Les Blogs du Parc du Vercors

Aller au contenu | Aller au menu | Aller à la recherche

Thème - Elevage

mardi 17 septembre 2013

2013.B 55 - Entrée au capital de Newco SA-SCIC (société créée par l’association des usagers de l’abattoir de Grenoble)

« L’association des usagers de l’Abattoir de Grenoble » a décidé, suite au placement de la société d’exploitation des dits abattoirs en procédure de redressement judiciaire, de proposer un nouveau projet ayant pour but la continuité de l’activité d’abattage sur le site du Fontanil.

C’est ce projet qui a été retenu par le Tribunal de Commerce, pour le sérieux de son montage autant que pour les soutiens qu’il a pu rassembler auprès du syndicat mixte qui regroupe les propriétaires de l’équipement, de la profession agricole à travers la mobilisation des éleveurs et des collectivités locales concernées par l’existence d’une agriculture d’élevage dans la région grenobloise.

Les membres de l’association des usagers de l’abattoir de Grenoble se veulent être les représentant de la totalité des clients de l’outil du Fontanil.

Ainsi, ils se sont assurés, par des réunions d’information régulières et par une enquête, que le projet qu’ils proposent corresponde bien aux besoins des usagers.

De plus, l’association considère que le projet n’a pu aboutir sans le soutien du plus grand nombre, qui passe par un engagement financier.

Ainsi, les 160 personnes, éleveurs, bouchers, transporteurs, négociants en bestiaux ou restaurateurs qui ont officialisé leur soutien par la signature d’un document d’engagement, sont aujourd’hui invités à devenir coopérateurs.

En complément de l’appui professionnel, l’association des usagers s’est assurée de l’adéquation de leur projet avec les élus des collectivités territoriales ou organisation professionnelle en faveur du projet de l’association des usagers.

Le choix de la forme de société coopérative d’intérêt collectif constitue une adhésion à des valeurs coopératives fondamentales :

  • la prééminence de la personne humaine,
  • la démocratie,
  • la solidarité,
  • un sociétariat multiple ayant pour finalité l’intérêt au-delà de l’intérêt de ses membres,
  • l’intégration sociale, économique et culturelle dans un territoire déterminé par l’objet social. Le syndicat mixte souhaite entrer au capital de la Société pour signifier son appui à une démarche qui permettra de créer des conditions propices à la consolidation et au développement de l’activité agricole du territoire.

Le Bureau, après en avoir délibéré, à l’unanimité (1 abstention) décide :

  • de SOUSCRIRE 100 parts de 10 € de la Société Newco SA-SCIC, soit 1 000 €,
  • d’AUTORISER la Présidente à signer tous les documents relatifs à ce dossier.

mardi 15 avril 2008

Rencontre avec la Dame Blanche

Installée à Châtelus, Angélique Doucet élève des chèvres, fabrique du fromage et reçoit du public dans sa ferme. Se positionnant en harmonie avec l’environnement dans toutes ses activités, elle bénéficie naturellement de la Marque Parc.

Angélique Doucet, la bien nommée, dégage une sérénité et une douce joie de vivre contagieuses. Mais elle possède également en elle une énergie et une résistance physique hors du commun. Et de l’énergie, il en fallait pour quitter un poste d’adjointe de direction dans l’agglomération grenobloise, et pour venir, avec sa famille, s’installer à Châtelus, tout petit village du Royans, en 1998.

« Je savais que je n’étais pas faite pour travailler en ville, mais pour le monde rural ».

Sacré virage dans son parcours professionnel !

La voilà qui retape avec son mari une vieille ferme à l’abandon, et obtient un brevet professionnel de responsable d’exploitation agricole à 31 ans. En 2002, elle choisit plusieurs activités : principalement l’élevage caprin (35 chèvres) et la fabrication de fromages, mais aussi l’apiculture, l’élevage de quelques lapins, volailles et cochons, et la culture des noyers.

« Je pense que la diversification est l’avenir des exploitations de petite taille, ainsi que la vente directe. Je profite de la diversité de ce qui m’entoure : ainsi, le petit lait, non utilisé pour les fromages, sert d’alimentation aux cochons. Ma richesse tient à la taille humaine de mon exploitation.

