Les Blogs du Parc du Vercors

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Thème - Agriculture

mardi 21 septembre 2010

AST - Alimentation, Santé et Territoire : un projet de territoire autour des circuits

Aujourd’hui, le programme Alimentation Santé et Territoire s’étend progressivement à l’ensemble du territoire et a pour objectifs majeurs :

  • d’améliorer la qualité des repas en restauration collective publique et privée, notamment en lien avec les cantines scolaires et les centres de vacances de l’ACEV,
  • de conforter l’économie du territoire en favorisant la production et la consommation de produits bio et locaux,
  • de favoriser le respect de l’environnement en limitant notamment les transports de marchandises,
  • de promouvoir et valoriser le territoire au travers de la qualité de ses productions agricoles, accessibles à terme au plus grand nombre à des coûts respectant le consommateur et le producteur.

Les enjeux du programme AST

Le programme AST s’inscrit tout naturellement au coeur des grands principes du développement durable, via ses trois piliers que sont l’impact environnemental, social et économique :

Impact environnemental :

Vers une production toujours plus respectueuse de l’environnement

  • L’augmentation des productions biologiques par un accompagnement des agriculteurs du Vercors participe à la préservation de notre environnement.
  • L’utilisation et le développement de productions agricoles en circuit court favorisant la proximité, permet de limiter les transports tout en utilisant des produits de saison.
Impact social :

Une alimentation saine, équilibrée et diversifiée

  • Promouvoir la consommation des produits locaux et biologiques auprès des habitants du territoire, c’est contribuer à développer l’éveil au goût et à une alimentation équilibrée, de qualité qui a des impacts positifs sur la santé.
  • C’est aussi soutenir l’agriculture du Vercors en l’accompagnant dans la diversification de ses productions.
  • Et c’est affirmer l’identité d’un terroir.
Impact économique :

Mettre en cohérence l’offre et la demande de façon harmonieuse et respectueuse pour le consommateur comme le producteur

  • Le développement des produits issus de l’agriculture biologique et cultivés en circuit court sur le territoire ou à proximité, favorise la création d’emplois grâce à l’augmentation de la production nécessaire pour répondre à la demande et à la diversification des produits.
  • AST c’est maintenir et développer localement une activité économique dans les domaines de l’agriculture, du tourisme et des services tout en donnant une place de choix au Vercors en termes d’image, d’innovation et d’exemplarité.

« En 2005, le Parc du Vercors a mis en place le programme « Alimentation, Santé et Territoire » en lien avec des centres de vacances de l’ACEV (Association des Centres de vacances pour Enfants en Vercors). Puis, a été menée en 2008 une expérimentation sur quatre cantons (Villard-de-Lans, La Chapelle-en-Vercors, St-Jean-en- Royans et Pont-en-Royans) afin de cerner l’offre et la demande et d’accompagner des projets tests sur de nombreuses communes (cantines scolaires notamment). »

Franck Girard, vice-président chargé du développement économique.

jeudi 26 janvier 2012

2012.B 03 - Avenant pour la prolongation du GIS Alpes-Jura

En 2008, le Parc du Vercors s’est engagé par convention à la création du Groupement d’Intérêt Scientifique Alpes-Jura, (GIS Alpes-Jura), avec 3 autres PNR, (Chartreuse, Massif des Bauges et Haut Jura), ainsi que des Conseils Généraux, les Chambres d’Agriculture, pour une durée de 4 ans. Il s’agit d’un groupement de recherche et de diffusion de connaissances sur les relations entre l’agriculture, la société et les activités dans les territoires de montagne.

La délibération votée au Bureau du 13 décembre dernier concernant le projet de recherche « RessTerr » dans le cadre du programme PSDR, (Pour et Sur le Développement Rural), s’inscrit dans ce GIS ainsi que le travail engagé autour de l’agriculture à Haute Valeur Naturelle (HVN).

Afin de finaliser les actions de recherche-développement engagées, de poursuivre la valorisation et la communication des travaux réalisés, d’évaluer le programme 2008-2011 et de structurer la mise en place d’un nouveau programme de Recherche-Développement, il est proposé par un avenant à la convention de la prolonger d’un an, jusqu’au 28 février 2013.

Rappel : la cotisation annuelle pour les PNR est de 1000 €.

