Tourisme

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Thème - Agriculture

lundi 23 février 2015

Le Vercors au Salon International de l’Agriculture

Un Salon au service de tout un massif

C’est la troisième année consécutive que le Parc naturel régional du Vercors est présent à la grand-messe de l’agriculture et de la ruralité à Paris Porte de Versailles. L’événement qui rassemble 68 213 visiteurs est une excellente vitrine pour les territoires et les agriculteurs. Avec le temps, le Salon International de l’Agriculture est devenu l’une des premières opérations concrètes de promotion globale à l’échelle du Vercors. Ceci représentait un réel besoin de tous les professionnels du Vercors : celui de communiquer d’une seule et même voix sous une même grande bannière. Un projet complet répondant à ce besoin est d’ores et déjà en marche. Les Communautés de Communes, le Parc du Vercors, Vercors Tourisme et les professionnels ont travaillé autour d’un plan d’action qui sera mis en place dès 2013.
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Le SIA 2012 a été perçu comme une opération de promotion et de notoriété à la fois pour le monde agricole et pour le tourisme, en réunissant divers acteurs de ces secteurs : APAP, SIVER, Vercors Lait pour l’agriculture et OTSI, GTV, ACEV pour le tourisme. Le stand du Parc naturel régional du Vercors a mis en avant toute la richesse de son agriculture de moyenne montagne : une des “pépites” à valoriser. Il était composé de producteurs, d’agriculteurs et de nombreux intervenants qui ont organisé les diverses animations.

La participation du Vercors au Salon International de l’Agriculture est un succès au niveau de la lisibilité du territoire. Après 3 ans de présence au SIA, les retours positifs ne cessent d’affluer : nombre d’articles dans la presse nationale, renseignements pour des séjours, diffusion de la distribution du Bleu du Vercors-Sassenage, collaborations hors salon entre l’agriculture et le tourisme, etc. C’est une première étape vers une promotion du massif plus lisible et cohérente. Il reste du travail, à n’en pas douter, mais au vu du succès du stand au SIA, le projet semble bien s’engager.

Extrait du Journal du Parc n°63 - Juillet 2012

jeudi 18 avril 2013

2013.B 30 - Point sur la situation de l’APAP et stratégie 2013

Dans une lettre du Président de l’APAP à la Présidente du Parc, en date du 9 avril 2013, l’association fait état de ses difficultés financières et du déclenchement d’une procédure d’alerte financière décidée par la commissaire aux comptes à l’issue du conseil d’administration du 02 avril 2013.

L’association informe qu’elle a initié une réduction de sa structure en personnel par le licenciement d’une secrétaire et s’engage par ailleurs à réaliser en 2013 une diminution de 15 000 euros sur ses charges de fonctionnement et à mettre en œuvre une procédure de DLA.

Par ce courrier, l’APAP sollicite également un soutien financier immédiat de 30 000 euros au titre d’une subvention de fonctionnement.

Le Bureau, après en avoir délibéré, à l’unanimité décide :

  • de DEMANDER officiellement à l’APAP de confirmer la mise en place d’une démarche de DLA dans les plus brefs délais,
  • d’APPORTER une aide financière à l’APAP, à l’issue du DLA et en tant que de besoin, à hauteur d’un montant de 15 000 euros,
  • de PRESENTER une DM en ce sens au Comité syndical du juin 2013.

2013.B 06 - Avenant au PSADER PNR Vercors

Le Parc du Vercors porte un Projet Stratégique Agricole et de Développement Rural, (PSADER), signé avec la Région Rhône-Alpes en février 2010, pour une durée de 5 ans, soit jusqu’au 25 février 2015.

Le Bureau du Parc du Vercors a décidé le 05 avril 2012 de faire une demande d’avenant à ce PSADER.

Une proposition d’avenant a été travaillé, suite à des échanges avec différents partenaires, au sein des commissions « agriculture durable » et « forêt et filière bois ». Cette proposition tient compte des projets connus qui ne pouvaient pas émarger aux financements de la Région sans une modification des contenus des fiches actions et des degrés de consommation des crédits selon les fiches actions.

