Les Blogs du Parc du Vercors

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Thème - Faune

mardi 21 septembre 2010

Comptage d’Hirondelles

L’association Lysandra compte les nids d’hirondelles à Beaufort-sur-Gervanne. Que l’on soit passionné d’ornithologie ou non, lorsque l’on découvre les virevoltes des hirondelles un beau matin de printemps, c’est toujours un moment singulier, comme un clin d’oeil de la nature suffisant à vous mettre de bonne humeur pour la journée. Inversement, leurs rassemblements spectaculaires à l’automne sont souvent empreints d’une pointe de nostalgie : cette fois alors l’été est bien terminé ! En les observant parfois on se met à rêver…

Ces oiseaux d’une vingtaine de grammes ont dû parcourir plus de 10 000 kilomètres pour retrouver leurs nids au coin de nos toits ! Ces boules de plumes vont ensuite retourner passer l’hiver au Sénégal, au Niger ou encore en Afrique du sud… Elles vont survoler la Méditerranée, le Sahara, les forêts humides, les savanes, les éléphants… Elles côtoient tant de paysages que la plupart d’entre nous ne verront jamais !

Peu de villages drômois peuvent se targuer d’accueillir autant d’hirondelles de fenêtre qu’à Beaufort-sur-Gervanne ! Voilà qui est plutôt de bon augure, car ces sentinelles de la qualité de notre environnement sont globalement menacées. On estime en effet que les populations d’hirondelles de fenêtre et d’hirondelles rustiques ont diminué selon les régions en Europe de 20 à 50 % depuis les années 1970. En France, les hirondelles sont protégées par la loi depuis 1976… Pourquoi alors un tel déclin ? Le recul des petites exploitations agricoles, la fermeture des étables et des écuries, l’usage excessif des traitements phytosanitaires en agriculture (mais aussi dans nos jardins individuels !), la banalisation des paysages ruraux, sont autant de facteurs défavorables.

Ainsi, les comptages des nids organisés chaque année à Beaufort, comme un peu partout en France, permettent d’obtenir une tendance d’évolution des populations. Le principe est simple : toutes les colonies sont pointées précisément sur un plan et tous les nids occupés pour la nidification sont comptabilisés. Mais au-delà de l’intérêt naturaliste, l’objectif est aussi pédagogique et les habitants sont ravis de participer à cette opération toujours très conviviale. Un bon prétexte aussi pour parler nature avec les anciens du village qui nous racontent “leurs” hirondelles, celles des rues et des activités du Beaufort d’autrefois. Un grand merci aux participants !

lundi 21 juin 2010

L’âne Voyageur

Fondé par Dominique Ville il y a 20 ans, l’âne Voyageur est une structure qui a été reprise par Vincent Prud’homme et Stéphane Charrais en 2006. Tous les deux accompagnateurs en montagne, ils se sont spécialisés dans les séjours accompagnés en autonomie sur le Parc naturel régional du Vercors.

Leurs objectifs sont de faire connaitre cet animal doux et très attachant qui sait se rendre utile sur les sentiers de montagnes et de sensibiliser les publics accueillis à la protection de l’environnement.

L’accueil de publics spécifiques (handicapés moteur ou mentaux, enfants en longues maladies) s’est mis en place naturellement au gré des demandes d’éducateurs ou de personnels soignants.

C’est avec beaucoup de plaisir que nous partageons des moments forts avec ces personnes dont la réceptivité aux contacts de nos ânes est quasi fusionnelle.

Aucune prétention chez Stéphane ou Vincent de faire de l’asinothérapie, ils sont simplement les médiateurs de ces rencontres entre l’homme et l’animal. Ils expliquent, rassurent, encadrent les groupes afin que la rencontre se passe en douceur et dans un climat serein.