Le Bureau, après en avoir délibéré, à l’unanimité décide :

  • d’ACCEPTER de prolonger d’un an la convention GIS Alpes-Jura jusqu’au 28 février 2013,
  • d’AUTORISER la Présidente à signer l’avenant à la convention GIS Alpes-Jura.

jeudi 5 avril 2012

2012.B 17 - Reconduction d’un emploi contractuel à durée indéterminée à temps complet de Chargé de mission Agriculture

L’emploi de chargé de mission Agriculture arrive à échéance le 31 août 2012.

En application de la loi du 26 juillet 2005, il est précisé que cet emploi ayant fait l’objet de contrats successifs de 6 ans, seule une reconduction pour une durée indéterminée est possible par décision expresse.

Le Bureau, après en avoir délibéré, à l’unanimité décide :

  • d’ACCEPTER de RECONDUIRE l’emploi contractuel à durée indéterminée de Chargé de mission Agriculture à temps complet à compter du 1er septembre 2012,
  • de DIRE que sa rémunération, pour un temps complet, sera calculée sur la base de l’indice brut 864 – indice majoré 706 de la grille des ingénieurs territoriaux,
  • d’AUTORISER la Présidente à signer tous actes et pièces relatifs à ce dossier.

jeudi 18 avril 2013

2013.B 30 - Point sur la situation de l’APAP et stratégie 2013

Dans une lettre du Président de l’APAP à la Présidente du Parc, en date du 9 avril 2013, l’association fait état de ses difficultés financières et du déclenchement d’une procédure d’alerte financière décidée par la commissaire aux comptes à l’issue du conseil d’administration du 02 avril 2013.

L’association informe qu’elle a initié une réduction de sa structure en personnel par le licenciement d’une secrétaire et s’engage par ailleurs à réaliser en 2013 une diminution de 15 000 euros sur ses charges de fonctionnement et à mettre en œuvre une procédure de DLA.

Par ce courrier, l’APAP sollicite également un soutien financier immédiat de 30 000 euros au titre d’une subvention de fonctionnement.

Le Bureau, après en avoir délibéré, à l’unanimité décide :

  • de DEMANDER officiellement à l’APAP de confirmer la mise en place d’une démarche de DLA dans les plus brefs délais,
  • d’APPORTER une aide financière à l’APAP, à l’issue du DLA et en tant que de besoin, à hauteur d’un montant de 15 000 euros,
  • de PRESENTER une DM en ce sens au Comité syndical du juin 2013.

2012.B 12 - Avenant au PSADER Vercors

Début 2010, le Parc du Vercors s’est engagé par convention avec la Région Rhône-Alpes dans un Projet Stratégique pour l’Agriculture et le Développement Rural, (PSADER), pour une durée de 5 ans, (jusqu’au 25 février 2015), avec un montant de subvention possible de 1 545 960 €.

En 2 ans, seulement 20 % environ des crédits de subvention ont été attribués par les commissions du PNRV qui ont fonction de comité de pilotage PSADER : la commission agriculture durable et la commission forêt. Ces 2 commissions souhaitent travailler sur un avenant au programme PSADER pour principalement 3 raisons :

  • plusieurs projets de partenaires du PNRV n’ont pas pu bénéficier des fonds de la Région via le PSADER Vercors car les fiches actions n’étaient pas écrites pour ce type de projets,
  • la Région a pris une nouvelle délibération PSADER qui a été présentée le 02 mars 2012 et qui peut permettre de soutenir d’autres projets que ceux que l’on avait pensés en 2009,
  • seulement 20 % environ des crédits attribués au bout de 2 ans.

3 objectifs dans cette nouvelle délibération :

  • valoriser les potentiels du territoire :
    • valoriser durablement les ressources agricoles et forestières,
    • favoriser l’émergence de nouveaux potentiel d’activité économique en milieu rural,
    • développer les services environnementaux de l’agriculture et la forêt,
  • garantir les équilibres au sein du territoire :
    • garantir un usage agricole des espaces sous pression foncière,
    • développer une ’gestion collective’ du multi-usage de l’espace rural,
    • dynamiser les espaces en déprise agricole,
  • développer la valeur ajoutée sur le territoire :
    • par les filières agricoles, artisanales et industrielles locales (alimentation, bois, énergie),
    • par le développement des marchés de proximité.

