Les Blogs du Parc du Vercors

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Thème - Tourisme

mardi 2 août 2011

Tourisme et handicap. Un Vercors accessible à tous ?

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A l’image du gîte Le Pas d’Item à Vassieux, projet pilote du pôle d’excellence rurale (PER) Royans- Vercors « Une montagne accessible à tous », les initiatives se multiplient en faveur d’un Vercors adapté aux situations de handicap, définitives ou momentanées. Des projets désormais encouragés, côté Trièves, par un contrat de territoire de tourisme et loisirs adaptés (CTTLA).

« L’été dernier, nous avons réussi à faire grimper Darine, petite fille aveugle que nous accueillions à Saint-Julien-en-Vercors » se réjouit encore Annick Martin, directrice de l’association CLV Rhône-Alpes, gestionnaire de deux centres de vacances.

Comme Darine, 36 enfants et adolescents handicapés se sont mêlés aux 400 jeunes en colo au centre Les Épicéas (Méaudre) et à La Matrassière (Saint-Julien-en-Vercors) en 2010. La responsable de ces séjours en intégration aimerait tant que les choses avancent plus vite en matière d’accessibilité.

« Avant d’être une question de moyens, c’est une question de volonté et de sensibilisation car quoiqu’on en dise, le handicap fait encore souvent peur » souligne Annick Martin.

La mise en accessibilité du territoire reste d’ailleurs un vaste chantier.

« On bute encore partout sur des marches ; aucun repère sonore ou tactile ne guide les déficients visuels... Les choses bougent très très lentement » regrette le président de Vercors Handicap, Claude Terraz, qui encadre depuis 35 ans des sportifs handicapés sur les 4 Montagnes.

Pourtant, tout le monde bénéficierait de ces efforts d’accessibilité : les touristes handicapés mais aussi les familles avec poussette et tous ceux en perte, momentanée ou progressive, de mobilité, de vision, d’audition...

« Cette prise en compte du handicap nous amène à qualifier l’offre touristique pour une large clientèle. Le handicap n’est pas un prétexte, mais bien une envie de rendre le territoire accessible à tous » confirme Matthieu Lesieur, en charge du tourisme au Pays du Royans.

La mobilisation s’organise

Matthieu Lesieur, responsable d’intercommunauté est optimiste.

« Le PER engagé sur les communautés de communes Vercors et Pays du Royans de 2006 à 2009 a permis de sensibiliser les élus à la question du handicap ».

Il a aussi favorisé l’émergence de projets comme l’espace muséographique R et V, un « rêve » d’accessibilité concrétisé à Saint-Nazaire-en-Royans depuis l’été dernier ! A une quarantaine de kilomètres de là, Anne et Philippe Rabatel ont également bénéficié d’un coup de main financier pour créer un gîte adapté.

« Nous n’avons pas choisi d’ouvrir notre gîte La Chélidoine à Saint-Agnan à cause de ce PER. Mais ce fut une belle surprise pour nous ! C’était aussi l’assurance de trouver autour de nous des élus sensibilisés et d’autres porteurs de projets. Il y a désormais de nombreuses activités accessibles » se félicite la propriétaire.

Ici et là, des professionnels comme Stéphanie Jallifier et sa calèche à Vassieux, avancent en effet sur ce terrain. Sites et musées s’y attachent aussi (même les grottes de Choranche sont, à 80 %, accessibles en fauteuil !) ; les stations s’ouvrent à la pratique du handiski ; les piscines de La Chapelle, de Gresse, de St Jean-en-Royans ou de Monestier s’équipent de module de mise à l’eau ; des sentiers adaptés sont aménagés à Vassieux, à La Chapelle, à Gresse ; des circuits de découverte en VTT à assistance électrique se préparent sur le Royans...

« Et l’on pourrait faire cela sur tout le Parc, lance Alain Thomas, président de l’association de travail adapté LMDES [1] aujourd’hui engagée dans la fabrication de Mobile Dream, fauteuils électriques tout terrain [2]. Nos modèles offrent une autonomie de 100 km et grimpent jusqu’à 1 200 m de dénivelée. Silencieux, ils permettent une véritable immersion en pleine nature, une bouffée d’oxygène précieuse pour les personnes à mobilité réduite ! ».

Et les aménagements prennent plus en compte les autres handicaps, notamment visuels et auditifs. Neuf structures ont d’ailleurs déjà décroché le label national Tourisme et Handicap sur le Parc [3]. D’autres, à l’instar de La Chélidoine, espèrent l’obtenir rapidement.