Ce sont les ânes (Vanille, Roméo, Karamelle, Napo…) qui créent l’étincelle de magie que l’on aperçoit à travers un sourire, un regard ému, un gros câlin contre l’encolure… ils sont fidèles à l’homme et rendent au centuple l’affection qu’on leur porte. Si par le passé, certains les ont associés à la bêtise ou l’entêtement, il suffit de quelques heures passées en leurs compagnies pour chasser ces idées reçues. L’âne possède de longues oreilles car il sait écouter, il est de petite taille pour se faire caresser, robuste pour mieux nous porter et les enfants, en premier, savent l’apprécier… Les ânes font partie intégrante de l’histoire du Vercors, ils se sont rendus utiles dans de nombreux métiers : bergers, paysans, charbonniers, meuniers, colporteurs… et c’est maintenant sur les sentiers de randonnée qu’ils continuent de nous servir, pour notre plus grand plaisir.

Le Journal du Parc : Quels sont les principaux fondements de votre association ?

L’écologie est au cœur de nos préoccupations avec trois axes majeurs.
- La relocalisation : nous centrons nos activités sur le Vercors et évitons les déplacements gros consommateurs en énergie et travaillons en réseau localement avec les producteurs du Vercors.
- L’autonomie : nous privilégions les petits producteurs locaux pour la confection des repas. Nous proposons des aliments naturels issus de l’agriculture biologique et de l’agriculture paysanne du Vercors.
- La décroissance : nous basons notre fonctionnement sur des principes de gestions originaux et solidaires où pouvoir, croissance et profit ne sont plus les buts ultimes. Nous travaillons sur la possibilité de proposer à notre clientèle une plus grande qualité de service et de prestation tout en conservant des tarifs accessibles au plus grand nombre.

Consommer moins mais mieux, aller moins loin (rester en France dans notre région) mais gagner en profondeur, proposer des séjours courts (de 4 à 7 jours) mais augmenter l’intensité et l’authenticité des instants vécus. Véhiculer des valeurs qui ne sont pas monnayables comme l’émotion, l’émerveillement ou encore la disponibilité et la convivialité.

Contact :

Vincent Prud’homme et Stéphane Charrais pour l’âne Voyageur, La Chapelle-en-Vercors. http://www.randoanevercors.com

mardi 16 octobre 2012

Changements climatiques : des écosystèmes fragiles à surveiller

Situé à la transition entre Alpes du Nord et Alpes du Sud, le Vercors est soumis à la triple influence climatique de l’altitude, des précipitations océaniques et des régimes méditerranéens. Si l’un des traits dominants du climat qui le caractérise est l’influence montagnarde et (dans une moindre mesure) continentale, sa position géographique l’amène à recevoir les influences fortes de type océanique à l’ouest et méditerranéen au sud. Ce mélange d’influences climatiques, visible autant dans les précipitations que les températures, a fait du Vercors un massif préalpin particulier et a participé largement à la richesse des milieux et des espèces rencontrées sur le territoire.

Dans l’avenir, si les changements climatiques annoncés se confirment, l’équilibre de ces trois influences serait modifié. Quelles seraient les répercussions sur l’évolution de la biodiversité dans le Vercors ? Si les conséquences du changement climatique sur la biodiversité sont encore à l’heure actuelle peu connues, des études sont menées pour palier aux diverses incertitudes. Ainsi, le Vercors est labellisé “Zone Atelier Alpes”. Il s’agit d’un programme de recherche soutenu par le CNRS (Centre National de la Recherche Scientifique) qui tend à comprendre les relations entre le climat, les espaces naturels et les activités telles que le tourisme, l’agriculture… Cette reconnaissance permet la mise en place de programmes de recherche de longue durée.

Afin de mieux comprendre ces interactions, le Parc du Vercors a établi, en collaboration avec l’université Joseph Fourier de Grenoble, un programme “Observatoire éco-climatique”. Ce partenariat de recherche, lancé en 2005, a permis l’installation de trois stations de mesures climatiques sur la réserve des Hauts Plateaux du Vercors.