Le Bureau, après en avoir délibéré, à l’unanimité décide :

  • de DECIDER de faire une demande d’avenant au PSADER Vercors auprès de la Région,
  • d’AUTORISER la Présidente à signer tous actes et pièces relatives à cette demande.

mardi 15 avril 2008

Jean-François Murgat

Après avoir pris sa source au Col du Rousset, la Vernaison dévale le Vercors pour rejoindre la Bourne, par Echevis. C’est là que Jean- François Murgat s’est installé. Dans ses dix viviers alimentés par l’eau de la rivière, il élève ses truites avec patience et passion – les fameuses arc-en-ciel plébiscitées par les restaurateurs et poissonniers du Plateau.

« J’ai appris la pisciculture aux côtés de mon père qui a construit ce site en 1960 »

souligne Jean-François, qui assure chez les Murgat, la quatrième génération de pisciculteurs !

Et il y veille : de la reproduction des truites avec les premiers oeufs recueillis sur les géniteurs par massage abdominal, à la fécondation dans la bassine, l’éclosion des jeunes truites dans une écloserie alimentée par une eau de source (plus chaude que la Vernaison afin de permettre un meilleur démarrage des alevins), puis leur transfert au printemps dans les viviers… jusqu’à leur commercialisation : pas une étape n’échappe au pisciculteur, qui assure la production annuelle de 200 000 oeufs d’alevins, soit 45 tonnes de poisson/an.

« L’eau de la Vernaison se prête bien à l’élevage de truites qui nécessite une eau oxygénée donc renouvelée en permanence ».

Jean-François ne joue pas la course contre la montre :

« Il faut un an et demi pour obtenir une truite de taille commerciale, nous avons des eaux froides l’hiver, ce qui ralentit leur croissance, mais nous respectons ce rythme ; un poisson qui grandit trop vite est insipide ! ».

Le respect de la truite permet d’obtenir un produit dont la saveur est unique, ce qui colle bien à la Marque Parc qu’il a obtenue, comme trois autres de ses confrères, en 2001.

« Par notre produit, nous véhiculons l’image du Parc et de son territoire. Et la Marque, par les critères qu’elle a définis, représente pour nous une garantie d’un produit régional ».

Poisson pêché à l’épuisette, nourrit selon l’appétit (pas de ration type), découpe au couteau, respect d’une certaine densité de poissons, inférieur à 45 kg/m3 d’eau…

Pour préserver la qualité, Jean-François a préféré jouer la carte de la diversification. Les voluptueuses Fario ont rejoint les viviers, et le pisciculteur a développé, dans son atelier de fabrication, portions et truites fumées, récompensées cette année au Salon de l’Agriculture, par une Médaille d’or !

lundi 23 février 2015

Le Vercors au Salon International de l’Agriculture

Un Salon au service de tout un massif

C’est la troisième année consécutive que le Parc naturel régional du Vercors est présent à la grand-messe de l’agriculture et de la ruralité à Paris Porte de Versailles. L’événement qui rassemble 68 213 visiteurs est une excellente vitrine pour les territoires et les agriculteurs. Avec le temps, le Salon International de l’Agriculture est devenu l’une des premières opérations concrètes de promotion globale à l’échelle du Vercors. Ceci représentait un réel besoin de tous les professionnels du Vercors : celui de communiquer d’une seule et même voix sous une même grande bannière. Un projet complet répondant à ce besoin est d’ores et déjà en marche. Les Communautés de Communes, le Parc du Vercors, Vercors Tourisme et les professionnels ont travaillé autour d’un plan d’action qui sera mis en place dès 2013.
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Le SIA 2012 a été perçu comme une opération de promotion et de notoriété à la fois pour le monde agricole et pour le tourisme, en réunissant divers acteurs de ces secteurs : APAP, SIVER, Vercors Lait pour l’agriculture et OTSI, GTV, ACEV pour le tourisme. Le stand du Parc naturel régional du Vercors a mis en avant toute la richesse de son agriculture de moyenne montagne : une des “pépites” à valoriser. Il était composé de producteurs, d’agriculteurs et de nombreux intervenants qui ont organisé les diverses animations.

La participation du Vercors au Salon International de l’Agriculture est un succès au niveau de la lisibilité du territoire. Après 3 ans de présence au SIA, les retours positifs ne cessent d’affluer : nombre d’articles dans la presse nationale, renseignements pour des séjours, diffusion de la distribution du Bleu du Vercors-Sassenage, collaborations hors salon entre l’agriculture et le tourisme, etc. C’est une première étape vers une promotion du massif plus lisible et cohérente. Il reste du travail, à n’en pas douter, mais au vu du succès du stand au SIA, le projet semble bien s’engager.