Rappel des 12 fiches actions du PSADER du PNR Vercors :

    • 1 Préserver l’environnement et les paysages (avec notamment la reconquête agro-pastorale d’espace en déprise),
    • 2 Transmettre les exploitations agricoles,
    • 3 Préserver l’agriculture notamment dans les documents d’urbanisme (dont les diagnostics agricoles utilisés pour les documents d’urbanisme),
    • 4 S’organiser pour valoriser, commercialiser et promouvoir des produits de qualité (dont alimentation – santé – territoire),
    • 5 Diversifier avec notre patrimoine (patrimoine animal d’origine locale),
    • 6 Faciliter les relations agriculteurs - résidents, agriculteurs – urbains,
    • 15 Animation de la filière forêt bois sur les territoires de charte forestière Vercors Drôme Isère,
    • 16 Mise en place de « Plan de développement de massif », regroupement ASLGF et prise compte de la biodiversité,
    • 17 Développer la desserte des massifs forestiers,
    • 18 Développer et structurer la filière bois énergie, accompagner l’étude et la création de plate-forme de dépôt de tri et de stockage de bois (dont plan d’approvisionnement territorial),
    • 19 Promouvoir l’utilisation des bois locaux dans la construction, développer des circuits courts, et accompagner les mutations technologiques de la filière (dont caractérisation mécanique des bois, tri par classement mécanique automatisé),
    • 20 Connaître, améliorer, valoriser les patrimoines des espaces forestiers, améliorer l’accueil et l’information du public.

Une synthèse de la proposition d’avenant figure en annexe ainsi que la proposition de la nouvelle maquette financière.

Une action validée en comité de pilotage PSADER du 29 novembre 2012, sous maîtrise d’ouvrage APAP, « analyse des potentialités de reprise d’un atelier d’abattage/découpe/transformation pour valoriser les productions agricoles locales », est directement concernée par la modification de la fiche n°4 proposée dans l’avenant, sur l’aspect valorisation des produits. Cette action doit démarrer le plus tôt possible en février afin de proposer une solution pour l’intérêt du territoire avant septembre 2013 (vente aux enchères suite à liquidation judiciaire).

Le Bureau, après en avoir délibéré, à l’unanimité décide :

  • de VALIDER cette proposition d’avenant au PSADER Vercors,
  • d’ AUTORISER la Présidente à déposer auprès de la Région cette proposition d’avenant,
  • d’ AUTORISER la Présidente à demander à la Région la prise en compte du projet « Analyse des potentialités de reprise d’un atelier d’abattage/découpe/transformation pour valoriser les productions agricoles locales » à partir du 1er février 2013 ainsi que le projet « animation CFT Vercors Drôme » comme décidé au bureau du 11 décembre 2012.

mardi 16 octobre 2012

la marque Parc, c’est parti

Rencontre avec Danièle Pic, présidente du Parc et présidente de la commission nationale Marque Parc naturel régional

Pouvez-vous nous indiquer quel est l’état d’avancement de la communication autour de la marque Parc ?

C’est parti ! Le travail engagé par le Parc depuis plus d’un an en collaboration avec un panel de professionnels bénéficiant de la marque a été validé fin 2011. La démarche “Vrai Vercors” est bel et bien engagée. Des échanges, des réflexions autour des mots que constituent le bloc-marque “Vrai Vercors” ont eu lieu ces derniers temps. Cette étape a été nécessaire. Chacun a pu s’exprimer, donner son ressenti, son idée du Vercors en termes de promotion autour de la marque. Le nouveau projet a été présenté à la Fédération des Parcs naturels régionaux de France ; cette instance nationale est garante de la bonne utilisation et de la réglementation de la marque. Les problématiques liées à ce signe de reconnaissance concernent l’ensemble des 48 parcs de France. Notre travail dans le Vercors mais aussi dans les Parcs du Haut-Languedoc et des Pyrénées Ariégeoises permet des questionnements et des ajustements. Les élus du Bureau du Parc ont pu également donner leur point de vue.

“Vrai pur Vercors”, ”Vrai Vercors“… À un mot près, n’est-ce pas beaucoup de bruit pour pas grand-chose ? C’est effectivement “Vrai Vercors” qui a été retenu, un bloc-marque qui a alimenté des interrogations, des discussions ! Chaque terme en matière de communication doit être choisi avec précision. C’est une question de fond, une question de sens, de justesse ; il nous a fallu revoir notre copie jusqu’à trouver le bon équilibre. On a supprimé le vocable “pur” qui ne correspondait pas à l’image que l’on voulait pour notre territoire. Un travail technique sur le site internet est en cours, des argumentaires, mémos d’arguments vont être remis à chaque bénéficiaire de la marque. Outil d’information qui permettra de mieux parler et d’expliquer la marque à leurs clients. Des ateliers réservés aux professionnels autour de la visibilité et du packaging seront les prochaines étapes. “Vrai Vercors” est une belle opportunité, un moyen de mettre en avant les professionnels qui partagent les valeurs et un savoir-faire Parc naturel régional. Opportunité qui se trouve en adéquation avec les attentes des consommateurs de l’avis marketing. La voie est ouverte, c’est parti ! En route pour le “Vrai Vercors” !

