (standard méthodologique européen pour les parcs). Le Parc est engagé dans cette démarche depuis 2003, le renouvellement est prévu cette année.

Cette stratégie s’articule autour de trois grands axes

  1. Structuration de l’offre touristique :
    - Valorisation des itinéraires de promenades et randonnées
    - Animation des réseaux d’hébergeurs et prestataires (Marque Parc, GTV, ACEV, Gîte Panda)
    - Organisation des sports de nature
  2. Diversification de l’offre touristique :
    - Contrat de diversification du Vercors (programme d’action 2010-2013 d’un montant de 4,8 Me)
  3. Promotion “Vercors” :
    - Programme d’actions en faveur de la restructuration de la promotion et de la définition de valeurs et d’une image commune au Vercors

Un projet de massif cohérent et solidaire

Le programme de diversification des stations durables du Vercors (2010-2013) piloté par le Parc, a pour objectif d’accompagner les stations dans un repositionnement nécessaire, suite à la mutation des attentes des clientèles et aux changements climatiques afin de garantir un projet de massif cohérent et solidaire.

Principales actions

  • Quatre Montagnes : réalisation de la boucle intercommunale de déplacement doux (itinéraire destiné aux déplacements doux de toutes natures, été comme hiver, doté de services attractifs et innovants, destinés aux visiteurs comme aux habitants).
  • Coulmes : valorisation patrimoniale et touristique quatre saisons du massif des Coulmes : renforcement du produit touristique “Tour des Coulmes” ; adaptation des bâtiments d’accueil aux nouvelles attentes ; étude de faisabilité pour la création d’un musée de la Géologie.
  • Trièves : réalisation du Balcon Est à trois niveaux entre Le Gua et Chichilianne : valoriser la route à destination des cyclotouristes ; relancer l’ancien itinéraire nordique ; maintenir le sentier du Balcon Est en état ; communications conjointes des communes participantes, développement des services aux points d’accueil des portes d’entrées pour accéder aux itinéraires.
  • Vercors Drôme : développement des espaces d’activités vitrines “Ludi-Parc” utilisables toute l’année, des services innovants aux points d’accueils, des déplacements doux et la mise en place d’outils pédagogiques.

Ce programme est soutenu par l’État, l’Europe et la Région.

Martin Béchier (Vice-président du Parc chargé du tourisme durable)

« La stratégie tourisitique du Parc est guidée essentiellement par les besoins recencés sur le territoire et qui s’inscrivent dans notre charte. Les liens politiques et techniques entre le Parc, les collectivités et les professionnels du tourisme se créent et se renforcent chaque année davantage. La commission tourisme s’efforce d’être un lieu d’échanges et de débat constructif nécessaires pour le développement d’un tourisme réellement durable. Je vous souhaite à tous une bonne saison. »

Contacts : Mathieu Rocheblave et Didier Lalande

mardi 7 février 2012

2012.B 07 - Programme de diversification des stations durables du Vercors : positionnement du Bureau sur les actions en maîtrise d’ouvrage du Parc du Vercors - Action 5. : Animation et promotion globale

Contenu de l’action :

Le financement du poste d’animation et d’ingénierie pour l’année n+3 du programme, de juillet 2012 à juin 2013.

Le financement pour la création d’un poste à mi-temps pour la mise en place de la promotion globale de juillet 2012 à juin 2013.

Objectifs :

    • Mettre en œuvre les actions transversales,
    • Coordonner et animer le programme par secteurs,
    • Mettre en place une procédure de suivi et d’évaluation,
    • Accompagner la mise en place de la promotion globale.

