Les Blogs du Parc du Vercors

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mardi 21 septembre 2010

La bière du Vercors fait mousse

Martin Tores
Martin Tores

Les bières, comme le vin, ressemblent à ceux qui les fabriquent. À Villard-de-Lans, les mousses ambrées, dorées, blanches et rousses de Martin Torès nous mettent l’eau (du Vercors) à la bouche et révèlent le caractère d’un jeune brasseur indépendant qui partage avec passion ce que la nature a de meilleur !

Enfin des bières 100 % Vercors ! Brassées avec l’eau du pays, un peu dure certes mais captant joliment les goûts et les tanins, celles de Martin Torès en ont surpris plus d’un : blonde au chanvre, dorée, ambrée, rousse amère, noire goûteuse, blanche épicée et sa petite dernière, une légère de saison à la menthe sauvage et à la reine des près… Au total sept bières de garde et de caractère labellisées AB, ni filtrées ni pasteurisées et surtout brassées depuis un an… avec le talent et la patience de ceux qui ne souhaitent rien précipiter et découvrent, chaque jour, la passion d’un nouveau métier.

Une révélation pour Martin Torès, 31 ans, parti en Irlande pour décrocher un master en management et création d’entreprise et revenu avec le diplôme dans ses bagages et bien plus encore… Un joli projet qu’il a laissé mûrir, le temps qu’il faut car, à force d’essayer dans sa maison de pays, à Villard-de-Lans, des variétés de houblon, des dizaines d’ingrédients, cette fermentation haute et ses nouveaux brassins, le brasseur indépendant a fini par nous mettre l’eau à la bouche avec ses bières de garde. Inimitables !

Son secret de fabrique ?

“Je les laisse évoluer avec le temps, elles sont refermentées en bouteille” explique le jeune brasseur, qui a doublé sa petite production artisanale, passée en un an à 12 000 litres !

Toujours seul à la barre, l’artisan apprend et se régale, achète son grain, le concasse, brasse, effectue la mise en garde, embouteille et étiquette : “Je fais tout !”, sourit ce double actif qui concilie emploi à France Telecom et parcours de créateur-entrepreneur dont les démarches ont abouti avec l’obtention d’un prêt d’honneur par Royans Vercors Initiative !

De petits bonheurs en découvertes, il creuse son sillon. Cultive (en bio) son jardin secret de 2 000 m2 avec houblon, plantes aromatiques et baies qui réhausseront sa bière d’automne. Et prend aussi le temps de laisser germer d’autres idées… comme ce whisky local macéré en fût de chêne à partir d’une eau de vie distillée à base de ses bières de montagne !

Un nectar à découvrir à Noël, sa dernière recette… des gelées de bières !

mardi 21 septembre 2010

Le Vercors ausculté

Les audits énergétiques sont financés par l’Ademe (Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie) et la Région Rhône- Alpes, dans le cadre du programme “Énergie et Territoire” élaboré et mis en oeuvre par le Parc du Vercors.

Un outil de diagnostic

“Ces audits constituent un outil de diagnostic du bâti et du patrimoine communal, un bilan de la consommation énergétique… Cela permet de sensibiliser les élus. Ils sont réalisés sur presque toutes les communes, même les plus petites et cela correspond à une nécessité de mieux gérer l’énergie à travers des équipements mieux adaptés”

détaille Serge Charruau, chargé de mission énergie au Parc du Vercors.

Démarrés en 2007, les audits s’achèvent cette année.

Le Parc a fait appel à des bureaux d’études spécialisés pour effectuer ces études, notamment Alnaïr Environnement. Jean Leroy, gérant de cette structure, nous présente son travail :

“L’originalité, c’est que nous sommes intervenus même dans les toutes petites communes, qui n’auraient pas fait d’études sans le soutien du Parc. Notre mission est pédagogique, nous expliquons aux élus leurs possibilités d’action dans le domaine énergétique. Cela leur permet aussi de prioriser les enjeux : par exemple, avant de penser à changer de mode de chauffage, commencer par isoler…”.

Des préconisations concrètes

Ces audits aboutissent donc à des préconisations concrètes, en matière de chauffage ou d’éclairage par exemple, ou d’utilisation d’énergies renouvelables. Certaines de ces préconisations supposent de gros investissements, tandis que d’autres relèvent d’une meilleure gestion de l’existant. Ainsi, les audits posent la question de l’utilité de l’éclairage public toute la nuit, ou bien recommandent de ne pas chauffer le week-end un équipement utilisé en semaine…

“J’ai toujours eu un accueil positif, dans toutes les communes. On sent un fort intérêt pour les conclusions de l’audit, avec souvent une demande d’accompagnement pour la suite”, relate Jean Leroy.

Parmi les préconisations des audits figure la possibilité de créer des chaufferies au bois, avec un système d’approvisionnement local à mettre en place. Car l’une des grandes innovations de ces audits est de raisonner à l’échelle du territoire, et non des communes, pour mutualiser les actions.