Visibilité et confiance

Interview de Marielle Coing, productrice de fromages de chèvre en marque Parc, à Méaudre.

Pour vous, travailler dans le Vercors, c’est un atout ?

Bien sûr, nous sommes à la tête d’un troupeau de 100 bêtes (brebis et chèvres) et les élever dans un cadre aussi exceptionnel, c’est une grande chance. Au-delà du paysage, ce sont également les personnes qui vivent ici qui nous font aimer le Vercors. L’esprit de générosité et d’accueil est tellement éloigné de celui de la ville ! Pour rien au monde je ne vivrais ailleurs.

Vous organisez des visites de votre fromagerie, c’est important pour vous de partager votre passion ? Oui, c’est un vrai plaisir ! Entre les visites que nous organisons et le public que l’on reçoit lors de la traite, cela représente tout de même environ 5 000 personnes par an. Les visiteurs sont bien répartis sur l’année, nous en accueillons beaucoup l’été, mais l’hiver, après le ski, il y a souvent foule aussi.

Qu’est-ce qui vous plaît le plus dans votre métier aujourd’hui ? Tout. C’est l’amour des bêtes et la liberté de pouvoir les élever comme on le désire. Car nous refusons de faire passer la quantité devant la qualité. Nos brebis et nos chèvres sont nos animaux, nous en prenons soin !

Quelles sont les plus grandes contraintes ? Ce n’est pas facile comme métier. Comme beaucoup, nous avons été touchés par la crise. Nous l’avons ressentie mais il a fallu s’adapter comme on le pouvait. Puis la sécheresse également, nous y sommes très vulnérables… Mais tout cela n’entame pas notre goût pour notre métier, nous le prenons positivement !

Pour vous, c’est quoi avoir la marque Parc ? Pour l’instant cela ne représente pas grand-chose malheureusement car elle n’est pas assez connue. Mais ce que j’aime dans cette démarche, c’est que c’est le gage d’un esprit différent. Être marqué Parc du Vercors signifie pour moi que nous avons une éthique envers nos animaux, des valeurs, sans pour autant respecter des codes “bio“ très difficiles à mettre en oeuvre. Nous ne donnons pas de granulés à nos bêtes, uniquement du foin du Vercors. La traçabilité est respectée. Aucun antibiotique superflu, on aime nos animaux, on les respecte et on respecte l’endroit où on les élève, pour moi c’est tout ça être marqué Parc.

Comment s’est déroulée la démarche pour le développement de la marque Parc ? Nous avons participé à trois réunions où nous avons assisté aux propositions faites par Ginette, l’agence de marketing qui développe la marque Parc. À tour de rôle nous donnions notre avis et étions sollicités pour dire ce que nous préférions. Nous étions au centre de ces rencontres. C’était enrichissant bien qu’on ait été confronté à la difficulté de trouver des solutions qui puissent convenir à tout le monde : producteurs et hébergeurs n’ont pas les mêmes attentes (notamment en ce qui concerne la taille du logo). Avec “Vrai Vercors”, je pense qu’on a trouvé un bon compromis.

La marque Parc pourra devenir un vrai atout selon vous ? Oui, cela permettra aux gens de découvrir nos produits. Mais avant tout cela, il faudra que cette marque soit comprise, qu’elle signifie quelque chose au regard des gens… Par exemple, nous commençons à travailler avec des cantines et c’est typiquement l’exemple de ce que la marque Parc doit pouvoir nous apporter : une visibilité de ce que nous produisons et une confiance de la part des clients.

Contacts : jean-luc.langlois[@]pnr-vercors.fr et alexandra.couturier[@]pnr-vercors.fr

Extrait du Journal du Parc n°63 - Juillet 2012

mardi 15 avril 2008

Jean-François Murgat

Après avoir pris sa source au Col du Rousset, la Vernaison dévale le Vercors pour rejoindre la Bourne, par Echevis. C’est là que Jean- François Murgat s’est installé. Dans ses dix viviers alimentés par l’eau de la rivière, il élève ses truites avec patience et passion – les fameuses arc-en-ciel plébiscitées par les restaurateurs et poissonniers du Plateau.