Plan de financement :

DEPENSESRECETTES
Salaires :

1 ETP sur 12 mois + les charges

Secrétariat

1 Mi-temps sur 12 mois + les charges

Suivi administratif

Fct . 50040,00

12510,00

. 26250,00

6470,00

Conseil Régional (35%) 33215,00
FEDER
(45%)
42705,00
Autofinancement (20 %) 18980,00
TOTAL 94900,00 TOTAL 100 % 94900,00

Le Bureau, après en avoir délibéré, à l’unanimité décide :

  • d’APPROUVER l’opération Animation et promotion globale / action 5. du programme de diversification des stations durables POIA Vercors et son plan de financement,
  • d’AUTORISER la Présidente à signer tous actes et pièces relatifs à ce dossier.

jeudi 21 juin 2012

2012.B 39 - Renouvellement et attribution Marque Parc Accueil

La commission « Tourisme » demande au Bureau d’approuver les attributions suivantes de la Marque Accueil Parc Hébergement Restauration, suite aux audits initiaux et de renouvellement effectués au printemps 2012.

Pour rappel, tous les trois ans, un nouvel audit a lieu pour prolonger ou non l’attribution de la Marque, effectué par le cabinet Orgalis. Pour les audits initiaux, une pré-visite est d’abord effectuée par le chargée de mission du Parc avant d’évaluer si le passage de l’auditeur est pertinent. A noter qu’un délai est parfois accordé suite à l’audit pour favoriser la mise à niveau du marqué ou pour l’accompagner dans les points à améliorer.

La Commission « tourisme » a donné un avis favorable au renouvellement de l’attribution de la Marque aux hébergeurs suivants :

        • Centre Bois de Lune Précotel38112 Méaudre
        • Centre Les Epicéas38112 Méaudre
        • Gîtes des Trucs26420 Saint Agnan en Vercors
        • Hôtel les Playes38250 Villard de Lans
        • Hôtel Au Gai Soleil du Mont Aiguille38930 Chichilianne
        • Gîte le Chalande38880 Autrans
        • Centre de Vacances PEP60 à Tourtre26420 Saint Martin en Vercors
        • Centre de Vacances l’Oasis38250 Lans en Vercors
        • Hôtel la Taiga38250 Villard de Lans

La Commission « tourisme » a donné un avis favorable à l’attribution de la Marque à l’hébergeur suivant :

        • Château des Girards38250 Lans en Vercors
        • Gîtes les Hauts de Choranche38680 Choranche
        • L’Auberge Buissonnière38650 Gresse en Vercors
        • Auberge de la Croix Perrin38250 Lans en Vercors

La Commission « tourisme » a donné un avis défavorable afin d’accorder un délai de 6 mois pour l’accompagner dans ou retravailler les points à améliorer, aux hébergeurs suivants :

        • Auberge des 3 Pucelles38250 Saint Nizier du Moucherotte
        • Centre Les Girards38250 Villard de Lans
        • Hôtel Les Tilleuls38880 Autrans
        • Hôtel de la Buffe38880 Autrans
        • L’Estapade des Tourelons26190 Saint Jean en Royans
        • Chambres d’Hôtes les Patous38112 Méaudre
        • Maison de l’Aventure, Centre de Vacances26420 La Chapelle en Vercors
        • Camping les Buissonnets38112 Méaudre
        • Auberge des Allières38250 Lans en Vercors

Le Bureau, après en avoir délibéré, à l’unanimité décide :

  • d’APPROUVER les attributions et renouvellements de la Marque Parc Accueil Hébergement Restauration examinée par la Commission Tourisme telle qu’exposée ci-dessus,
  • d’AUTORISER la Présidente à signer tous les documents relatifs à ce dossier.

mardi 7 février 2012

2012.B 10 - Marque Parc : renouvellements et attributions de la Marque Parc « Accueil »

Syndicat Mixte du Parc Naturel Régional du Vercors
Séance du Bureau Syndical du 07 février 2012

Suite aux audits Marque Parc « hébergeurs/restaurateurs » effectués à l’automne 2011 (audits initiaux et de renouvellement),

La Commission « tourisme » a donné un avis favorable au renouvellement de l’attribution de la Marque aux hébergeurs suivants :

