Les Blogs du Parc du Vercors

Aller au contenu | Aller au menu | Aller à la recherche

Thème - Portrait

dimanche 21 mars 2010

John Sauvajon, une certaine idée de l’élégance

S. Malga Grenoble, Tours, Avignon, Toulouse, Paris, Bruxelles… John Sauvajon, 31 ans, aurait pu s’établir dans l’une des villes où il peaufina, pendant sept ans, son art de menuisier-ébéniste. Mais c’est tout naturellement à Corrençon-en-Vercors, berceau familial des Sauvajon, que ce Compagnon du Tour de France est revenu en 2002.

“Au départ, je travaillais dans le garage de mes parents” sourit l’artisan.

Depuis octobre dernier, il dispose d’un atelier à la mesure de son entreprise avec dix permanents et 400 m2 dans la toute nouvelle zone artisanale de Corrençon.

“Désormais, j’assure même la première transformation du bois. Je scie, rabote et sèche ici du bois local, abattu à moins de 20 km. Du sapin, de l’épicéa, un peu de frêne ou de l’érable… Cela me tenait à coeur !” s’exclame le Compagnon.

Résultat, son père Gérard, exploitant forestier, est maintenant son premier fournisseur. Sa passion du bois n’est évidemment pas née par hasard. Mais il a choisi de l’exprimer – avec talent – en menuiserie-ébénisterie et même en construction ossature bois.

“Ce qui me plaît ? Pouvoir concevoir et tout réaliser, de l’ossature à l’aménagement intérieur et même le mobilier” résume l’artisan.

Sa première grande réalisation a été… 100 % Sauvajon. En effet, lorsque son frère Richard et sa soeur Sandra décident de moderniser et d’agrandir l’Hôtel du Golf en 2004, ils lui confient l’imposant chantier : ossature bois, charpente, isolation, menuiserie, parquet, escalier, agencement et mobilier… Le compagnon réalise l’ensemble avec élégance !

Depuis trois générations, les Sauvajon conjuguent leurs efforts pour hausser cet établissement familial au meilleur niveau. Et cette fois encore, c’est une réussite. Pour John Sauvajon, le chemin est tracé. Corrençon lui confie la réalisation de sa Maison des Enfants en ossature bois, l’Hôtel des Clarines, la menuiserie de son espace Spa. Et rapidement, les demandes individuelles affluent, pour de la rénovation et du neuf.

John Sauvajon concentre pour l’heure son activité sur le Vercors. Il propose même avec seize autres artisans réunis en coopérative, de l’éco-construction clé en main depuis un an. Une nouvelle forme d’entraide professionnelle pour le Compagnon…

vendredi 19 octobre 2012

On part à Die ... à bicyclette !

Tandis que le Vélo à Assistance Électrique (VAE) se développe en milieu urbain, il débarque aussi cet été dans le Diois, à la fois pour les touristes et pour les habitants, grâce à David Caqueret, créateur de la société À Bicyclette, à Die.

“Le vélo, mode de déplacement doux et non polluant, permet un contact direct avec la nature. Mais un relief trop accidenté dissuade les personnes peu sportives. Les Vélos à Assistance Électrique (VAE) rendent l’activité plus accessible en diminuant l’effort physique nécessaire. On a l’impression de pédaler sur du plat, même quand on est dans une côte raide ! Je souhaite développer cette activité en adéquation avec l’état d’esprit du Diois, où l’on respecte l’environnement dans lequel on vit”, expose David Caqueret.

David CaqueretOuverte le 1er juin, sa boutique, située dans le centre de Die, propose des VAE à deux types de clients : pour les touristes, une location à la journée ou la demi-journée, et pour les habitants, une formule à la semaine ou au mois. Des remorques, des sièges pour enfant et des pousseurs - c’est-à-dire des vélos pour enfant accrochés par une barre à celui des parents - sont fournis gratuitement. Le volet tourisme comporte des road books sur des circuits d’une quarantaine de kilomètres, ponctués de sites remarquables, d’activités à découvrir, et de producteurs ou artisans à rencontrer. Une façon originale de découvrir le Diois sans transpirer !