L’indispensable maillage du territoire

"Avant d’être une question de moyens, c’est une question de volonté et de sensibilisation car quoiqu’on en dise, le handicap fait encore peur."

« Le PER a reveillé les initiatives côté Sud Vercors et Royans. Mais aujourd’hui cela stagne un peu. C’est dommage » regrette Jacky Casasnovas, propriétaire d’Handi Cain, premier gîte labellisé Tourisme et Handicap du Vercors.

Anne Rabatel acquiesce. « On a tous un peu la tête dans le guidon. Des réseaux ont été créés sur le Vercors comme la GTV. Pourquoi ne pas en faire de même avec le tourisme adapté ? Les initiatives se multiplient. Mais il faut mailler l’ensemble et surtout le promouvoir ! » suggère la jeune femme, prête à interpeller le Parc pour qu’il s’empare du dossier. « Ce maillage est d’autant plus urgent, que les nouvelles normes d’accessibilité effraient plus qu’elles n’encouragent à aller de l’avant. Pourtant, avec peu de moyens mais beaucoup de motivation, on peut, ensemble, trouver des solutions » soutient Annick Martin. "Avant d’être une question de moyens, c’est une question de volonté et de sensibilisation car quoiqu’on en dise, le handicap fait encore peur."

Deux questions à... Christine Detante, chargée de mission Ecotourisme et Tourisme Adapté du Trièves.

Vous orchestrez depuis trois ans la mise en place d’un contrat de tourisme et loisirs adaptés (CTTLA) sur le Trièves pour une enveloppe globale de 1,66 M , subventionnée à hauteur de 654 000 par la région Rhône-Alpes. Qu’en retire aujourd’hui le territoire ? Nous accompagnons déjà des projets, comme l’adaptation du sentier de l’eau de Gresse aux déficients visuels, d’un gîte de groupe à Chichiliane, de l’OT de Gresse ou de deux dortoirs adaptés au Tétras Lyre de Saint-Andéol... Et nous aidons l’achat de matériel adapté pour les piscines, les foyers de fond... 43 % des crédits sont déjà consommés. Mais par manque de connaissance, le tourisme adapté reste encore l’affaire de professionnels très sensibilisés aux handicaps. Nous avons réuni, le 26 mai, l’ensemble des hébergeurs, accompagnateurs et autres professionnels du tourisme pour mieux mailler le territoire. Vous espérez la création d’un véritable circuit touristique adapté dès 2012. Cela se fait-il en partenariat avec le Parc ? Depuis le départ, le Parc, qui couvre les deux tiers de notre territoire, est membre de notre comité de pilotage. Et nous travaillons aussi avec le CPIE, notamment pour le sentier adapté de l’eau de Gresse. Des actions pourraient être également menées avec le réseau de la GTV. Bien des choses restent à construire. Nos pentes compliquent les aménagements en termes d’accès notamment. Tous ensembles, nous parviendrons à faire avancer les choses.

Ils ont choisi de s’engager...

Jacky et Micheline Casasnovas, propriétaires d’Handi Cairn. Ce couple ne s’est pas contenté d’ouvrir en 2004 un gîte adapté à tout type de handicap sur la Combe de Loscence. Il a aussi acquis 2 hectares de terrain pour ouvrir un sentier de découverte jusqu’à la petite mare voisine. Ces 450 mètres de chemin ponctués de cinq bornes d’information (traduites en braille !) sur la flore, la mare et le point de vue ont été aménagés par le Parc et la commune (le contenu a été réalisé par le CPIE.

Sophie Augustin et Valérie Board, deux amies venues construire à Vassieux un ambitieux projet de gîtes accessibles (5 chalets 4/6 places depuis 2009, et 10 à terme) totalement adaptés aux handicaps moteur, auditif et mental. Elles ont décoché pour cela le soutien financier de la mutuelle Apicil (achat des 14 000 m2 de terrain) et celui du Pôle d’excellence rurale (PER) Vercors Royans qui a fait de leur Pas d’Item son projet pilote. Et Sophie s’est même formée au métier d’auxiliaire de vie et de responsable d’établissement d’économie sociale !

Anne et Philippe Rabatel, venus s’installer à Saint-Agnan pour concrétiser leur rêve : aménager dans leur maison un hébergement adapté. Après un an de dur labeur (partagé avec des amis ! ), leur Chelidoine a ouvert le 5 mars dernier. Un chemin aménagé à l’arrière de la bâtisse, puis une passerelle conduisent directement dans ce 110 m2 couleur vanille très chaleureux. Lits réhaussés, WC qui montent, jeux de contrastes entre murs et portes, coin terrasse extérieur et bientôt (ils l’espèrent) jardin d’hiver sous véranda... Adapté à tout type de handicap, leur projet a reçu le soutien du pôle d’excellence rurale (PER) du canton.