Extrait du Journal du Parc n°63 - Juillet 2012

jeudi 20 juin 2013

2013.B 42 - Définir des actions suite à la caractérisation de l’agriculture à Haute Valeur Naturelle comme ressource du paysage

Le concept d’agriculture à Haute Valeur Naturelle (HVN) est proposé dans le cadre des politiques communautaires pour accompagner les systèmes de production particulièrement favorables à la biodiversité.

Un travail de caractérisation de l’agriculture HVN a été conduit avec un stage d’étudiant en 2010. Cette caractérisation envisagée initialement sur 3 secteurs du PNRV n’a pu être conduite uniquement sur le secteur des 4 Montagnes. Des enseignements méthodologiques en ont été tirés.

Avec les partenaires associés à cette expérimentation, il est souhaité faire ressortir des leviers d’actions concrètes, puis de caractériser l’agriculture jusqu’à des leviers d’actions sur deux autres secteurs du Parc du Vercors : le Trièves et le Royans Isèrois. Ce projet a reçu un avis favorable de la commission LEADER, avec un co-financement du Conseil Général de l’Isère.

Ce projet repose sur un appui de plusieurs partenaires-experts qui tireront les enseignements opérationnels du travail fait sur les 4 Montagnes et qui accompagneront une personne embauchée 6 mois pour les deux secteurs à étudier.

Il est proposé de présenter ce projet au prochain comité LEADER avec ce plan de financement :

Dépenses :

Expertises : 37 705,65 €
Embauche 6 mois : 18 000,00 €
Chargés de mission PNRV : 10 896,46 €
Total dépenses66 602,11 €

Recettes :

Conseil Général 38 : 21 930,72 €
LEADER (FEADER) : 33 505,27 €
Autofinancement PNRV : 11 166,12 €
Total recettes66 602,11 €

Le Bureau, après en avoir délibéré, à l’unanimité décide :

  • d’APPROUVER le projet et son plan de financement tel qu’il est présenté ci-dessus,
  • d’AUTORISER la Présidente à présenter le dossier au comité de programmation LEADER et à signer toutes les pièces et document afférents à ce dossier.

mardi 15 avril 2008

Valorisation des ressources locales : La villarde

Elle est blonde, robuste et docile. Elle produit du lait particulièrement bien adapté à la fabrication des fromages à pâte molle ou persillés comme le bleu du Vercors-Sassenage.

Elle fait aussi de la viande, et en plus elle sait travailler dans des conditions difficiles… C’est, c’est ?

La villarde-de-Lans, bien sûr ! De son petit nom la villarde, l’une des espèces les plus anciennes du Vercors. Si cette vache est toujours parmi nous, nous le devons au programme de conservation de l’Institut de l’élevage lancé en 1976 et à quelques éleveurs passionnés.

On compte aujourd’hui une douzaine d’éleveurs de villardes dans le Vercors, le plus gros troupeau (35 bêtes) étant celui de Bernard Idelon et Catherine Duboucher, laquelle n’est pas par hasard présidente de l’Association pour la relance et la réhabilitation de la race bovine villarde-de-Lans. L’association de Catherine Duboucher milite aujourd’hui pour qualifier sa production, pour inscrire la villarde dans le cahier des charges de la Marque Parc, tout en continuant à la faire connaître et apprécier.

mardi 15 avril 2008

Valorisation des ressources locales : La poule du Vercors

Elle est de couleur grise et présente sur le territoire du Vercors dès le début du XXe siècle. Elle comporte des qualités indéniables telles que rusticité et goût prononcé.

C’est, c’est... ?

La grise du Vercors… Gagné !

Comme pour la Villarde, elle a son fan club. Plus sérieusement, c’est grâce à la passion d’un groupe d’amateurs puis à leur détermination à inscrire la grise dans une démarche économique sur le terroir du Vercors, que cette race ancienne est entrée en sélection au Centre de Béchanne dans l’Ain depuis mars 2007.

Le projet de l’association Ouantia menée tambour battant par Evelyne Tezier (à lire, son ouvrage, La grise du Vercors) est aujourd’hui le suivant :

trouver des agriculteurs ou futurs agriculteurs intéressés pour diversifier leur production et apporter un revenu complémentaire à leur exploitation avec une production de volailles fermières « grise du Vercors ». Les Poussins issus du centre de sélection béchanne sont d’ailleurs disponibles dès début 2008. Qu’on se le dise...

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