Pour les habitants, David Caqueret a concocté des tarifs très avantageux grâce à une aide de la Communauté de Communes : 15 € la semaine et 50 € le mois. “L’équivalent d’un plein d’essence. Mon but, c’est de faire changer les mentalités. Le VAE permet d’aller travailler sans voiture, et de décompresser au retour, ou bien de se rendre au marché de Die sans galérer pour se garer. Comme on pédale en silence, on voit souvent des animaux, qui ne nous entendent pas arriver.” Et David Caqueret, qui n’a pas le nez dans le guidon, a déjà d’autres projets en tête, comme des circuits de découverte du Vercors en VAE sur deux ou trois jours, avec arrivée et départ à la gare de Die. À suivre donc... à bicyclette !

A bicyclette, 18 rue de l’Armellerie 26150 Die

Tél : 04 75 21 08 51 ou 06 42 00 23 73

http://www.a-bicyclette.com

Un VAE, c’est quoi ? C’est un vélo doté d’une batterie au lithium et d’un petit moteur. Dès qu’on pédale, le moteur se met en marche et accélère l’allure. Comme si un autre cycliste, assis sur un tandem imaginaire, pédalait derrière vous pour vous soulager ! La batterie possède de 40 à 60 kilomètres e montagne. Considérés comme des bicyclettes, ces vélos peuvent être utilisés sur les pistes, les bandes cyclables et les voies vertes. Ils ne sont pas soumis à une assurance spécifique ni à une obligation de port du casque. Les vingt-cinq vélos de David Caqueret sont de fabrication alle- mande, haut de gamme et très fiables. Ils possèdent huit vitesses et sont typés ville, avec une position assise assez droite. David Caqueret

Extrait du Journal du Parc n°63 - Juillet 2012

mardi 15 avril 2008

Jean-François Murgat

Après avoir pris sa source au Col du Rousset, la Vernaison dévale le Vercors pour rejoindre la Bourne, par Echevis. C’est là que Jean- François Murgat s’est installé. Dans ses dix viviers alimentés par l’eau de la rivière, il élève ses truites avec patience et passion – les fameuses arc-en-ciel plébiscitées par les restaurateurs et poissonniers du Plateau.

« J’ai appris la pisciculture aux côtés de mon père qui a construit ce site en 1960 »

souligne Jean-François, qui assure chez les Murgat, la quatrième génération de pisciculteurs !

Et il y veille : de la reproduction des truites avec les premiers oeufs recueillis sur les géniteurs par massage abdominal, à la fécondation dans la bassine, l’éclosion des jeunes truites dans une écloserie alimentée par une eau de source (plus chaude que la Vernaison afin de permettre un meilleur démarrage des alevins), puis leur transfert au printemps dans les viviers… jusqu’à leur commercialisation : pas une étape n’échappe au pisciculteur, qui assure la production annuelle de 200 000 oeufs d’alevins, soit 45 tonnes de poisson/an.

« L’eau de la Vernaison se prête bien à l’élevage de truites qui nécessite une eau oxygénée donc renouvelée en permanence ».

Jean-François ne joue pas la course contre la montre :

« Il faut un an et demi pour obtenir une truite de taille commerciale, nous avons des eaux froides l’hiver, ce qui ralentit leur croissance, mais nous respectons ce rythme ; un poisson qui grandit trop vite est insipide ! ».

Le respect de la truite permet d’obtenir un produit dont la saveur est unique, ce qui colle bien à la Marque Parc qu’il a obtenue, comme trois autres de ses confrères, en 2001.

« Par notre produit, nous véhiculons l’image du Parc et de son territoire. Et la Marque, par les critères qu’elle a définis, représente pour nous une garantie d’un produit régional ».