Gite Handi’caïrn

Tél. 04 75 48 24 83

contact@gite-handicairn.com

www.gite-handicairn.com

Gîte La Chélidoine

Tél. 04 75 45 19 27 - 06 87 28 09 17

info@gite-la-chelidoine.com

http://gite-la-chelidoine.com

Gite Le Pas d’Item

Tél. 09 64 18 63 01 - 06 99 67 74 76

lepasditem26@orange.fr

www.lepasditem.com

lundi 21 juin 2010

L’âne Voyageur

Fondé par Dominique Ville il y a 20 ans, l’âne Voyageur est une structure qui a été reprise par Vincent Prud’homme et Stéphane Charrais en 2006. Tous les deux accompagnateurs en montagne, ils se sont spécialisés dans les séjours accompagnés en autonomie sur le Parc naturel régional du Vercors.

Leurs objectifs sont de faire connaitre cet animal doux et très attachant qui sait se rendre utile sur les sentiers de montagnes et de sensibiliser les publics accueillis à la protection de l’environnement.

L’accueil de publics spécifiques (handicapés moteur ou mentaux, enfants en longues maladies) s’est mis en place naturellement au gré des demandes d’éducateurs ou de personnels soignants.

C’est avec beaucoup de plaisir que nous partageons des moments forts avec ces personnes dont la réceptivité aux contacts de nos ânes est quasi fusionnelle.

Aucune prétention chez Stéphane ou Vincent de faire de l’asinothérapie, ils sont simplement les médiateurs de ces rencontres entre l’homme et l’animal. Ils expliquent, rassurent, encadrent les groupes afin que la rencontre se passe en douceur et dans un climat serein.

Ce sont les ânes (Vanille, Roméo, Karamelle, Napo…) qui créent l’étincelle de magie que l’on aperçoit à travers un sourire, un regard ému, un gros câlin contre l’encolure… ils sont fidèles à l’homme et rendent au centuple l’affection qu’on leur porte. Si par le passé, certains les ont associés à la bêtise ou l’entêtement, il suffit de quelques heures passées en leurs compagnies pour chasser ces idées reçues. L’âne possède de longues oreilles car il sait écouter, il est de petite taille pour se faire caresser, robuste pour mieux nous porter et les enfants, en premier, savent l’apprécier… Les ânes font partie intégrante de l’histoire du Vercors, ils se sont rendus utiles dans de nombreux métiers : bergers, paysans, charbonniers, meuniers, colporteurs… et c’est maintenant sur les sentiers de randonnée qu’ils continuent de nous servir, pour notre plus grand plaisir.

Le Journal du Parc : Quels sont les principaux fondements de votre association ?

L’écologie est au cœur de nos préoccupations avec trois axes majeurs.
- La relocalisation : nous centrons nos activités sur le Vercors et évitons les déplacements gros consommateurs en énergie et travaillons en réseau localement avec les producteurs du Vercors.
- L’autonomie : nous privilégions les petits producteurs locaux pour la confection des repas. Nous proposons des aliments naturels issus de l’agriculture biologique et de l’agriculture paysanne du Vercors.
- La décroissance : nous basons notre fonctionnement sur des principes de gestions originaux et solidaires où pouvoir, croissance et profit ne sont plus les buts ultimes. Nous travaillons sur la possibilité de proposer à notre clientèle une plus grande qualité de service et de prestation tout en conservant des tarifs accessibles au plus grand nombre.

Consommer moins mais mieux, aller moins loin (rester en France dans notre région) mais gagner en profondeur, proposer des séjours courts (de 4 à 7 jours) mais augmenter l’intensité et l’authenticité des instants vécus. Véhiculer des valeurs qui ne sont pas monnayables comme l’émotion, l’émerveillement ou encore la disponibilité et la convivialité.

Contact :

Vincent Prud’homme et Stéphane Charrais pour l’âne Voyageur, La Chapelle-en-Vercors. http://www.randoanevercors.com

mardi 21 septembre 2010

Fenêtre avec vue

Une “fenêtre paysagère”, c’est une trouée de petite taille dans la forêt permettant d’admirer un beau point de vue. Le Parc du Vercors en a aménagé dix-sept sur tout le territoire, pour le plus grand bonheur des habitants et des visiteurs.