J’aime aussi beaucoup recevoir du monde et partager mes connaissances du milieu : je fais partie du réseau d’accueil “Chambres et tables paysannes”, et je développe les activités “ferme découverte” et “ferme pédagogique”. »

Elle bénéficie de la Marque Parc, depuis 2003 pour son activité d’accueil, et depuis 2005 pour ses fromages.

« Cela représente une reconnaissance de mon travail, et du fait que je préserve et entretiens l’environnement. Le réseau de la Marque Parc permet de fédérer les énergies de personnes disséminées dans le Vercors. Nous pouvons échanger nos expériences, et envisager des actions communes, en matière de commercialisation par exemple ».

Pour aller plus loin dans cette démarche, Angélique est engagée dans une conversion en agriculture bio, avec une labellisation à l’horizon 2009 :

« Je veux montrer qu’une autre agriculture est possible, et rentable. Je propose des produits sains, qui ont de très bonnes qualités gustatives, et qui évitent l’uniformisation des goûts ».

Espérons que l’enthousiasme d’Angélique fera des émules…

lundi 23 février 2015

Le Vercors au Salon International de l’Agriculture

Un Salon au service de tout un massif

C’est la troisième année consécutive que le Parc naturel régional du Vercors est présent à la grand-messe de l’agriculture et de la ruralité à Paris Porte de Versailles. L’événement qui rassemble 68 213 visiteurs est une excellente vitrine pour les territoires et les agriculteurs. Avec le temps, le Salon International de l’Agriculture est devenu l’une des premières opérations concrètes de promotion globale à l’échelle du Vercors. Ceci représentait un réel besoin de tous les professionnels du Vercors : celui de communiquer d’une seule et même voix sous une même grande bannière. Un projet complet répondant à ce besoin est d’ores et déjà en marche. Les Communautés de Communes, le Parc du Vercors, Vercors Tourisme et les professionnels ont travaillé autour d’un plan d’action qui sera mis en place dès 2013.
JPEG - 176.5 ko

Le SIA 2012 a été perçu comme une opération de promotion et de notoriété à la fois pour le monde agricole et pour le tourisme, en réunissant divers acteurs de ces secteurs : APAP, SIVER, Vercors Lait pour l’agriculture et OTSI, GTV, ACEV pour le tourisme. Le stand du Parc naturel régional du Vercors a mis en avant toute la richesse de son agriculture de moyenne montagne : une des “pépites” à valoriser. Il était composé de producteurs, d’agriculteurs et de nombreux intervenants qui ont organisé les diverses animations.

La participation du Vercors au Salon International de l’Agriculture est un succès au niveau de la lisibilité du territoire. Après 3 ans de présence au SIA, les retours positifs ne cessent d’affluer : nombre d’articles dans la presse nationale, renseignements pour des séjours, diffusion de la distribution du Bleu du Vercors-Sassenage, collaborations hors salon entre l’agriculture et le tourisme, etc. C’est une première étape vers une promotion du massif plus lisible et cohérente. Il reste du travail, à n’en pas douter, mais au vu du succès du stand au SIA, le projet semble bien s’engager.

Extrait du Journal du Parc n°63 - Juillet 2012

Valorisation des ressources locales : La poule du Vercors

Elle est de couleur grise et présente sur le territoire du Vercors dès le début du XXe siècle. Elle comporte des qualités indéniables telles que rusticité et goût prononcé.

C’est, c’est... ?

La grise du Vercors… Gagné !

Comme pour la Villarde, elle a son fan club. Plus sérieusement, c’est grâce à la passion d’un groupe d’amateurs puis à leur détermination à inscrire la grise dans une démarche économique sur le terroir du Vercors, que cette race ancienne est entrée en sélection au Centre de Béchanne dans l’Ain depuis mars 2007.