Poisson pêché à l’épuisette, nourrit selon l’appétit (pas de ration type), découpe au couteau, respect d’une certaine densité de poissons, inférieur à 45 kg/m3 d’eau…

Pour préserver la qualité, Jean-François a préféré jouer la carte de la diversification. Les voluptueuses Fario ont rejoint les viviers, et le pisciculteur a développé, dans son atelier de fabrication, portions et truites fumées, récompensées cette année au Salon de l’Agriculture, par une Médaille d’or !

mardi 21 septembre 2010

La bière du Vercors fait mousse

Martin Tores
Martin Tores

Les bières, comme le vin, ressemblent à ceux qui les fabriquent. À Villard-de-Lans, les mousses ambrées, dorées, blanches et rousses de Martin Torès nous mettent l’eau (du Vercors) à la bouche et révèlent le caractère d’un jeune brasseur indépendant qui partage avec passion ce que la nature a de meilleur !

Enfin des bières 100 % Vercors ! Brassées avec l’eau du pays, un peu dure certes mais captant joliment les goûts et les tanins, celles de Martin Torès en ont surpris plus d’un : blonde au chanvre, dorée, ambrée, rousse amère, noire goûteuse, blanche épicée et sa petite dernière, une légère de saison à la menthe sauvage et à la reine des près… Au total sept bières de garde et de caractère labellisées AB, ni filtrées ni pasteurisées et surtout brassées depuis un an… avec le talent et la patience de ceux qui ne souhaitent rien précipiter et découvrent, chaque jour, la passion d’un nouveau métier.

Une révélation pour Martin Torès, 31 ans, parti en Irlande pour décrocher un master en management et création d’entreprise et revenu avec le diplôme dans ses bagages et bien plus encore… Un joli projet qu’il a laissé mûrir, le temps qu’il faut car, à force d’essayer dans sa maison de pays, à Villard-de-Lans, des variétés de houblon, des dizaines d’ingrédients, cette fermentation haute et ses nouveaux brassins, le brasseur indépendant a fini par nous mettre l’eau à la bouche avec ses bières de garde. Inimitables !

Son secret de fabrique ?

“Je les laisse évoluer avec le temps, elles sont refermentées en bouteille” explique le jeune brasseur, qui a doublé sa petite production artisanale, passée en un an à 12 000 litres !

Toujours seul à la barre, l’artisan apprend et se régale, achète son grain, le concasse, brasse, effectue la mise en garde, embouteille et étiquette : “Je fais tout !”, sourit ce double actif qui concilie emploi à France Telecom et parcours de créateur-entrepreneur dont les démarches ont abouti avec l’obtention d’un prêt d’honneur par Royans Vercors Initiative !

De petits bonheurs en découvertes, il creuse son sillon. Cultive (en bio) son jardin secret de 2 000 m2 avec houblon, plantes aromatiques et baies qui réhausseront sa bière d’automne. Et prend aussi le temps de laisser germer d’autres idées… comme ce whisky local macéré en fût de chêne à partir d’une eau de vie distillée à base de ses bières de montagne !

Un nectar à découvrir à Noël, sa dernière recette… des gelées de bières !

lundi 21 juin 2010

Païza monte au créneau à Rivoiranche

PNG - 410.2 ko

À Saint-Paul-les Monestier, sur les balcons est du Vercors, Muriel Martin et Stéphane Brette hissent haut les couleurs du château de Rivoiranche avec Païza, une petite Scop inventive qui allie les délices d’une cuisine mobile et l’accueil et l’hébergement au château… où le Parc fêtera ses quarante ans le 16 octobre prochain.

On l’avait découverte avec ses spectacles programmés au Pot au Noir, son lieu de création et de résidence pour artistes installés dans ses dépendances…

Aujourd’hui, l’adresse de Rivoiranche commence sérieusement à circuler. L’effet d’un site mis en beauté par sa propriétaire Béatrice de Hautecloque et… de l’arrivée de la scop Païza !