« J’ai appris la pisciculture aux côtés de mon père qui a construit ce site en 1960 »

souligne Jean-François, qui assure chez les Murgat, la quatrième génération de pisciculteurs !

Et il y veille : de la reproduction des truites avec les premiers oeufs recueillis sur les géniteurs par massage abdominal, à la fécondation dans la bassine, l’éclosion des jeunes truites dans une écloserie alimentée par une eau de source (plus chaude que la Vernaison afin de permettre un meilleur démarrage des alevins), puis leur transfert au printemps dans les viviers… jusqu’à leur commercialisation : pas une étape n’échappe au pisciculteur, qui assure la production annuelle de 200 000 oeufs d’alevins, soit 45 tonnes de poisson/an.

« L’eau de la Vernaison se prête bien à l’élevage de truites qui nécessite une eau oxygénée donc renouvelée en permanence ».

Jean-François ne joue pas la course contre la montre :

« Il faut un an et demi pour obtenir une truite de taille commerciale, nous avons des eaux froides l’hiver, ce qui ralentit leur croissance, mais nous respectons ce rythme ; un poisson qui grandit trop vite est insipide ! ».

Le respect de la truite permet d’obtenir un produit dont la saveur est unique, ce qui colle bien à la Marque Parc qu’il a obtenue, comme trois autres de ses confrères, en 2001.

« Par notre produit, nous véhiculons l’image du Parc et de son territoire. Et la Marque, par les critères qu’elle a définis, représente pour nous une garantie d’un produit régional ».

Poisson pêché à l’épuisette, nourrit selon l’appétit (pas de ration type), découpe au couteau, respect d’une certaine densité de poissons, inférieur à 45 kg/m3 d’eau…

Pour préserver la qualité, Jean-François a préféré jouer la carte de la diversification. Les voluptueuses Fario ont rejoint les viviers, et le pisciculteur a développé, dans son atelier de fabrication, portions et truites fumées, récompensées cette année au Salon de l’Agriculture, par une Médaille d’or !

mardi 21 septembre 2010

AST - Alimentation, Santé et Territoire : un projet de territoire autour des circuits

Aujourd’hui, le programme Alimentation Santé et Territoire s’étend progressivement à l’ensemble du territoire et a pour objectifs majeurs :

  • d’améliorer la qualité des repas en restauration collective publique et privée, notamment en lien avec les cantines scolaires et les centres de vacances de l’ACEV,
  • de conforter l’économie du territoire en favorisant la production et la consommation de produits bio et locaux,
  • de favoriser le respect de l’environnement en limitant notamment les transports de marchandises,
  • de promouvoir et valoriser le territoire au travers de la qualité de ses productions agricoles, accessibles à terme au plus grand nombre à des coûts respectant le consommateur et le producteur.

Les enjeux du programme AST

Le programme AST s’inscrit tout naturellement au coeur des grands principes du développement durable, via ses trois piliers que sont l’impact environnemental, social et économique :

Impact environnemental :

Vers une production toujours plus respectueuse de l’environnement

  • L’augmentation des productions biologiques par un accompagnement des agriculteurs du Vercors participe à la préservation de notre environnement.
  • L’utilisation et le développement de productions agricoles en circuit court favorisant la proximité, permet de limiter les transports tout en utilisant des produits de saison.
Impact social :

Une alimentation saine, équilibrée et diversifiée

  • Promouvoir la consommation des produits locaux et biologiques auprès des habitants du territoire, c’est contribuer à développer l’éveil au goût et à une alimentation équilibrée, de qualité qui a des impacts positifs sur la santé.
  • C’est aussi soutenir l’agriculture du Vercors en l’accompagnant dans la diversification de ses productions.
  • Et c’est affirmer l’identité d’un terroir.
Impact économique :

Mettre en cohérence l’offre et la demande de façon harmonieuse et respectueuse pour le consommateur comme le producteur

  • Le développement des produits issus de l’agriculture biologique et cultivés en circuit court sur le territoire ou à proximité, favorise la création d’emplois grâce à l’augmentation de la production nécessaire pour répondre à la demande et à la diversification des produits.
  • AST c’est maintenir et développer localement une activité économique dans les domaines de l’agriculture, du tourisme et des services tout en donnant une place de choix au Vercors en termes d’image, d’innovation et d’exemplarité.