Le projet de l’association Ouantia menée tambour battant par Evelyne Tezier (à lire, son ouvrage, La grise du Vercors) est aujourd’hui le suivant :

trouver des agriculteurs ou futurs agriculteurs intéressés pour diversifier leur production et apporter un revenu complémentaire à leur exploitation avec une production de volailles fermières « grise du Vercors ». Les Poussins issus du centre de sélection béchanne sont d’ailleurs disponibles dès début 2008. Qu’on se le dise...

mardi 15 avril 2008

Valorisation des ressources locales : La villarde

Elle est blonde, robuste et docile. Elle produit du lait particulièrement bien adapté à la fabrication des fromages à pâte molle ou persillés comme le bleu du Vercors-Sassenage.

Elle fait aussi de la viande, et en plus elle sait travailler dans des conditions difficiles… C’est, c’est ?

La villarde-de-Lans, bien sûr ! De son petit nom la villarde, l’une des espèces les plus anciennes du Vercors. Si cette vache est toujours parmi nous, nous le devons au programme de conservation de l’Institut de l’élevage lancé en 1976 et à quelques éleveurs passionnés.

On compte aujourd’hui une douzaine d’éleveurs de villardes dans le Vercors, le plus gros troupeau (35 bêtes) étant celui de Bernard Idelon et Catherine Duboucher, laquelle n’est pas par hasard présidente de l’Association pour la relance et la réhabilitation de la race bovine villarde-de-Lans. L’association de Catherine Duboucher milite aujourd’hui pour qualifier sa production, pour inscrire la villarde dans le cahier des charges de la Marque Parc, tout en continuant à la faire connaître et apprécier.

mardi 7 février 2012

2012.B 09 - Marque Parc : renouvellements et attributions de la Marque Parc « Produit du Parc »

Syndicat Mixte du Parc Naturel Régional du Vercors
Séance du Bureau Syndical du 07 février 2012

10 éleveurs bovins bénéficiant de la Marque Parc « produit du Parc » « Viande bovine », ont été audités pour le renouvellement de leur adhésion en fin d’année 2011 et début d’année 2012.

La Commission « agriculture durable » réunie le 3 février 2012 a donné un avis favorable au renouvellement de l’attribution de la Marque à ces éleveurs :

Camille BUISSON38112 Méaudre

GAEC Combe Bernard38112 Méaudre

GAEC des Colibris38112 Méaudre

Pierre ROCHAS38112 Méaudre

FERME Rony38250 St Nizier du Moucherotte

GAEC des 4 vents38250 Villard de Lans

Gilles REY38680 Chatelus

Yves LAFFONT26420 La Chapelle en Vercors

Michel BRENAT26420 La Chapelle en Vercors

GAEC Floremy26420 Vassieux en Vercors

>

3 bouchers bénéficiant de la Marque Parc « produit du Parc » « Viande bovine », ont été audités pour le renouvellement de leur adhésion en fin d’année 2011 et début d’année 2012.

La Commission « agriculture durable » réunie le 3 février 2012 a donné un avis favorable au renouvellement de l’attribution de la Marque à ces bouchers :

Boucherie BESSAYE38880 Autrans

Vercors Viande (P.Charvet)26190 St Laurent en Royans

Boucherie FERRAND26420 La Chapelle en Vercors

7 éleveurs, producteurs fermiers bénéficiant de la Marque Parc « Fromages et produits laitiers fermiers » ont été audités pour le renouvellement de leur adhésion en fin d’année 2011 et début d’année 2012.

La Commission « agriculture durable » réunie le 3 février 2012 a donné un avis favorable au renouvellement de l’attribution de la Marque à ces éleveurs :

Karine ARGOUD PUY38250 Corrençon en Vercors

Michel TERRIER38650 Saint Andéol

Danielle MEUROT26150 Vachères en Quint

Angélique DOUCET38680 Chatelus

FERME de la Bourrière38112 Méaudre

GAEC des Rapilles38360 Engins

>

1 éleveur a fait la demande pour bénéficier de la Marque Parc « Produit du Parc » « Agneaux »

La commission « agriculture durable » du 3 février 2012 a donné un avis favorable à l’attribution de la Marque Parc à cet éleveur :

Eric VALLIER38930 Chichilianne

Le Bureau, après en avoir délibéré, à l’unanimité décide :