        • Centre l’Escandille38880 Autrans
        • Gîtes Valcaris26190 Le Chaffal
        • Chambres d’Hôtes La Vercorelle26190 Léoncel
        • Centre La Jacine26190 Bouvante
        • Centre Montagne et Musique38880 Autrans
        • Centre Les Coulmes38680 Rencurel
        • Chambres d’Hôtes A la Source26150 Ponet et Saint Auban
        • Chambres d’Hôtes Le Moulin du Rivet26150 Saint Julien en Quint
        • Camping La Porte Saint Martin26420 Saint Martin en Vercors La Commission « tourisme » a donné un avis favorable à l’attribution de la Marque à l’hébergeur suivant :
        • Étable du Mieuzetre38210 Saint Quentin sur Isère

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La Commission « tourisme » a donné un avis défavorable à l’hébergeur suivant :

        • Centre Bois de Lune Echarlière,38880 Autrans La Commission « tourisme » a donné un avis défavorable afin d’accorder un délai pour travailler les points à améliorer, aux hébergeurs suivants :
        • Centre Bois de Lune Précotel38112 Méaudre
        • Centre Les Girards38250 Villard de Lans
        • Centre Les Epicéas38112 Méaudre
        • Hôtel Les Tilleuls38880 Autrans
        • Chambres d’Hôtes Les Patous38112 Méaudre
        • Gîte de groupe La Ferme du Pré26420 Vassieux-en-Vercors

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Le Bureau, après en avoir délibéré, à l’unanimité décide :

  • d’APPROUVER l’attribution et le renouvellement de la Marque Parc examinée par la Commission Tourisme telle qu’exposée ci-dessus,
  • d’AUTORISER la Présidente à signer toutes pièces et actes relatifs à ce dossier.

Païza monte au créneau à Rivoiranche

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À Saint-Paul-les Monestier, sur les balcons est du Vercors, Muriel Martin et Stéphane Brette hissent haut les couleurs du château de Rivoiranche avec Païza, une petite Scop inventive qui allie les délices d’une cuisine mobile et l’accueil et l’hébergement au château… où le Parc fêtera ses quarante ans le 16 octobre prochain.

On l’avait découverte avec ses spectacles programmés au Pot au Noir, son lieu de création et de résidence pour artistes installés dans ses dépendances…

Aujourd’hui, l’adresse de Rivoiranche commence sérieusement à circuler. L’effet d’un site mis en beauté par sa propriétaire Béatrice de Hautecloque et… de l’arrivée de la scop Païza !

En coulisses, Muriel Martin et Stéphane Brette, deux jeunes trentenaires, elle du massif de Chartreuse, lui du Vercors. En commun : leur passion et leur savoir-faire pour l’organisation d’événements culturels, Muriel en régie pour des associations (dont Rocktambule) ; Stéphane officiant en catering [1] pour des festivals régionaux et comme cuisinier-formateur auprès des collectivités (Un plus bio). Et une énorme envie de bien faire…

De cette jolie complémentarité est née Païza, au Château de Rivoiranche, dont la maîtresse des lieux leur confiait les clés il y a trois ans pour développer l’hébergement et l’accueil au château. C’est-à-dire cinq chambres d’hôtes de caractère joliment restaurées, un gîte rural de dix-huit couchages et une table d’hôtes qui selon les besoins… se prolonge à l’extérieur, près des chênes séculaires, sur la terrasse en pierre ou sous une tente caïdale… aux allures de contes des “Mille et une nuits” ! Et la magie opère à Rivoiranche et dans le cadre de festivals où Stéphane et Muriel oeuvrent en coulisses avec leur activité de cuisine mobile – bio et familiale, ouverte sur le monde, et faisant appel aux producteurs locaux.

L’autre corde à l’arc de Païza que l’on repère désormais de loin, des “Arts du Récit” à Saint-Martin-d’hères à l’Espace Malraux à Chambéry au festival “Mens alors”, avec son poids lourds équipé d’une cuisine aux normes, bien sûr. Peu de communication, seulement du bouche à oreille… qui fait écho dans le Vercors.