L’idée a vu le jour en 2004 au sein de la commission forêt du Parc. Une enquête, lancée auprès de tous les acteurs de terrain, a permis d’identifier une centaine de lieux où une intervention humaine serait la bienvenue.

Un tri a été effectué, en fonction de l’intérêt paysager des sites, et de leur répartition sur tout le territoire. Dix-sept points de vue ont finalement été sélectionnés, et les travaux ont débuté en 2006. Ces travaux de bûcheronnage consistent à couper des arbres et des arbustes pour dégager des “fenêtres paysagères”.

Le budget pour l’ensemble des sites s’élève à 65 000 e, financés par la Région Rhône-Alpes et par l’État.

Le plus gros chantier est celui des gorges du Furon avec un coût de 34 830 € (Crédit Région). Le but : rendre davantage visibles les falaises, les grottes et les résurgences depuis la route et depuis les sentiers de randonnée.

Deux à trois fenêtres paysagères devraient être réalisées d’ici la fin de l’année dans le massif des Coulmes et à Lus-la-Croix-Haute sur un sentier de La Jarjatte.

“Nous avons de très bons retours, de nombreux compliments des habitants et des randonneurs. C’est très bien perçu”, se réjouit Denis Pellissier, chargé de mission forêt au Parc du Vercors. “Il nous reste à poser des panneaux informatifs et permettre un entretien local en lien avec la commune. Et peut-être, sur certains sites, installer des équipements spécifiques pour la lecture du paysage…”

Contact : Denis Pellissier

jeudi 18 avril 2013

2013.B 21 - Reconduction d’un emploi contractuel de chargé de l’animation des réseaux touristiques à temps non complet de 26 heures

Dans le cadre de sa stratégie touristique, le Parc a formalisé la relation avec les prestataires sous forme des réseaux permettant, à la fois, de travailler sur des orientations communes mais aussi de fédérer les attentes en vue d’une promotion globale.

Les principales réalisations depuis Août 2011, sur le poste d’animation des réseaux touristiques , sont :

  • redynamisation de la marque Parc hébergeurs : site web, suivi des audits de renouvellement, journée du réseau, suivi des évolution nationales de la Marque Parc,
  • suivi de l’association des GTV, site web, préparation du renouvellement de la convention,
  • suivi de l’association de l’ACEV, préparation du renouvellement de la convention,
  • diagnostic pour la création du réseau des sites touristiques.

En vue de l’importance de ces 4 réseaux touristiques et de la nécessité d’animation et de structuration en cours, il convient de renouveler le poste de chargé de mission.

Le Bureau, après en avoir délibéré, à l’unanimité décide :

  • d’ACCEPTER la reconduction d’un emploi contractuel à temps non complet de 26 heures de chargé de mission pour l’animation des réseaux touristiques pour une durée d’un an à compter du 1er septembre 2013, en application de l’article 3-3-2 de la loi du 12 mars 2012,
  • de DIRE que sa rémunération sera calculée par référence à la grille des ingénieurs territoriaux, à l’indice brut 513 – indice majoré 441,
  • d’AUTORISER la Présidente à signer tous les actes et pièces relatifs à ce dossier.

mardi 21 septembre 2010

AST - Alimentation, Santé et Territoire : un projet de territoire autour des circuits

Aujourd’hui, le programme Alimentation Santé et Territoire s’étend progressivement à l’ensemble du territoire et a pour objectifs majeurs :

  • d’améliorer la qualité des repas en restauration collective publique et privée, notamment en lien avec les cantines scolaires et les centres de vacances de l’ACEV,
  • de conforter l’économie du territoire en favorisant la production et la consommation de produits bio et locaux,
  • de favoriser le respect de l’environnement en limitant notamment les transports de marchandises,
  • de promouvoir et valoriser le territoire au travers de la qualité de ses productions agricoles, accessibles à terme au plus grand nombre à des coûts respectant le consommateur et le producteur.