En coulisses, Muriel Martin et Stéphane Brette, deux jeunes trentenaires, elle du massif de Chartreuse, lui du Vercors. En commun : leur passion et leur savoir-faire pour l’organisation d’événements culturels, Muriel en régie pour des associations (dont Rocktambule) ; Stéphane officiant en catering [1] pour des festivals régionaux et comme cuisinier-formateur auprès des collectivités (Un plus bio). Et une énorme envie de bien faire…

De cette jolie complémentarité est née Païza, au Château de Rivoiranche, dont la maîtresse des lieux leur confiait les clés il y a trois ans pour développer l’hébergement et l’accueil au château. C’est-à-dire cinq chambres d’hôtes de caractère joliment restaurées, un gîte rural de dix-huit couchages et une table d’hôtes qui selon les besoins… se prolonge à l’extérieur, près des chênes séculaires, sur la terrasse en pierre ou sous une tente caïdale… aux allures de contes des “Mille et une nuits” ! Et la magie opère à Rivoiranche et dans le cadre de festivals où Stéphane et Muriel oeuvrent en coulisses avec leur activité de cuisine mobile – bio et familiale, ouverte sur le monde, et faisant appel aux producteurs locaux.

L’autre corde à l’arc de Païza que l’on repère désormais de loin, des “Arts du Récit” à Saint-Martin-d’hères à l’Espace Malraux à Chambéry au festival “Mens alors”, avec son poids lourds équipé d’une cuisine aux normes, bien sûr. Peu de communication, seulement du bouche à oreille… qui fait écho dans le Vercors.

Renseignements : www.paiza.fr

Le rendez-vous est pris le 16 octobre prochain, une envolée colorée et réservée à tous les habitants pour fêter ensemble les 40 ans du Parc.

vendredi 19 octobre 2012

Le recyclage gagnant

Pierre Lallier et Dominique Duvillard-Charvaix - Chantal Baud

Trois ans déjà que la recyclerie de Villard-de-Lans a ouvert ses portes. Chacun y apporte ce dont il veut se débarrasser sans pour autant vouloir jeter, histoire de donner une seconde vie aux meubles, livres, jouets et objets divers.

À l’origine de ce concept résolument DD (entendez développement durable), Dominique Duvillard-Charvaix, épaulée dès la première heure par son collègue élu, Pierre Lallier. Dominique s’est installée sur le plateau en 1987 pour y exercer le métier de directrice de l’école maternelle de Villard pendant plus de 21 ans. D’un tempérament actif et positif, elle a toujours consacré beaucoup d’énergie au bénévolat. En 2008, après une carrière menée avec passion, Dominique prend sa retraite et s’engage immédiatement au sein du conseil municipal pour se dédier aux affaires sociales. L’année suivante, c’est lors d’une réunion du Comité d’Action Sociale qu’elle présenta l’idée de la recyclerie. En ayant fait le constat du gaspillage à outrance, de l’accumulation d’objets potentiellement recyclables à la déchetterie et consciente des difficultés sociales rencontrées par certaines personnes, l’action lui vint comme une évidence. Pierre Lallier lui emboîta le pas. Ces deux volontés en marche, la recyclerie ouvrit ses portes quelques mois seulement après sa première évocation.

Une caverne d'Ali Baba solidaire - Pierre LallierL’idée a immédiatement séduit les habitants du plateau. Ouverte le samedi matin uniquement à son lancement, la recyclerie l’est maintenant deux fois par semaine (avec le mercredi). Les uns apportent le fruit de leur rangement saisonnier, les autres viennent tout simplement glaner ou dénicher l’objet qui leur sera précisément utile. La “ressourcerie”, comme l’on aime aussi à la nommer, est devenue un véritable lieu de rencontre et de brassage social. L’équipe en fait le constat à chaque ouverture. Tout le monde y vient, sans distinction. Et celles et ceux qui sont en situation plus précaire s’y sentent intégrés. Les prix fixés sont délibérément bas (hormis les livres et les DVD gratuits). 10 € maximum et quel que soit l’objet ! Outre les frais de fonctionnement usuels, dont ceux occasionnés pour les nécessaires remises en état, le fruit de la vente est entièrement dédié au Comité d’Action Sociale de Villard-de-Lans, sous condition sine qua non de maintenir son budget initial. En 2011, ce sont pas moins de 15 000 € qui ont ainsi été reversés.