Renseignements : www.paiza.fr

Le rendez-vous est pris le 16 octobre prochain, une envolée colorée et réservée à tous les habitants pour fêter ensemble les 40 ans du Parc.

vendredi 19 octobre 2012

On part à Die ... à bicyclette !

Tandis que le Vélo à Assistance Électrique (VAE) se développe en milieu urbain, il débarque aussi cet été dans le Diois, à la fois pour les touristes et pour les habitants, grâce à David Caqueret, créateur de la société À Bicyclette, à Die.

“Le vélo, mode de déplacement doux et non polluant, permet un contact direct avec la nature. Mais un relief trop accidenté dissuade les personnes peu sportives. Les Vélos à Assistance Électrique (VAE) rendent l’activité plus accessible en diminuant l’effort physique nécessaire. On a l’impression de pédaler sur du plat, même quand on est dans une côte raide ! Je souhaite développer cette activité en adéquation avec l’état d’esprit du Diois, où l’on respecte l’environnement dans lequel on vit”, expose David Caqueret.

David CaqueretOuverte le 1er juin, sa boutique, située dans le centre de Die, propose des VAE à deux types de clients : pour les touristes, une location à la journée ou la demi-journée, et pour les habitants, une formule à la semaine ou au mois. Des remorques, des sièges pour enfant et des pousseurs - c’est-à-dire des vélos pour enfant accrochés par une barre à celui des parents - sont fournis gratuitement. Le volet tourisme comporte des road books sur des circuits d’une quarantaine de kilomètres, ponctués de sites remarquables, d’activités à découvrir, et de producteurs ou artisans à rencontrer. Une façon originale de découvrir le Diois sans transpirer !

Pour les habitants, David Caqueret a concocté des tarifs très avantageux grâce à une aide de la Communauté de Communes : 15 € la semaine et 50 € le mois. “L’équivalent d’un plein d’essence. Mon but, c’est de faire changer les mentalités. Le VAE permet d’aller travailler sans voiture, et de décompresser au retour, ou bien de se rendre au marché de Die sans galérer pour se garer. Comme on pédale en silence, on voit souvent des animaux, qui ne nous entendent pas arriver.” Et David Caqueret, qui n’a pas le nez dans le guidon, a déjà d’autres projets en tête, comme des circuits de découverte du Vercors en VAE sur deux ou trois jours, avec arrivée et départ à la gare de Die. À suivre donc... à bicyclette !

A bicyclette, 18 rue de l’Armellerie 26150 Die

Tél : 04 75 21 08 51 ou 06 42 00 23 73

http://www.a-bicyclette.com

Un VAE, c’est quoi ? C’est un vélo doté d’une batterie au lithium et d’un petit moteur. Dès qu’on pédale, le moteur se met en marche et accélère l’allure. Comme si un autre cycliste, assis sur un tandem imaginaire, pédalait derrière vous pour vous soulager ! La batterie possède de 40 à 60 kilomètres e montagne. Considérés comme des bicyclettes, ces vélos peuvent être utilisés sur les pistes, les bandes cyclables et les voies vertes. Ils ne sont pas soumis à une assurance spécifique ni à une obligation de port du casque. Les vingt-cinq vélos de David Caqueret sont de fabrication alle- mande, haut de gamme et très fiables. Ils possèdent huit vitesses et sont typés ville, avec une position assise assez droite. David Caqueret

Extrait du Journal du Parc n°63 - Juillet 2012

mardi 2 août 2011

Tourisme et handicap. Un Vercors accessible à tous ?

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A l’image du gîte Le Pas d’Item à Vassieux, projet pilote du pôle d’excellence rurale (PER) Royans- Vercors « Une montagne accessible à tous », les initiatives se multiplient en faveur d’un Vercors adapté aux situations de handicap, définitives ou momentanées. Des projets désormais encouragés, côté Trièves, par un contrat de territoire de tourisme et loisirs adaptés (CTTLA).

« L’été dernier, nous avons réussi à faire grimper Darine, petite fille aveugle que nous accueillions à Saint-Julien-en-Vercors » se réjouit encore Annick Martin, directrice de l’association CLV Rhône-Alpes, gestionnaire de deux centres de vacances.