Les enjeux du programme AST

Le programme AST s’inscrit tout naturellement au coeur des grands principes du développement durable, via ses trois piliers que sont l’impact environnemental, social et économique :

Impact environnemental :

Vers une production toujours plus respectueuse de l’environnement

  • L’augmentation des productions biologiques par un accompagnement des agriculteurs du Vercors participe à la préservation de notre environnement.
  • L’utilisation et le développement de productions agricoles en circuit court favorisant la proximité, permet de limiter les transports tout en utilisant des produits de saison.
Impact social :

Une alimentation saine, équilibrée et diversifiée

  • Promouvoir la consommation des produits locaux et biologiques auprès des habitants du territoire, c’est contribuer à développer l’éveil au goût et à une alimentation équilibrée, de qualité qui a des impacts positifs sur la santé.
  • C’est aussi soutenir l’agriculture du Vercors en l’accompagnant dans la diversification de ses productions.
  • Et c’est affirmer l’identité d’un terroir.
Impact économique :

Mettre en cohérence l’offre et la demande de façon harmonieuse et respectueuse pour le consommateur comme le producteur

  • Le développement des produits issus de l’agriculture biologique et cultivés en circuit court sur le territoire ou à proximité, favorise la création d’emplois grâce à l’augmentation de la production nécessaire pour répondre à la demande et à la diversification des produits.
  • AST c’est maintenir et développer localement une activité économique dans les domaines de l’agriculture, du tourisme et des services tout en donnant une place de choix au Vercors en termes d’image, d’innovation et d’exemplarité.

« En 2005, le Parc du Vercors a mis en place le programme « Alimentation, Santé et Territoire » en lien avec des centres de vacances de l’ACEV (Association des Centres de vacances pour Enfants en Vercors). Puis, a été menée en 2008 une expérimentation sur quatre cantons (Villard-de-Lans, La Chapelle-en-Vercors, St-Jean-en- Royans et Pont-en-Royans) afin de cerner l’offre et la demande et d’accompagner des projets tests sur de nombreuses communes (cantines scolaires notamment). »

Franck Girard, vice-président chargé du développement économique.

jeudi 11 août 2011

Nouvelle saison pour les gardes verts du Parc

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Depuis 1993, le mois de mai de chaque année donne le départ de la mission saisonnière de la garderie verte du Parc. Jusqu’en octobre, ce sont six mois de présence marquée sur le terrain où les gardes veillent au grain...

C’est Stéphane Fayollat, responsable des sentiers du Parc, qui coordonne l’équipe depuis ces six dernières années. Il prépare en amont les missions de chacun, assure la logistique et l’administratif liés à leur activité. Auprès d’eux tout au long de ce semestre et en coulisse depuis la Maison du Parc, il récolte en octobre les informations transmises par les gardes pour en faire une synthèse, une sorte d’état des lieux annuel des plus utiles pour les projets à venir.

Six gardes verts arpentent ainsi le terrain du printemps à la fin de l’automne pour des missions aussi riches que variées souvent accomplies en collaboration très étroite avec les communes de leur secteur.

Pluridisciplinaires...

Dans leur mission, une grande partie de leur temps est consacrée à la gestion des sentiers de randonnée en collaboration avec les associations locales. Les gardes assurent l’entretien de la signalétique et sa mise à jour en fonction des éditions de carto-guides, ainsi que le balisage des itinéraires.

L’accueil et l’information au public rencontré sur ces mêmes sentiers est également au cœur de leur fonction. Sensibiliser les randonneurs ou les simples visiteurs aux comportements vertueux à observer dans la nature est primordial. Car il n’est pas rare de constater que le respect des lieux est encore souvent loin de leurs préoccupations. À la différence des gardes de la Réserve, leur rôle s’arrête à l’information et à la prévention. Non assermentés, ils ne peuvent par conséquent dresser de procès verbaux aux éventuels contrevenants.

La relation avec les acteurs locaux est un élément clé de leur mission. De l’agriculteur au chasseur en passant par les élus, les responsables touristiques, les randonneurs, les vététistes... les divergences d’intérêts sont multiples. Les gardes endossent le rôle de médiateur dont la priorité reste la gestion et le partage raisonnés de ce territoire protégé. Auprès des communes de leurs secteurs, ils peuvent également être appelés à participer à la mise en place de manifestations locales.

Dans leur tâche, les gardes verts se doivent aussi d’être les observateurs scientifiques de la faune et de la flore. Suivi de réintroduction comme celle du gypaète barbu, recensement et inventaire des espèces, autant d’informations collectées sur le terrain qui viennent alimenter et optimiser la base de connaissances déjà bien étoffée du Parc mise à disposition des scientifiques et passionnés.

Tour à tour observateur, ambassadeur, médiateur, technicien, et porte-parole, le garde vert est par essence pluri-disciplinaire. Véritable fil d’Ariane entre le terrain, les acteurs locaux et le Parc, son action est aujourd’hui reconnue et sa présence attendue !