L’eau sur le Parc du Vercors est une ressource vulnérable. Cette fragilité est liée à la nature même des roches qui constituent le massif (calcaire kartsifié). La possible perturbation des régimes climatiques dans les années et le siècle à venir pourrait avoir pour conséquence majeure l’augmentation des températures. Les précipitations tomberont principalement sous forme liquide, ainsi le stockage hivernal (pourtant essentiel) sera moins important. En période estivale, les quantités d’eau disponibles seront alors certainement plus faibles et la qualité risque d’être dégradée.

Afin d’anticiper ces éventuelles modifications hydrologiques et climatiques, un double observatoire de mesures physiques est, à l’heure actuelle, mis en place afin de connaître la disponibilité des mesures réalisées sur le territoire du Parc du Vercors, et d’optimiser la gestion de celles-ci. Son principe est la mise en relation des structures et des données afin de valoriser au mieux les réseaux existants. À terme, il permettra la création de partenariats entre les différents acteurs du territoire et l’installation de nouvelles stations de mesures. L’élargissement de ces observations à la faune et à la flore permettra de connaître les conséquences des variabilités climatiques sur la biodiversité et les écosystèmes : un travail est déjà amorcé avec la LPO 26 et le CBNA (Conservatoire Botanique National Alpin).

Contacts : bertrand.joly[@]pnr-vercors.fr et pierre-eymard.biron[@]pnr-vercors.fr

Extrait du Journal du Parc n° 63 - Juillet 2012

mardi 15 avril 2008

Jean-François Murgat

Après avoir pris sa source au Col du Rousset, la Vernaison dévale le Vercors pour rejoindre la Bourne, par Echevis. C’est là que Jean- François Murgat s’est installé. Dans ses dix viviers alimentés par l’eau de la rivière, il élève ses truites avec patience et passion – les fameuses arc-en-ciel plébiscitées par les restaurateurs et poissonniers du Plateau.

« J’ai appris la pisciculture aux côtés de mon père qui a construit ce site en 1960 »

souligne Jean-François, qui assure chez les Murgat, la quatrième génération de pisciculteurs !

Et il y veille : de la reproduction des truites avec les premiers oeufs recueillis sur les géniteurs par massage abdominal, à la fécondation dans la bassine, l’éclosion des jeunes truites dans une écloserie alimentée par une eau de source (plus chaude que la Vernaison afin de permettre un meilleur démarrage des alevins), puis leur transfert au printemps dans les viviers… jusqu’à leur commercialisation : pas une étape n’échappe au pisciculteur, qui assure la production annuelle de 200 000 oeufs d’alevins, soit 45 tonnes de poisson/an.

« L’eau de la Vernaison se prête bien à l’élevage de truites qui nécessite une eau oxygénée donc renouvelée en permanence ».

Jean-François ne joue pas la course contre la montre :

« Il faut un an et demi pour obtenir une truite de taille commerciale, nous avons des eaux froides l’hiver, ce qui ralentit leur croissance, mais nous respectons ce rythme ; un poisson qui grandit trop vite est insipide ! ».

Le respect de la truite permet d’obtenir un produit dont la saveur est unique, ce qui colle bien à la Marque Parc qu’il a obtenue, comme trois autres de ses confrères, en 2001.

« Par notre produit, nous véhiculons l’image du Parc et de son territoire. Et la Marque, par les critères qu’elle a définis, représente pour nous une garantie d’un produit régional ».