Cet accompagnement est prévu par le Parc du Vercors, qui travaille en partenariat avec les Espaces info énergie de l’Isère et de la Drôme, et avec le SDED (Syndicat départemental d’énergies de la Drôme). “Le Parc apporte une plus-value par des conseils techniques et des projets d’amélioration sur le plan de la gestion énergétique du territoire. Cette action découle de la charte du Parc et fait partie du programme Énergie et Territoire avec des actions de sensibilisation et d’information, précise Michèle Eybalin, vice-présidente du Parc en charge des énergies.

À suivre, donc.

Contact : Serge Charruau


Un jeu pédagogique sur l’énergie

Le CPIE (Centre Permanent d’Initiatives pour l’Environnement) a créé en 2009, à la demande du Parc, un jeu pédagogique intitulé “Les énergies dans le Parc naturel régional du Vercors”. Le but est de sensibiliser les enfants, puisqu’il est distribué dans la plupart des écoles du Parc et dans certains centres de vacances et de loisirs.

Il fonctionne comme un jeu de l’oie. Les joueurs doivent se déplacer sur une carte qui représente le Vercors, et ces déplacements produisent ou consomment de l’énergie, selon les cases. Les enfants se rendent ainsi compte que l’on utilise de l’énergie pour se chauffer, manger… et que cela produit des déchets, des gaz à effet de serre. Ils voient qu’en utilisant des énergies renouvelables, le bilan est plus positif. “C’est un jeu collaboratif : il n’y a pas de gagnant ni de perdant. Il développe la solidarité entre joueurs, en trouvant des solutions pour la planète”, précise Clémence Aubert, chargée d’études au CPIE Vercors.

CPIE : 04 76 94 30 40.


Jean-Pierre Lyard

Conseiller municipal de Choranche et vice-président de la CCBI (Communauté de communes de la Bourne à l’Isère), en charge de l’environnement.

À Choranche, nous pouvons réaliser 2 000 à 3 000 € d’économies d’énergie sur l’éclairage public et la consommation électrique. Nous allons vérifier que les panneaux solaires du camping se déclenchent au bon moment, car s’ils ne fonctionnent pas, c’est l’électricité du réseau qui prend le relais. Grâce à l’audit, on garde la question énergétique à l’esprit quand on change un équipement.

Au niveau de la CCBI Le plan d’approvisionnement du Vercors en bois-énergie rassure tous les élus. En effet, nous allons sans doute investir des sommes importantes pour construire une chaufferie bois, et on doit pouvoir compter sur un approvisionnement en bois à long terme, faisant appel à la ressource locale.)

mardi 21 septembre 2010

AST - Alimentation, Santé et Territoire : un projet de territoire autour des circuits

Aujourd’hui, le programme Alimentation Santé et Territoire s’étend progressivement à l’ensemble du territoire et a pour objectifs majeurs :

  • d’améliorer la qualité des repas en restauration collective publique et privée, notamment en lien avec les cantines scolaires et les centres de vacances de l’ACEV,
  • de conforter l’économie du territoire en favorisant la production et la consommation de produits bio et locaux,
  • de favoriser le respect de l’environnement en limitant notamment les transports de marchandises,
  • de promouvoir et valoriser le territoire au travers de la qualité de ses productions agricoles, accessibles à terme au plus grand nombre à des coûts respectant le consommateur et le producteur.

Les enjeux du programme AST

Le programme AST s’inscrit tout naturellement au coeur des grands principes du développement durable, via ses trois piliers que sont l’impact environnemental, social et économique :

Impact environnemental :

Vers une production toujours plus respectueuse de l’environnement

  • L’augmentation des productions biologiques par un accompagnement des agriculteurs du Vercors participe à la préservation de notre environnement.
  • L’utilisation et le développement de productions agricoles en circuit court favorisant la proximité, permet de limiter les transports tout en utilisant des produits de saison.
Impact social :

Une alimentation saine, équilibrée et diversifiée

  • Promouvoir la consommation des produits locaux et biologiques auprès des habitants du territoire, c’est contribuer à développer l’éveil au goût et à une alimentation équilibrée, de qualité qui a des impacts positifs sur la santé.
  • C’est aussi soutenir l’agriculture du Vercors en l’accompagnant dans la diversification de ses productions.
  • Et c’est affirmer l’identité d’un terroir.
Impact économique :

Mettre en cohérence l’offre et la demande de façon harmonieuse et respectueuse pour le consommateur comme le producteur

  • Le développement des produits issus de l’agriculture biologique et cultivés en circuit court sur le territoire ou à proximité, favorise la création d’emplois grâce à l’augmentation de la production nécessaire pour répondre à la demande et à la diversification des produits.
  • AST c’est maintenir et développer localement une activité économique dans les domaines de l’agriculture, du tourisme et des services tout en donnant une place de choix au Vercors en termes d’image, d’innovation et d’exemplarité.