Portrait des 6 gardes verts.

jeudi 14 mars 2013

2013.B 11 - Programme de diversification des stations durables POIA Vercors -Action 5. : Animation et promotion globale

Contenu de l’action :

Le financement du poste d’animation et d’ingénierie pour l’année n+4 du programme, de juillet 2013 à décembre 2013.

Le financement du poste à temps partiel pour la mise en place de la promotion globale de juillet 2013 à décembre 2013.

Objectifs :

  • Mettre en œuvre les actions transversales,
  • Coordonner et animer le programme par secteurs,
  • Mettre en place une procédure de suivi et d’évaluation,
  • Accompagner la mise en place de la promotion globale,
  • Assurer le suivi administratif et financier. Plan de financement :
DEPENSES RECETTES
Salaires : Fct Conseil Régional (80%) 37 960,00
1 ETP sur 6 mois + les charges 25 020,00 FEDER (0%) 0,00
Secrétariat 6 255,00 Autofinancement (20%) 9 490,00
1 poste à 70 % sur 6 mois + les charges 13 125,00
Suivi administratif 3 050,00
TOTAL 47 450,00 TOTAL 100% 47 450,00

Le Bureau, après en avoir délibéré, à l’unanimité décide :

  • d’APPROUVER l’opération Animation et promotion globale / action 5. du programme de diversification des stations durables POIA Vercors et son plan de financement,
  • d’AUTORISER la Présidente à signer tous actes et pièces relatifs à ce dossier.

jeudi 3 mai 2012

2012.B 26 - Création d’un emploi contractuel à temps non complet de 26 h de chargé de mission pour l’animation du programme Alimentation Santé Territoire

Il est rappelé que le programme de relance des Grandes Traversées du Vercors (2005-2009) avait été l’occasion d’embaucher sur opération deux chargés de mission.

Avec une volonté de marquer la dégressivité de l’intervention du Parc sur ce programme et d’une prise d’autonomie de l’Association des prestataires des GTV, le temps de travail du Parc a diminué en plusieurs étapes.

Août 2009 : CDD de 3 ans « Animation des réseaux d’hébergeurs », les missions se répartissent comme suit :

    • 50% GTV,
    • 50% réseaux Marque Parc, Panda, Acev. Depuis Janvier 2010, la chargée de mission occupe un poste mixte comme suit, intégrant les besoins en ingénierie sur le programme AST :
    • 10% GTV (et mise en place d’une première convention de 3 ans stipulant les engagements des 2 parties),
    • 10% ACEV (renouvellement de la convention de 3 ans qui stipule désormais ce taux),
    • 30% MARQUE PARC / PANDA,
    • 50% AST. Après de 2 ans de fonctionnement sur ce système, le départ annoncé de la chargée de mission nous permet de mesurer que ce poste mixte montre un certain nombres de limites :
    • l’Association GTV est un réseau en forte progression (160 adhérents à ce jour) qui nécessite un accompagnement plus important.
    • L’ACEV reste un partenaire fortement engagé dans différents programme et actions initiés par le Parc et doit aussi être accompagné.
    • Les hébergeurs « Marque Parc » ont bénéficié d’une mise à plat importante par l’intermédiaire du suivi et des audits de renouvellement, mais un travail de fond reste à faire en thématisant plus leur positionnement (nature, bien être, engagement dans les défis énergétiques actuels, valorisation du territoire, intégration des produits locaux dans la restauration...), mais aussi afin de rendre ce réseau plus lisible par de meilleures actions de promotion.
    • Les Gîtes Panda (intégrés de fait à la Marque Parc) souffrent d’un manque d’animation de WWF et méritent une intervention ciblée afin de leur redonner un positionnement nature fort au sein du réseau Marque Parc.
    • Dans le cadre de la promotion Vercors, ces différents réseaux peuvent tenir une place de choix car ils risquent de fédérer une grande partie de l’implication des prestataires dans les orientation et le financement du projet.
    • Enfin, un nouveau réseau, celui des sites touristiques, est en train d’émerger et pourrait demander un accompagnement du Parc au démarrage.
    • Le programme AST est en progression et demande un investissement de plus en plus important si l’on veut suivre les objectifs prévus. Par ailleurs, ce programme rentre dans une phase active qui demande une spécialisation plus forte et probablement un profil de compétence plus ciblé. Dans ce contexte, et afin de répondre aux nouveaux enjeux sur les réseaux touristiques et sur le programme AST, il est proposé de créer 2 postes distincts à temps non complet et ce à budget constant.