Poisson pêché à l’épuisette, nourrit selon l’appétit (pas de ration type), découpe au couteau, respect d’une certaine densité de poissons, inférieur à 45 kg/m3 d’eau…

Pour préserver la qualité, Jean-François a préféré jouer la carte de la diversification. Les voluptueuses Fario ont rejoint les viviers, et le pisciculteur a développé, dans son atelier de fabrication, portions et truites fumées, récompensées cette année au Salon de l’Agriculture, par une Médaille d’or !

jeudi 27 février 2014

Le dur hiver du tétras-lyre

L’oiseau a beau vivre en montagne, la saison est toujours une épreuve vitale. D’où l’idée de le protéger des dérangements. Skieurs et randonneurs, passez au large !
Photo Bernard Bellon
Photo Bernard Bellon

Alors que le massif a pris des allures polaires, un bel oiseau au plumage d’un noir bleuté marche sur la couche fraîche en quête d’un refuge. Ses pattes emplumées jusqu’aux ongles ont beau faire office de raquettes à neige, il redoute toujours l’hiver.

Le tétras-lyre, espèce relique de l’ère glaciaire, a pourtant traversé les âges et son habitat de prédilection se situe entre 1 400 et 2 300 mètres d’altitude, où la neige n’est pas rare. Néanmoins, ses conditions de vie ont bien changé ces dernières années ce qui en fait une espèce fragile. D’autant plus dans le Vercors où l’animal est en limite d’aire de répartition. Dans un contexte de réchauffement climatique, les zones-limites sont évidemment les premières affectées.

Alors qu’à l’automne, les jeunes et les femelles restent groupés, les mâles retournent à une vie de solitaire. Notre oiseau cherche un ubac, versant sur lequel la neige se transformera moins, une belle poudreuse, légère, dans laquelle il va s’enfouir. Il pourra ainsi rester à l’abri, à une température quasi constante d’environ 4°C, ne sortant qu’une à deux heures par jour pour se nourrir. Cette vie monacale est la condition de sa survie.

Il aurait certainement traversé quelques millénaires supplémentaires si n’étaient apparues des perturbations auxquelles il peine à s’habituer. En période hivernale, le petit coq de bruyère craint surtout d’être délogé. Or, ces belles pentes couvertes d’une poudreuse immaculée sont fort tentantes pour le skieur amateur de sensations ou le randonneur en raquettes : quel plaisir en effet de laisser sa trace, de faire crisser les cristaux sous ses pas, de s’enfoncer dans le manteau comme dans du coton ! Pourtant, ce plaisir-là, le tétras-lyre le paie fort cher. Se sentant menacé, l’oiseau quitte son igloo en catastrophe et dépense une énergie folle pour trouver refuge sur une branche, le temps de sentir le danger s’éloigner. Il se refroidit et s’affaiblit alors que sa nourriture du moment, souvent limitée à des aiguilles de conifères, est bien peu énergétique. Le parc naturel du Vercors, qui a fait du tétras- lyre son emblème, tient naturellement à le protéger. L’OGM – Observatoire des galliformes de montagne –, a mis en place un protocole pour recenser ses zones d’hivernage et cartographier finement les zones skiées. Il l’a testé sur le Vercors. Les résultats pourraient décider d’instaurer des mesures de protection, des zones de tranquillité comme cela existe déjà dans le parc national des écrins ou dans le PNR des Bauges. On matérialise les espaces protégés par des piquets et des cordes afin de tenir les skieurs à distance et de laisser de l’air aux oiseaux. Ces opérations, doublées d’une information sensibilisant les sportifs à la fragilité du tétras devraient laisser chacun profiter de son espace vital ou de plaisir. « à chacun sa poudreuse », résume un dépliant des écrins ! Dont acte. lise combe

Réserve naturelle : d’abord la reproduction

Le tétras-lyre appartient à l’ordre des galliformes, comme le grand tétras, le lagopède et la gélinotte. La reproduction a lieu au printemps et la ponte – de 5 à 10 oeufs – en mai-juin. Il peut vivre 9 à 10 ans et atteint sa maturité sexuelle à un an. Sur l’ensemble du PNR, la population est estimée à environ 200 mâles dont la moitié dans la réserve naturelle des Hauts-Plateaux du Vercors. L’oiseau vit ici en limite de son aire de répartition, et sa survie est menacée. Il est malgré tout chassé. Pour le territoire de la Réserve, une convention a été signée en 2011 avec les fédérations de chasse de la Drôme et de l’Isère : ces dernières participent aux diagnostics, au comptage et un plan de chasse y est établi. Depuis deux ans, compte tenu du mauvais taux de reproduction, les chasseurs ont décidé de ne pas prélever de tétras sur la Réserve.