« En 2005, le Parc du Vercors a mis en place le programme « Alimentation, Santé et Territoire » en lien avec des centres de vacances de l’ACEV (Association des Centres de vacances pour Enfants en Vercors). Puis, a été menée en 2008 une expérimentation sur quatre cantons (Villard-de-Lans, La Chapelle-en-Vercors, St-Jean-en- Royans et Pont-en-Royans) afin de cerner l’offre et la demande et d’accompagner des projets tests sur de nombreuses communes (cantines scolaires notamment). »

Franck Girard, vice-président chargé du développement économique.

jeudi 5 avril 2012

2012.B 12 - Avenant au PSADER Vercors

Début 2010, le Parc du Vercors s’est engagé par convention avec la Région Rhône-Alpes dans un Projet Stratégique pour l’Agriculture et le Développement Rural, (PSADER), pour une durée de 5 ans, (jusqu’au 25 février 2015), avec un montant de subvention possible de 1 545 960 €.

En 2 ans, seulement 20 % environ des crédits de subvention ont été attribués par les commissions du PNRV qui ont fonction de comité de pilotage PSADER : la commission agriculture durable et la commission forêt. Ces 2 commissions souhaitent travailler sur un avenant au programme PSADER pour principalement 3 raisons :

  • plusieurs projets de partenaires du PNRV n’ont pas pu bénéficier des fonds de la Région via le PSADER Vercors car les fiches actions n’étaient pas écrites pour ce type de projets,
  • la Région a pris une nouvelle délibération PSADER qui a été présentée le 02 mars 2012 et qui peut permettre de soutenir d’autres projets que ceux que l’on avait pensés en 2009,
  • seulement 20 % environ des crédits attribués au bout de 2 ans.

3 objectifs dans cette nouvelle délibération :

  • valoriser les potentiels du territoire :
    • valoriser durablement les ressources agricoles et forestières,
    • favoriser l’émergence de nouveaux potentiel d’activité économique en milieu rural,
    • développer les services environnementaux de l’agriculture et la forêt,
  • garantir les équilibres au sein du territoire :
    • garantir un usage agricole des espaces sous pression foncière,
    • développer une ’gestion collective’ du multi-usage de l’espace rural,
    • dynamiser les espaces en déprise agricole,
  • développer la valeur ajoutée sur le territoire :
    • par les filières agricoles, artisanales et industrielles locales (alimentation, bois, énergie),
    • par le développement des marchés de proximité.

Le Bureau, après en avoir délibéré, à l’unanimité décide :

  • de DECIDER de faire une demande d’avenant au PSADER Vercors auprès de la Région,
  • d’AUTORISER la Présidente à signer tous actes et pièces relatives à cette demande.

jeudi 26 janvier 2012

2012.B 03 - Avenant pour la prolongation du GIS Alpes-Jura

En 2008, le Parc du Vercors s’est engagé par convention à la création du Groupement d’Intérêt Scientifique Alpes-Jura, (GIS Alpes-Jura), avec 3 autres PNR, (Chartreuse, Massif des Bauges et Haut Jura), ainsi que des Conseils Généraux, les Chambres d’Agriculture, pour une durée de 4 ans. Il s’agit d’un groupement de recherche et de diffusion de connaissances sur les relations entre l’agriculture, la société et les activités dans les territoires de montagne.

La délibération votée au Bureau du 13 décembre dernier concernant le projet de recherche « RessTerr » dans le cadre du programme PSDR, (Pour et Sur le Développement Rural), s’inscrit dans ce GIS ainsi que le travail engagé autour de l’agriculture à Haute Valeur Naturelle (HVN).

Afin de finaliser les actions de recherche-développement engagées, de poursuivre la valorisation et la communication des travaux réalisés, d’évaluer le programme 2008-2011 et de structurer la mise en place d’un nouveau programme de Recherche-Développement, il est proposé par un avenant à la convention de la prolonger d’un an, jusqu’au 28 février 2013.

Rappel : la cotisation annuelle pour les PNR est de 1000 €.