« En 2005, le Parc du Vercors a mis en place le programme « Alimentation, Santé et Territoire » en lien avec des centres de vacances de l’ACEV (Association des Centres de vacances pour Enfants en Vercors). Puis, a été menée en 2008 une expérimentation sur quatre cantons (Villard-de-Lans, La Chapelle-en-Vercors, St-Jean-en- Royans et Pont-en-Royans) afin de cerner l’offre et la demande et d’accompagner des projets tests sur de nombreuses communes (cantines scolaires notamment). »

Franck Girard, vice-président chargé du développement économique.

mardi 21 septembre 2010

Comptage d’Hirondelles

L’association Lysandra compte les nids d’hirondelles à Beaufort-sur-Gervanne. Que l’on soit passionné d’ornithologie ou non, lorsque l’on découvre les virevoltes des hirondelles un beau matin de printemps, c’est toujours un moment singulier, comme un clin d’oeil de la nature suffisant à vous mettre de bonne humeur pour la journée. Inversement, leurs rassemblements spectaculaires à l’automne sont souvent empreints d’une pointe de nostalgie : cette fois alors l’été est bien terminé ! En les observant parfois on se met à rêver…

Ces oiseaux d’une vingtaine de grammes ont dû parcourir plus de 10 000 kilomètres pour retrouver leurs nids au coin de nos toits ! Ces boules de plumes vont ensuite retourner passer l’hiver au Sénégal, au Niger ou encore en Afrique du sud… Elles vont survoler la Méditerranée, le Sahara, les forêts humides, les savanes, les éléphants… Elles côtoient tant de paysages que la plupart d’entre nous ne verront jamais !

Peu de villages drômois peuvent se targuer d’accueillir autant d’hirondelles de fenêtre qu’à Beaufort-sur-Gervanne ! Voilà qui est plutôt de bon augure, car ces sentinelles de la qualité de notre environnement sont globalement menacées. On estime en effet que les populations d’hirondelles de fenêtre et d’hirondelles rustiques ont diminué selon les régions en Europe de 20 à 50 % depuis les années 1970. En France, les hirondelles sont protégées par la loi depuis 1976… Pourquoi alors un tel déclin ? Le recul des petites exploitations agricoles, la fermeture des étables et des écuries, l’usage excessif des traitements phytosanitaires en agriculture (mais aussi dans nos jardins individuels !), la banalisation des paysages ruraux, sont autant de facteurs défavorables.

Ainsi, les comptages des nids organisés chaque année à Beaufort, comme un peu partout en France, permettent d’obtenir une tendance d’évolution des populations. Le principe est simple : toutes les colonies sont pointées précisément sur un plan et tous les nids occupés pour la nidification sont comptabilisés. Mais au-delà de l’intérêt naturaliste, l’objectif est aussi pédagogique et les habitants sont ravis de participer à cette opération toujours très conviviale. Un bon prétexte aussi pour parler nature avec les anciens du village qui nous racontent “leurs” hirondelles, celles des rues et des activités du Beaufort d’autrefois. Un grand merci aux participants !

mardi 21 septembre 2010

Fenêtre avec vue

Une “fenêtre paysagère”, c’est une trouée de petite taille dans la forêt permettant d’admirer un beau point de vue. Le Parc du Vercors en a aménagé dix-sept sur tout le territoire, pour le plus grand bonheur des habitants et des visiteurs.

L’idée a vu le jour en 2004 au sein de la commission forêt du Parc. Une enquête, lancée auprès de tous les acteurs de terrain, a permis d’identifier une centaine de lieux où une intervention humaine serait la bienvenue.

Un tri a été effectué, en fonction de l’intérêt paysager des sites, et de leur répartition sur tout le territoire. Dix-sept points de vue ont finalement été sélectionnés, et les travaux ont débuté en 2006. Ces travaux de bûcheronnage consistent à couper des arbres et des arbustes pour dégager des “fenêtres paysagères”.

Le budget pour l’ensemble des sites s’élève à 65 000 e, financés par la Région Rhône-Alpes et par l’État.

Le plus gros chantier est celui des gorges du Furon avec un coût de 34 830 € (Crédit Région). Le but : rendre davantage visibles les falaises, les grottes et les résurgences depuis la route et depuis les sentiers de randonnée.

Deux à trois fenêtres paysagères devraient être réalisées d’ici la fin de l’année dans le massif des Coulmes et à Lus-la-Croix-Haute sur un sentier de La Jarjatte.

“Nous avons de très bons retours, de nombreux compliments des habitants et des randonneurs. C’est très bien perçu”, se réjouit Denis Pellissier, chargé de mission forêt au Parc du Vercors. “Il nous reste à poser des panneaux informatifs et permettre un entretien local en lien avec la commune. Et peut-être, sur certains sites, installer des équipements spécifiques pour la lecture du paysage…”

Contact : Denis Pellissier

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