Pour mener à bien cette action, il est nécessaire de créer un emploi contractuel de chargé de mission , dont la mission s’articule autour des actions suivantes :

    • mise en œuvre et suivi des actions du programme 2011/2013
    • suivi et animation du Groupe Technique et du Comité de Pilotage, interface entre les différents acteurs du programme,
    • suivi administratif et financier (notamment en lien avec le Chargé de mission Agriculture),
    • information, sensibilisation et accompagnement porteurs de projets. Cette mission nécessite les qualités suivantes :
    • Qualités relationnelles,
    • Qualités rédactionnelles,
    • Connaissances spécifiques des circuits-courts, en lien avec l’agriculture, la santé, l’alimentation, la bio… Ce poste sera financé sur opération à 80 %.

Le Bureau, après en avoir délibéré, à la majorité (moins une abstention) décide :

  • d’ACCEPTER la création d’un emploi contractuel à temps non complet de 26 heures de chargé de mission « Alimentation Santé Territoire » pour une durée d’un an à compter du recrutement, en application des alinéas 5 et 7 de la loi du 26 janvier 1984,
  • de DIRE que sa rémunération sera calculée par référence à la grille des ingénieurs territoriaux, à l’indice brut 513 – indice majoré 441,
  • d’AUTORISER la Présidente à signer tous les actes et pièces relatifs à ce dossier.

vendredi 19 octobre 2012

On part à Die ... à bicyclette !

Tandis que le Vélo à Assistance Électrique (VAE) se développe en milieu urbain, il débarque aussi cet été dans le Diois, à la fois pour les touristes et pour les habitants, grâce à David Caqueret, créateur de la société À Bicyclette, à Die.

“Le vélo, mode de déplacement doux et non polluant, permet un contact direct avec la nature. Mais un relief trop accidenté dissuade les personnes peu sportives. Les Vélos à Assistance Électrique (VAE) rendent l’activité plus accessible en diminuant l’effort physique nécessaire. On a l’impression de pédaler sur du plat, même quand on est dans une côte raide ! Je souhaite développer cette activité en adéquation avec l’état d’esprit du Diois, où l’on respecte l’environnement dans lequel on vit”, expose David Caqueret.

David CaqueretOuverte le 1er juin, sa boutique, située dans le centre de Die, propose des VAE à deux types de clients : pour les touristes, une location à la journée ou la demi-journée, et pour les habitants, une formule à la semaine ou au mois. Des remorques, des sièges pour enfant et des pousseurs - c’est-à-dire des vélos pour enfant accrochés par une barre à celui des parents - sont fournis gratuitement. Le volet tourisme comporte des road books sur des circuits d’une quarantaine de kilomètres, ponctués de sites remarquables, d’activités à découvrir, et de producteurs ou artisans à rencontrer. Une façon originale de découvrir le Diois sans transpirer !

Pour les habitants, David Caqueret a concocté des tarifs très avantageux grâce à une aide de la Communauté de Communes : 15 € la semaine et 50 € le mois. “L’équivalent d’un plein d’essence. Mon but, c’est de faire changer les mentalités. Le VAE permet d’aller travailler sans voiture, et de décompresser au retour, ou bien de se rendre au marché de Die sans galérer pour se garer. Comme on pédale en silence, on voit souvent des animaux, qui ne nous entendent pas arriver.” Et David Caqueret, qui n’a pas le nez dans le guidon, a déjà d’autres projets en tête, comme des circuits de découverte du Vercors en VAE sur deux ou trois jours, avec arrivée et départ à la gare de Die. À suivre donc... à bicyclette !

A bicyclette, 18 rue de l’Armellerie 26150 Die

Tél : 04 75 21 08 51 ou 06 42 00 23 73

http://www.a-bicyclette.com

Un VAE, c’est quoi ? C’est un vélo doté d’une batterie au lithium et d’un petit moteur. Dès qu’on pédale, le moteur se met en marche et accélère l’allure. Comme si un autre cycliste, assis sur un tandem imaginaire, pédalait derrière vous pour vous soulager ! La batterie possède de 40 à 60 kilomètres e montagne. Considérés comme des bicyclettes, ces vélos peuvent être utilisés sur les pistes, les bandes cyclables et les voies vertes. Ils ne sont pas soumis à une assurance spécifique ni à une obligation de port du casque. Les vingt-cinq vélos de David Caqueret sont de fabrication alle- mande, haut de gamme et très fiables. Ils possèdent huit vitesses et sont typés ville, avec une position assise assez droite. David Caqueret

Extrait du Journal du Parc n°63 - Juillet 2012

jeudi 18 avril 2013

2013.B 24 - Étude de faisabilité et de préfiguration d’un centre de ressources sur la mobilité à l’échelle du PNR Vercors - demande de subvention au FEDER‑POIA