Le Bureau, après en avoir délibéré, à l’unanimité décide :

  • d’ACCEPTER de prolonger d’un an la convention GIS Alpes-Jura jusqu’au 28 février 2013,
  • d’AUTORISER la Présidente à signer l’avenant à la convention GIS Alpes-Jura.

lundi 21 septembre 2009

Les choix de Nicolas et Laure

PNRV - Nicolas et Laure Idelon
PNRV - Nicolas et Laure Idelon

Parcours atypique que celui de Nicolas Idelon, nuciculteur dans le Royans. Trentenaire débordant d’énergie a repris l’exploitation familiale en 2003, la ferme de Férie, située sur la commune de Saint-Romans dans le Royans.

Ce domaine de 40 hectares abrite une histoire de famille, depuis 1616, Félicien, Clovis, Bruno, Marc et désormais Nicolas sont et restent nuciculteurs de génération en génération.

Nicolas Idelon jette un regard clairvoyant sur son métier. Il n’est pas né nuciculteur, ce sont ses deux oncles qui l’ont conduit sur cette voie. Il a découvert au fil du temps cet univers à la fois passionnant et difficile.

Cadre supérieur dans une grande société agroalimentaire, il travaillait beaucoup, gagnait bien sa vie et était du genre voyageur. Aujourd’hui, il est producteur AOC de Parisienne, Franquette et Mayette, aidé par sa femme Laure.

Cet agriculteur “nouvelle génération” confie sans détour : “Ce choix représente un réel changement, il a été mûri, réfléchi et étudié. Je ne suis pas tombé dans la facilité. J’assume mon ambition et je ne regrette pas ce retour aux sources”.

Lorsque ses deux oncles, Bruno et Marc, lui proposent de reprendre la suite, Nicolas hésite et réfléchit longuement. Ses pensées et ses craintes vont être décisives pour son avenir.

Il ne voyait pas la belle et vieille ferme aux mains d’un promoteur immobilier et ne s’imaginait pas un numéro dans une grosse société. Il accepte donc la proposition et reprend la suite de ses deux oncles. Il a la conviction que la production de noix est l’affaire d’un travail rigoureux. C’est du moins la démarche qu’il applique depuis qu’il a fait son choix. Il lui en a fallu du courage car depuis 2003, il subit les aléas climatiques deux ans de suite. Entre sécheresse et grêle Nicolas ne renonce pas.

Il confie avec une certaine fierté avoir traversé des moments difficiles mais il n’a jamais renoncé : “Moi, je ne me plains pas et puis par ici, on a ce côté résistance qui est en nous. La ferme de Férie a passé deux guerres. On ne baisse pas les bras pour quatre minutes de grêle”.

Une vigilance drastique, un travail méticuleux donnent une vraie saveur à sa production de noix AOC. À côté des sols, d’autres éléments interviennent et notamment l’utilisation de produits respectueux de l’environnement. La production est essentiellement vendue à une clientèle locale du Royans et des Quatre montagnes mais aussi à Grenoble, Chatte et Vienne. Ses journées sont rythmées par le soin apporté aux noyers mais aussi à l’innovation. Nicolas élabore toute une gamme de produits : noix pralinées, moutarde, huile et vin de noix. Il imagine de nouvelles recettes et tous ses produits sont fabriqués avec les noix de la Férie.

“Je ne veux pas jouer les faux modestes, j’aime les bons produits, ce qu’il y a de vraiment exceptionnel dans mon travail, c’est que je fais de la qualité.”

Valorisation des ressources locales : La poule du Vercors

Elle est de couleur grise et présente sur le territoire du Vercors dès le début du XXe siècle. Elle comporte des qualités indéniables telles que rusticité et goût prononcé.

C’est, c’est... ?

La grise du Vercors… Gagné !

Comme pour la Villarde, elle a son fan club. Plus sérieusement, c’est grâce à la passion d’un groupe d’amateurs puis à leur détermination à inscrire la grise dans une démarche économique sur le terroir du Vercors, que cette race ancienne est entrée en sélection au Centre de Béchanne dans l’Ain depuis mars 2007.

Le projet de l’association Ouantia menée tambour battant par Evelyne Tezier (à lire, son ouvrage, La grise du Vercors) est aujourd’hui le suivant :

trouver des agriculteurs ou futurs agriculteurs intéressés pour diversifier leur production et apporter un revenu complémentaire à leur exploitation avec une production de volailles fermières « grise du Vercors ». Les Poussins issus du centre de sélection béchanne sont d’ailleurs disponibles dès début 2008. Qu’on se le dise...

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