Pari intelligent et pari gagnant donc pour toute l’équipe, dont la quinzaine de bénévoles œuvre chaque jour pour cette belle aventure colorée d’humanité.

Contact : sur place ou tosca38@hotmail.fr dominique.duvillard-charvaix@villard-de-lans.fr

Extrait du Journal du Parc n°63 - Juillet 2012

lundi 21 septembre 2009

Les choix de Nicolas et Laure

PNRV - Nicolas et Laure Idelon
PNRV - Nicolas et Laure Idelon

Parcours atypique que celui de Nicolas Idelon, nuciculteur dans le Royans. Trentenaire débordant d’énergie a repris l’exploitation familiale en 2003, la ferme de Férie, située sur la commune de Saint-Romans dans le Royans.

Ce domaine de 40 hectares abrite une histoire de famille, depuis 1616, Félicien, Clovis, Bruno, Marc et désormais Nicolas sont et restent nuciculteurs de génération en génération.

Nicolas Idelon jette un regard clairvoyant sur son métier. Il n’est pas né nuciculteur, ce sont ses deux oncles qui l’ont conduit sur cette voie. Il a découvert au fil du temps cet univers à la fois passionnant et difficile.

Cadre supérieur dans une grande société agroalimentaire, il travaillait beaucoup, gagnait bien sa vie et était du genre voyageur. Aujourd’hui, il est producteur AOC de Parisienne, Franquette et Mayette, aidé par sa femme Laure.

Cet agriculteur “nouvelle génération” confie sans détour : “Ce choix représente un réel changement, il a été mûri, réfléchi et étudié. Je ne suis pas tombé dans la facilité. J’assume mon ambition et je ne regrette pas ce retour aux sources”.

Lorsque ses deux oncles, Bruno et Marc, lui proposent de reprendre la suite, Nicolas hésite et réfléchit longuement. Ses pensées et ses craintes vont être décisives pour son avenir.

Il ne voyait pas la belle et vieille ferme aux mains d’un promoteur immobilier et ne s’imaginait pas un numéro dans une grosse société. Il accepte donc la proposition et reprend la suite de ses deux oncles. Il a la conviction que la production de noix est l’affaire d’un travail rigoureux. C’est du moins la démarche qu’il applique depuis qu’il a fait son choix. Il lui en a fallu du courage car depuis 2003, il subit les aléas climatiques deux ans de suite. Entre sécheresse et grêle Nicolas ne renonce pas.

Il confie avec une certaine fierté avoir traversé des moments difficiles mais il n’a jamais renoncé : “Moi, je ne me plains pas et puis par ici, on a ce côté résistance qui est en nous. La ferme de Férie a passé deux guerres. On ne baisse pas les bras pour quatre minutes de grêle”.

Une vigilance drastique, un travail méticuleux donnent une vraie saveur à sa production de noix AOC. À côté des sols, d’autres éléments interviennent et notamment l’utilisation de produits respectueux de l’environnement. La production est essentiellement vendue à une clientèle locale du Royans et des Quatre montagnes mais aussi à Grenoble, Chatte et Vienne. Ses journées sont rythmées par le soin apporté aux noyers mais aussi à l’innovation. Nicolas élabore toute une gamme de produits : noix pralinées, moutarde, huile et vin de noix. Il imagine de nouvelles recettes et tous ses produits sont fabriqués avec les noix de la Férie.

“Je ne veux pas jouer les faux modestes, j’aime les bons produits, ce qu’il y a de vraiment exceptionnel dans mon travail, c’est que je fais de la qualité.”