Les bilans Carbone des territoires de montagne (PNR, stations…) ont tous montré le poids majeur de la mobilité dans les émissions de GES. De nombreuses initiatives ont déjà été prises par les collectivités de ces territoires pour limiter ces impacts : mobilité électrique, VAE, covoiturage.... Dans le cadre d’une étude dirigée par la Région Rhône-Alpes, le PNR du Vercors a réalisé en 2012 un diagnostic des mobilités à l’échelle de son territoire. Ce diagnostic a permis de bien identifier les besoins et les manques en matière de développement de modes alternatifs à l’utilisation des véhicules individuels.

La réponse pour les collectivités locales du PNR passe donc par 5 priorités :

  • 1. Une organisation et une promotion pour de nouvelles formes d’utilisation des véhicules individuels.
  • 2. Une amélioration du taux d’occupation des véhicules.
  • 3. Une amélioration des offres de services et nouvelles offres en matière de transports collectifs.
  • 4. Une meilleure organisation de la chaîne multimodale par des services nouveaux, notamment sur l’information multimodale dans un contexte de montagne à cheval sur 2 départements et 2 SIM (système d’information multimodal).
  • 5. Une amélioration de l’offre de services et d’infrastructures pour des modes actifs (marche, vélo et VAE).

Pour développer ces 5 éléments, le PNR et les collectivités sont convaincus que la réponse tient en partie à la technologie mais surtout à l’animation des changements de comportements et aux soutiens des initiatives locales.

Le projet présenté consiste à étudier la faisabilité et réunir les conditions pour la création d’un centre de ressources sur la mobilité à l’échelle du PNR Vercors. Cette agence de mobilité aura pour fonction de coordonner, gérer l’information sur les différents modes de transport, renseigner les usagers et les relais territoriaux (Offices du tourisme, Mairies, hébergeurs) et développer une animation à destination de la population sur les changements de comportement nécessaire pour la réussite des nouveaux modèles proposés, accompagner les initiatives du territoire et veiller à l’harmonisation des politiques locales en matière d’infrastructures et de services de transports.

Contenu de l’étude :

Pour atteindre ce but, le Parc du Vercors souhaite conduire en coordination avec les partenaires locaux une étude de préfiguration avec pour objectifs :

  • Définir précisément, en collaboration étroite avec les collectivités et les AOT, le périmètre des missions non prises en charges par les autorités organisatrices de transport et sur lesquelles de vrais effets d’échelle pourraient être obtenus,
  • Préciser les besoins d’accompagnement des initiatives locales dans ces nouveaux domaines de la mobilité (covoiturage, autopartage, transport à la demande, colisportage…),
  • Identifier les acteurs existants susceptibles d’intervenir ou de réaliser certaines de ces missions,
  • Définir les scénarios de gouvernance et le mode de structuration de ce centre de ressources,
  • Identifier les besoins en ressources humaines internes et externes (partenaires),
  • Chiffrer précisément les coûts et financements.

Cette phase de préfiguration devra conforter la mise en place d’outils et d’initiatives locales par une animation et une assistance aux projets déjà identifiés dans les domaines suivants :

  • 1)Animation de la politique de covoiturage dans ses différentes dimensions :
  • covoiturage domicile-travail,
  • covoiturage touristique,
  • covoiturage de proximité,
  • déploiement de points de covoiturage spontané,
  • colisportage de produits du terroir vers les villes portes et interne au territoire,
  • 2)Animation de la politique vélo et VAE,
  • 3)Réorganisation des transports avec l’arrivée du câble.

PLAN DE FINANCEMENT

Coût total du projet : 65 500 € TTC

DEPENSESMontant TTCRESSOURCESMontant%
Animation et gestion du projet 19 000 € FEDER-POIA 52 400 € 80 %
Étude de faisabilité et de préfiguration 30 000 € Autofinancement PNRV 13 100 € 20 %
Animation du volet touristique 16 500 €
TOTAL65 500 €65 500 €

Le Bureau, après en avoir délibéré, à l’unanimité décide :

  • d’ACCEPTER le plan de financement de l’opération,
  • de SOLLICITER le concours du FEDER-POIA (Objectif Compétitivité régionale et emploi - Programme Opérationnel Interrégional MASSIF DES ALPES 2007 – 2013),
  • d’AUTORISER la Présidente à solliciter ces subventions auprès des différents partenaires et à signer tous les documents et pièces nécessaires.

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