Comme Darine, 36 enfants et adolescents handicapés se sont mêlés aux 400 jeunes en colo au centre Les Épicéas (Méaudre) et à La Matrassière (Saint-Julien-en-Vercors) en 2010. La responsable de ces séjours en intégration aimerait tant que les choses avancent plus vite en matière d’accessibilité.

« Avant d’être une question de moyens, c’est une question de volonté et de sensibilisation car quoiqu’on en dise, le handicap fait encore souvent peur » souligne Annick Martin.

La mise en accessibilité du territoire reste d’ailleurs un vaste chantier.

« On bute encore partout sur des marches ; aucun repère sonore ou tactile ne guide les déficients visuels... Les choses bougent très très lentement » regrette le président de Vercors Handicap, Claude Terraz, qui encadre depuis 35 ans des sportifs handicapés sur les 4 Montagnes.

Pourtant, tout le monde bénéficierait de ces efforts d’accessibilité : les touristes handicapés mais aussi les familles avec poussette et tous ceux en perte, momentanée ou progressive, de mobilité, de vision, d’audition...

« Cette prise en compte du handicap nous amène à qualifier l’offre touristique pour une large clientèle. Le handicap n’est pas un prétexte, mais bien une envie de rendre le territoire accessible à tous » confirme Matthieu Lesieur, en charge du tourisme au Pays du Royans.

La mobilisation s’organise

Matthieu Lesieur, responsable d’intercommunauté est optimiste.

« Le PER engagé sur les communautés de communes Vercors et Pays du Royans de 2006 à 2009 a permis de sensibiliser les élus à la question du handicap ».

Il a aussi favorisé l’émergence de projets comme l’espace muséographique R et V, un « rêve » d’accessibilité concrétisé à Saint-Nazaire-en-Royans depuis l’été dernier ! A une quarantaine de kilomètres de là, Anne et Philippe Rabatel ont également bénéficié d’un coup de main financier pour créer un gîte adapté.

« Nous n’avons pas choisi d’ouvrir notre gîte La Chélidoine à Saint-Agnan à cause de ce PER. Mais ce fut une belle surprise pour nous ! C’était aussi l’assurance de trouver autour de nous des élus sensibilisés et d’autres porteurs de projets. Il y a désormais de nombreuses activités accessibles » se félicite la propriétaire.

Ici et là, des professionnels comme Stéphanie Jallifier et sa calèche à Vassieux, avancent en effet sur ce terrain. Sites et musées s’y attachent aussi (même les grottes de Choranche sont, à 80 %, accessibles en fauteuil !) ; les stations s’ouvrent à la pratique du handiski ; les piscines de La Chapelle, de Gresse, de St Jean-en-Royans ou de Monestier s’équipent de module de mise à l’eau ; des sentiers adaptés sont aménagés à Vassieux, à La Chapelle, à Gresse ; des circuits de découverte en VTT à assistance électrique se préparent sur le Royans...

« Et l’on pourrait faire cela sur tout le Parc, lance Alain Thomas, président de l’association de travail adapté LMDES [1] aujourd’hui engagée dans la fabrication de Mobile Dream, fauteuils électriques tout terrain [2]. Nos modèles offrent une autonomie de 100 km et grimpent jusqu’à 1 200 m de dénivelée. Silencieux, ils permettent une véritable immersion en pleine nature, une bouffée d’oxygène précieuse pour les personnes à mobilité réduite ! ».

Et les aménagements prennent plus en compte les autres handicaps, notamment visuels et auditifs. Neuf structures ont d’ailleurs déjà décroché le label national Tourisme et Handicap sur le Parc [3]. D’autres, à l’instar de La Chélidoine, espèrent l’obtenir rapidement.

L’indispensable maillage du territoire

"Avant d’être une question de moyens, c’est une question de volonté et de sensibilisation car quoiqu’on en dise, le handicap fait encore peur."