lundi 15 novembre 2010

Bee Happy ... L’abeille vit

Aimez-vous le miel ? Souhaitez-vous avoir plus de carottes ? Reconnaissez-vous cette guêpe ? Quand avez-vous vu pour la dernière fois l’Abeille Noire du Vercors ? Que pensez-vous du film Bee Movie de Walt Disney ? Avez-vous déjà pensé à vous associer avec des abeilles pour faire votre repas ?

Etrange enquête penserez-vous ! Impossible de prendre au sérieux ces questions, puisque depuis toujours, en mathématiques on nous apprend qu’il ne faut pas additionner des carottes et des navets.

Pourtant les résultats sont clairs : deux carottes + une abeille = dix carottes + du miel, et 10 kg d’abeilles + 1 jachère = du gibier… Les abeilles + les surfaces agricoles = 153 milliards d’euros de produits alimentaires. De très sérieuses institutions sont formelles.

L’Institut National de Recherche Agronomique (INRA) : “Il est difficile d’imaginer un seul repas auquel les abeilles ne soient pas associées de près par leur activité pollinisatrice”

l’Agence Française de Sécurité Sanitaire Alimentaire (AFSSA), la Fédération des Chasseurs de l’Isère (FCI), jusqu’au cabinet du Premier Ministre.

Tous sont sensibilisés par la mortalité des abeilles (effondrement de 35 à 50 % des ruchers en 2009) et ont pris conscience du danger qui nous menace si elles venaient à disparaître.

Pénurie alimentaire en premier lieu, car ces “petits ruminants” sont responsables à 80 % de la reproduction végétale, donc du premier maillon de la chaine alimentaire humaine.

Sébastien, Marie-Laure et Ludovic se sont associés au sein de “Bee Happy, l’abeille vit” en 2009 pour sensibiliser le public à la biodiversité par la promotion de la culture apicole.

Leur démarche et un jeu virtuel ont été remarqués par l’Union Nationale de Apiculteurs Français, le syndicat Drôme Ardèche, et ils sont parrainés par Eric Tourneret, photographe (Le Peuple des Abeilles, éditions Rustica), Yvon Achard, apiculteur et assistant vétérinaire, J.-M. Barbançon, président de la Fédération des organismes sanitaires apicoles.

A La Chapelle-en-Vercors ils travaillent à la fabrication de ruchers pour enfants avec les écoles et le collège du canton en commençant par un jeu sur Internet : http://www.bee-happy.eu/

Ils ont mis en place un rucher d’observation sur la Réserve Naturelle des Hauts-Plateaux, des jachères apicoles, en association avec les apiculteurs locaux, des agriculteurs et les institutions, ainsi qu’un partenariat avec la Chambre d’Agriculture de Castille (Espagne).

Tous sont partants et des actions devraient se mettre en place cette année. Pour commencer ils veulent créer pour le printemps un événement (marché, animation, conférence, exposition). Les apiculteurs et personnes motivées peuvent se joindre à ce projet en appelant le 04 75 48 28 39. Contact : Ludovic Maillet

http://www.bee-happy.asso.fr

jeudi 21 juin 2012

2012.B 37 - Réalisation du diagnostic des habitats de reproduction du tétras-lyre sur la Réserve nationale des hauts plateaux du Vercors : Opération 2012 – Fiche action 2.1 de l’axe 2 du PPT Hauts plateaux du Vercors

En 2009 l’OGM (Observatoire des Galliformes de Montagne) lance un nouveau protocole sur les alpages des Alpes françaises qui consiste à cartographier les zones favorables à la reproduction du Tétras- lyre.