  • de RENOUVELLER la Marque Parc « Viande Bovine » aux éleveurs et aux bouchers suivants :
    • Camille BUISSON38112 Méaudre
    • GAEC Combe Bernard38112 Méaudre
    • GAEC des Colibris38112 Méaudre
    • ROCHAS Pierre38112 Méaudre
    • FERME Rony38250 St Nizier du Moucherotte
    • GAEC des 4 vents38250 Villard de Lans
    • Gilles REY38680 Chatelus
    • Yves LAFFONT26420 La Chapelle en Vercors
    • Michel BRENAT26420 La Chapelle en Vercors
    • GAEC Floremy26420 Vassieux en Vercors
    • Boucherie BESSAYE38880 Autrans
    • Vercors Viande (P.Charvet)26190 St Laurent en Royans
    • Boucherie FERRAND26420 La Chapelle en Vercors

>

  • de RENOUVELLER la Marque Parc « Fromage et produits laitiers fermiers » aux producteurs suivants :
    • Karine ARGOUD PUY38250 Corrençon en Vercors
    • Michel TERRIER38650 Saint Andéol
    • Danielle MEUROT26150 Vachères en Quint
    • Angélique DOUCET38680 Chatelus
    • FERME de la Bourrière38112 Méaudre
    • GAEC des Rapilles38360 Engins
  • d’ATTRIBUER la Marque Parc « Agneaux » au producteur suivant :
    • Eric VALLIER 38930 Chichilianne
  • d’AUTORISER la Présidente à signer les conventions d’utilisation se rapportant à chaque attribution et renouvellement de la Marque.

mardi 15 avril 2008

Jean-François Murgat

Après avoir pris sa source au Col du Rousset, la Vernaison dévale le Vercors pour rejoindre la Bourne, par Echevis. C’est là que Jean- François Murgat s’est installé. Dans ses dix viviers alimentés par l’eau de la rivière, il élève ses truites avec patience et passion – les fameuses arc-en-ciel plébiscitées par les restaurateurs et poissonniers du Plateau.

« J’ai appris la pisciculture aux côtés de mon père qui a construit ce site en 1960 »

souligne Jean-François, qui assure chez les Murgat, la quatrième génération de pisciculteurs !

Et il y veille : de la reproduction des truites avec les premiers oeufs recueillis sur les géniteurs par massage abdominal, à la fécondation dans la bassine, l’éclosion des jeunes truites dans une écloserie alimentée par une eau de source (plus chaude que la Vernaison afin de permettre un meilleur démarrage des alevins), puis leur transfert au printemps dans les viviers… jusqu’à leur commercialisation : pas une étape n’échappe au pisciculteur, qui assure la production annuelle de 200 000 oeufs d’alevins, soit 45 tonnes de poisson/an.

« L’eau de la Vernaison se prête bien à l’élevage de truites qui nécessite une eau oxygénée donc renouvelée en permanence ».

Jean-François ne joue pas la course contre la montre :

« Il faut un an et demi pour obtenir une truite de taille commerciale, nous avons des eaux froides l’hiver, ce qui ralentit leur croissance, mais nous respectons ce rythme ; un poisson qui grandit trop vite est insipide ! ».

Le respect de la truite permet d’obtenir un produit dont la saveur est unique, ce qui colle bien à la Marque Parc qu’il a obtenue, comme trois autres de ses confrères, en 2001.

« Par notre produit, nous véhiculons l’image du Parc et de son territoire. Et la Marque, par les critères qu’elle a définis, représente pour nous une garantie d’un produit régional ».

Poisson pêché à l’épuisette, nourrit selon l’appétit (pas de ration type), découpe au couteau, respect d’une certaine densité de poissons, inférieur à 45 kg/m3 d’eau…

Pour préserver la qualité, Jean-François a préféré jouer la carte de la diversification. Les voluptueuses Fario ont rejoint les viviers, et le pisciculteur a développé, dans son atelier de fabrication, portions et truites fumées, récompensées cette année au Salon de l’Agriculture, par une Médaille d’or !