« Le PER a reveillé les initiatives côté Sud Vercors et Royans. Mais aujourd’hui cela stagne un peu. C’est dommage » regrette Jacky Casasnovas, propriétaire d’Handi Cain, premier gîte labellisé Tourisme et Handicap du Vercors.

Anne Rabatel acquiesce. « On a tous un peu la tête dans le guidon. Des réseaux ont été créés sur le Vercors comme la GTV. Pourquoi ne pas en faire de même avec le tourisme adapté ? Les initiatives se multiplient. Mais il faut mailler l’ensemble et surtout le promouvoir ! » suggère la jeune femme, prête à interpeller le Parc pour qu’il s’empare du dossier. « Ce maillage est d’autant plus urgent, que les nouvelles normes d’accessibilité effraient plus qu’elles n’encouragent à aller de l’avant. Pourtant, avec peu de moyens mais beaucoup de motivation, on peut, ensemble, trouver des solutions » soutient Annick Martin. "Avant d’être une question de moyens, c’est une question de volonté et de sensibilisation car quoiqu’on en dise, le handicap fait encore peur."

Deux questions à... Christine Detante, chargée de mission Ecotourisme et Tourisme Adapté du Trièves.

Vous orchestrez depuis trois ans la mise en place d’un contrat de tourisme et loisirs adaptés (CTTLA) sur le Trièves pour une enveloppe globale de 1,66 M , subventionnée à hauteur de 654 000 par la région Rhône-Alpes. Qu’en retire aujourd’hui le territoire ? Nous accompagnons déjà des projets, comme l’adaptation du sentier de l’eau de Gresse aux déficients visuels, d’un gîte de groupe à Chichiliane, de l’OT de Gresse ou de deux dortoirs adaptés au Tétras Lyre de Saint-Andéol... Et nous aidons l’achat de matériel adapté pour les piscines, les foyers de fond... 43 % des crédits sont déjà consommés. Mais par manque de connaissance, le tourisme adapté reste encore l’affaire de professionnels très sensibilisés aux handicaps. Nous avons réuni, le 26 mai, l’ensemble des hébergeurs, accompagnateurs et autres professionnels du tourisme pour mieux mailler le territoire. Vous espérez la création d’un véritable circuit touristique adapté dès 2012. Cela se fait-il en partenariat avec le Parc ? Depuis le départ, le Parc, qui couvre les deux tiers de notre territoire, est membre de notre comité de pilotage. Et nous travaillons aussi avec le CPIE, notamment pour le sentier adapté de l’eau de Gresse. Des actions pourraient être également menées avec le réseau de la GTV. Bien des choses restent à construire. Nos pentes compliquent les aménagements en termes d’accès notamment. Tous ensembles, nous parviendrons à faire avancer les choses.

Ils ont choisi de s’engager...

Jacky et Micheline Casasnovas, propriétaires d’Handi Cairn. Ce couple ne s’est pas contenté d’ouvrir en 2004 un gîte adapté à tout type de handicap sur la Combe de Loscence. Il a aussi acquis 2 hectares de terrain pour ouvrir un sentier de découverte jusqu’à la petite mare voisine. Ces 450 mètres de chemin ponctués de cinq bornes d’information (traduites en braille !) sur la flore, la mare et le point de vue ont été aménagés par le Parc et la commune (le contenu a été réalisé par le CPIE.

Sophie Augustin et Valérie Board, deux amies venues construire à Vassieux un ambitieux projet de gîtes accessibles (5 chalets 4/6 places depuis 2009, et 10 à terme) totalement adaptés aux handicaps moteur, auditif et mental. Elles ont décoché pour cela le soutien financier de la mutuelle Apicil (achat des 14 000 m2 de terrain) et celui du Pôle d’excellence rurale (PER) Vercors Royans qui a fait de leur Pas d’Item son projet pilote. Et Sophie s’est même formée au métier d’auxiliaire de vie et de responsable d’établissement d’économie sociale !