En 2011 le Parc Naturel Régional du Vercors expérimente ce diagnostic sur l’alpage de la Grande Cabane sur la Réserve Nationale des Hauts Plateaux du Vercors, avec des résultats très intéressants.

Le Parc du Vercors inscrit la prolongation de cette action à l’ensemble des alpages de la Réserve dans le Plan Pastoral Territorial (PPT) des Hauts Plateaux du Vercors.

Le 10/02/2012, le comité de pilotage du PPT des Hauts Plateaux du Vercors valide cette action pour 2012.

Réalisation du diagnostic des habitats de reproduction du Tétras-lyre sur la Réserve Nationale des Hauts Plateaux du Vercors :

Phase de terrain sous-traitée à deux intervenants, comme en 2011.

Saisie informatique des données

Cartographie sur SIG

Pour l’année 2012 les alpages concernés sont : l’alpage de la Chau, l’alpage de Peyre-Rouge et celui de Jas Neuf.

Plan de financement :

Dépenses
Relevés de terrain 5 000 €
Saisie informatique des données 1 070 €
Cartographie sur SIG 730 €
Total 6 800 €
Recettes
Subvention Région PPT (40%) 2 720 €
Subvention DREAL sur ligne Réserve (40%) 2 720 €
Autofinancement Réserve (20%) 1 360 €
Total 6 800 €

Le Bureau, après en avoir délibéré, à l’unanimité décide :

  • d’APPROUVER le plan de financement tel qu’il est présenté ci-dessus,
  • d’AUTORISER la Présidente à signer toutes les pièces et documents afférents à ce dossier.

jeudi 25 octobre 2012

2012.B 48 - Valorisation des Vautours

La réintroduction des vautours fauves et plus récemment des gypaètes barbus apporte, au delà des bienfaits sur la biodiversité, une véritable plus-value d’image au territoire.

Ces réintroductions ont permis le retour naturel du vautour moine et du vautour percnoptère.

La présence de ces 4 vautours constitue aujourd’hui une véritable ressource locale pour le territoire.

L’enjeu est donc de donner plus de visibilité aux conséquences positives de la présence de ces 4 vautours, de favoriser l’appropriation locale en rendant les habitants acteurs de cette valorisation.

Ce projet s’inscrit dans un contexte plus large de valorisation des ressources du Vercors (espace biodiversité à St Agnan, patrimoine géologique...) qui constitue un axe majeur de la stratégie touristique du PNRV (Charte européenne du Tourisme durable).

Les grands principes de valorisation seraient composés :

  • d’un réseau de sites hiérarchisés
    • un point d’appel central (sur la commune de Die) : muséographie de plein air intégrant une approche sensible et/ou revisiter la muséographie du relais d’information du Parc,
    • un accueil personnalisé : à Treschenu-Creyers, à Chamaloc et à Omblèze/Plan de Baix,
  • des sites naturels d’observation probable sur la GTV : col de Rousset (haut du télésiège), Col de Menée, Font d’Urle, Ambel (points structurants à définir),
  • et d’autres éléments à définir, comme une exposition itinérante...

Il est proposé de solliciter les crédits LEADER selon le plan de financement ci-dessous.

Les dépenses concernées sont : prestations d’étude

Pour une assiette éligible totale de : 33 250 € HT.

Le Bureau, après en avoir délibéré, à l’unanimité décide :

  • d’APPROUVER le plan de financement ci-dessous :
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  • d’AUTORISER la Présidente à solliciter la subvention auprès du GAL Pays Diois pour l’étude de valorisation des vautours,
  • d’AUTORISER la Présidente à signer tous les documents nécessaires à l’obtention de ces financements.

vendredi 26 août 2011

L’abeille

"Si l’abeille disparaissait de la surface de la terre, l’homme n’aurait plus que 4 ans à vivre" Albert Einstein

L’abeille est un insecte utile. Championne de la pollinisation, sa survie est de plus en plus menacée dans nos campagnes du fait de la généralisation de l’utilisation des pesticides et insecticides. Sachant que ces insectes sont en première ligne lorsque la biodiversité est en danger, leur disparition sonne l’alerte.