Anne et Philippe Rabatel, venus s’installer à Saint-Agnan pour concrétiser leur rêve : aménager dans leur maison un hébergement adapté. Après un an de dur labeur (partagé avec des amis ! ), leur Chelidoine a ouvert le 5 mars dernier. Un chemin aménagé à l’arrière de la bâtisse, puis une passerelle conduisent directement dans ce 110 m2 couleur vanille très chaleureux. Lits réhaussés, WC qui montent, jeux de contrastes entre murs et portes, coin terrasse extérieur et bientôt (ils l’espèrent) jardin d’hiver sous véranda... Adapté à tout type de handicap, leur projet a reçu le soutien du pôle d’excellence rurale (PER) du canton.

Gite Handi’caïrn

Tél. 04 75 48 24 83

contact@gite-handicairn.com

www.gite-handicairn.com

Gîte La Chélidoine

Tél. 04 75 45 19 27 - 06 87 28 09 17

info@gite-la-chelidoine.com

http://gite-la-chelidoine.com

Gite Le Pas d’Item

Tél. 09 64 18 63 01 - 06 99 67 74 76

lepasditem26@orange.fr

www.lepasditem.com

jeudi 11 août 2011

Nouvelle saison pour les gardes verts du Parc

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Depuis 1993, le mois de mai de chaque année donne le départ de la mission saisonnière de la garderie verte du Parc. Jusqu’en octobre, ce sont six mois de présence marquée sur le terrain où les gardes veillent au grain...

C’est Stéphane Fayollat, responsable des sentiers du Parc, qui coordonne l’équipe depuis ces six dernières années. Il prépare en amont les missions de chacun, assure la logistique et l’administratif liés à leur activité. Auprès d’eux tout au long de ce semestre et en coulisse depuis la Maison du Parc, il récolte en octobre les informations transmises par les gardes pour en faire une synthèse, une sorte d’état des lieux annuel des plus utiles pour les projets à venir.

Six gardes verts arpentent ainsi le terrain du printemps à la fin de l’automne pour des missions aussi riches que variées souvent accomplies en collaboration très étroite avec les communes de leur secteur.

Pluridisciplinaires...

Dans leur mission, une grande partie de leur temps est consacrée à la gestion des sentiers de randonnée en collaboration avec les associations locales. Les gardes assurent l’entretien de la signalétique et sa mise à jour en fonction des éditions de carto-guides, ainsi que le balisage des itinéraires.

L’accueil et l’information au public rencontré sur ces mêmes sentiers est également au cœur de leur fonction. Sensibiliser les randonneurs ou les simples visiteurs aux comportements vertueux à observer dans la nature est primordial. Car il n’est pas rare de constater que le respect des lieux est encore souvent loin de leurs préoccupations. À la différence des gardes de la Réserve, leur rôle s’arrête à l’information et à la prévention. Non assermentés, ils ne peuvent par conséquent dresser de procès verbaux aux éventuels contrevenants.

La relation avec les acteurs locaux est un élément clé de leur mission. De l’agriculteur au chasseur en passant par les élus, les responsables touristiques, les randonneurs, les vététistes... les divergences d’intérêts sont multiples. Les gardes endossent le rôle de médiateur dont la priorité reste la gestion et le partage raisonnés de ce territoire protégé. Auprès des communes de leurs secteurs, ils peuvent également être appelés à participer à la mise en place de manifestations locales.

Dans leur tâche, les gardes verts se doivent aussi d’être les observateurs scientifiques de la faune et de la flore. Suivi de réintroduction comme celle du gypaète barbu, recensement et inventaire des espèces, autant d’informations collectées sur le terrain qui viennent alimenter et optimiser la base de connaissances déjà bien étoffée du Parc mise à disposition des scientifiques et passionnés.

Tour à tour observateur, ambassadeur, médiateur, technicien, et porte-parole, le garde vert est par essence pluri-disciplinaire. Véritable fil d’Ariane entre le terrain, les acteurs locaux et le Parc, son action est aujourd’hui reconnue et sa présence attendue !

Portrait des 6 gardes verts.

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