Limitons ou abandonnons l’usage des pesticides dans nos jardins et nos maisons.

Un constat sans appel, les insectes pollinisateurs disparaissent. Trop souvent utilisés dans nos maisons et jardins, les pesticides mettent en danger notre santé et notre environnement. Chacun à son niveau peut agir et participer à la sauvegarde des insectes pollinisateurs et préserver notre santé.

Un pesticide, qu’est-ce que c’est ?

C’est un produit chimique conçu pour détruire "les organismes indésirables", il est composé d’une ou plusieurs substances actives qui tuent un organisme ciblé : rat, souris, escargots, limaces...

Au contact de l’eau, du sol ou de l’air, ces substances se dégradent en produits dérivés dont la toxicité est mal connue et apparaît plusieurs années après la première utilisation. Moins d’1% de la part de pesticide entre en contact avec l’organisme ciblé !! Ce qui veut dire que 99 % se dispersent inutilement dans notre environnement. Partout l’homme est exposé aux pesticides (air ambiant, sols, aliments, nappes phréatiques), à des doses mêmes faibles, les pesticides peuvent être toxiques pour l’homme mais aussi pour les animaux (oiseaux, chauves-souris, abeilles poissons...). Enfin, nos animaux domestiques sont parfois victimes d’empoisonnements accidentels. Si vous devez utiliser des pesticides, veillez à acheter uniquement les produits portant la mention "emploi autorisé dans les jardins".

On utilise des tas de substances toxiques

Insecticides contre les mouches ou les guêpes, traitement des meubles et charpentes contre les insectes, granulés contre les rongeurs, pulvérisateurs... Pourtant des produits sains et des gestes simples sont à notre disposition, par exemple utilisez des plantes à effet répulsif pour repousser les moustiques comme le laurier, le romarin, le thym, le géranium ou encore la citronnelle, pour éviter les mites laver régulièrement les soieries et les lainages associés à des clous de girofle, boules de cèdre... Pendant des années, les pesticides employés dans le traitement des charpentes ont tué les chauve-souris. Pour éviter l’hécatombe de ces hôtes inoffensives et insectivores, utilisez des produits peu toxiques et ce en hiver lorsque les chauves-souris sont absentes.

mardi 22 février 2011

Comment reconnaître les Gypaètes barbus en vol ?

Voici ici une fiche qui précise toutes les décolorations effectuées sur certaines plumes des oiseaux lâchés dans les Alpes en 2010.

Cette année 2010 a vu le lâcher de jeunes gypaètes en Italie, en Autriche, en Suisse et chez nous, le Vercors.

Sur cette fiche, vous trouverez :

  • Le nom des oiseaux avec leur code : "BG 616" pour Stéphan.
  • Les plumes qui sont décolorées : "left wing 5-6, 20-21" pour Cordouane ; ce qui signifie que les 5ème et 6ème plumes puis les 20ème et 21ème plumes ont été décolorées.
  • La date et le lieu de naissance des oiseaux : le 28 février 2010 en Haute Savoie (centre d’élevage d’Asters) pour Lousa ; Stéphan venant d’un zoo de la République Tchèque et Cordouane d’un centre d’élevage d’Autriche.
  • Et la couleur des bagues mises aux pattes des oiseaux : "Rings : right talon : cupreous ; left talon : cupreous", c’est à dire cuivre aux deux pattes. Pour rappel, la bague de la patte droite est identique à tous les oiseaux nés et lâchés la même année (donc cuivre pour 2010) et la bague de la patte gauche sert à identifier chaque oiseau individuellement.