Marque Parc

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mercredi 3 avril 2013

RENCONTRE HEBERGEUR MONASTERE DE SAINTE CROIX

Jeudi 4 avril 2013 aura lieu à l’ancien Monastère de Sainte-Croix une rencontre des hébergeurs marqués "accueil du Parc". Gîtes, hôtels, restaurants,chambres et tables d’hôtes s’étant engagés à travers les valeurs de la marque accueil du Parc, sont conviés à ce moment d’échange entre professionnels et à venir découvrir un secteur du Parc naturel régional du Vercors. Au programme de la journée : accueil des nouveaux marqués de l’année 2012, découverte du secteur du Val de Quint et de ses nombreuses ressources, échanges et partage autour des valeurs de la marque.

mercredi 27 mars 2013

La Marque Parc, fierté

39 agriculteurs, 5 bouchers, 93 hébergeurs restaurateurs et 16 prestataires en randonnée sont aujourd’hui estampillés Marque Parc. Toute une gamme de produits à promouvoir ! C’est tout le pari de la démarche de communication engagée par le Parc.

Précurseur, il l’était, précurseur, il restera. Telle pourrait être la devise du Parc du Vercors qui, à lui seul, regroupe 15 % du millier de prestataires estampillés Marque Parc dans les 46 PNR français.

“Nous avons été l’un des premiers à s’engager dans cette démarche avec, dès 1992, un premier marquage produit demandé par les apiculteurs” rappelle Jean-Luc Langlois, chargé de mission agriculture au Parc.

L’élan était donné. Épaulé par l’Apap , le Parc décline désormais cinq produits marqués Parc : la viande bovine, les fromages fermiers, les truites et salmonidés, les plantes à parfum aromatiques et médicinales (PPAM) et, depuis septembre 2009, l’agneau. Il choisit de déployer également, dès les années 2000, la seconde famille de marque Parc, celle de l’Accueil, attribuée à des hébergeurs, des restaurateurs et des prestataires touristiques.

“Tous partagent les mêmes valeurs, à savoir la qualité de l’accueil, la connaissance et la découverte du territoire et le respect de l’environnement. et l’engagement de chaque « marqué », Produit ou Accueil, audité tous les trois ans, est volontaire”, résume Sophie Valeron, animatrice du réseau des hébergeurs.

“C’est une façon d’afficher sa fierté d’appartenir au Vercors. De dire « le Parc, c’est nous »” constate Jean-Luc Langlois,

ravi de l’afflux de candidats producteurs enregistrés (+ 13) depuis douze mois. Pour tous, c’est également un moyen de se distinguer.

“Car au-delà de l’appartenance affirmée au territoire, être Marque Parc, c’est aussi afficher un savoir-faire local, maîtrisé et respectueux de l’environnement. Une dimension humaine forte aujourd’hui appréciée des consommateurs” insiste Jean-Luc Langlois.

Une démarche de progrès

“Être marque Parc, c’est s’engager dans une démarche de progrès” ajoute Mathieu Rocheblave, chargé de mission tourisme durable du Parc.

Le dispositif intègre en effet conseil et formation. Depuis sept ans, les accompagnateurs en montagne ont pu ainsi se former à la géologie, à la préhistoire, à l’entomologie… Trois ou quatre jours de formation sont programmés chaque année.

“Et nous avons également mis en place un extranet présentant les sorties randonnées programmées. L’information est relayée par les offices de tourisme qui l’intègrent dans leur planning hebdomadaire” explique Mathieu Rocheblave.

Résultat, le nombre de participants enregistrés a plus que doublé en six ans : 450 personnes avaient participé aux 24 sorties encadrées en 2004 ; elles étaient 1 005 à avoir suivi les 143 sorties effectuées en 2009. Et le taux de sorties réalisées est passé de 41,4 % à 57 % sur cette période.

“L’accompagnement payant était en grande difficulté. La démarche Marque Accueil Parc a permis à la filière de sortir la tête de l’eau. Aujourd’hui nous pourrions aller plus loin. Passer du marquage de sorties à la demi-journée ou à la journée au marquage de séjours, incluant randonnée accompagnée, mais aussi hébergement, restauration et produits. Une sorte de panier Vercors réunissant toutes les filières. Un tout compris qui pourrait ensuite être proposé en agences” avance le chargé de mission.

Et ces packages pourraient aussi inclure d’autres activités de plein air encadrées, moyennant bien sûr “marquage” de ces autres types d’accompagnement. Sophie Valeron acquiesce et précise :

“Ce décloisonnement des filières pour un meilleur développement économique du territoire est déjà en route”.

La mise en place d’un plan marketing est évidemment l’autre signe fort de ce décloisonnement. Car la stratégie définie et les outils de communication qui seront déployés doivent clairement permettre de mieux faire connaître – et apprécier – la Marque Parc dans sa globalité.

“Nous sommes le premier Parc à travailler ainsi sur la communication de sa marque, l’enjeu est de taille, souligne Alexandra Couturier en charge de la communication pour le Parc.

Les acteurs seront évidemment impliqués dans les réflexions. La démarche se veut participative”. Et la question tient à coeur aux élus.

Signe de l’importance qu’accorde le Vercors à cette démarche, sa Présidente, Danièle Pic, préside désormais aussi la commission Marque Parc de la fédération des PNR.

Extrait du Journal du Parc N°59 - Automne 2010

Rencontre avec des hébergeurs qui ont participé aux tables rondes : Nathalie, Vincent et Philippe

Vous avez suivi de près la démarche de communication. Quel est votre sentiment ?

Nathalie et Vincent : Nous sommes ravis que la marque puisse enfin se faire connaître et acquérir la notoriété qu’elle mérite. Elle est restée trop longtemps dans l’ombre, méconnue et incomprise des visiteurs du Parc. Elle avait besoin d’être expliquée et promue car elle est une force pour tous ses détenteurs, que ce soit les agriculteurs, les restaurateurs, les hébergeurs ou les guides de montagne.

Les résultats prometteurs de la démarche vont nous permettre de mieux communiquer sur les atouts de notre territoire, notre savoir-faire, notre engagement pour l’environnement et de mieux expliquer, par le biais de supports adéquats, pourquoi et comment nous avons décidé de nous engager dans le processus de labellisation Marque Parc."

Philippe : Tout d’abord, c’est la preuve de l’évidente nécessité de nous faire assister par des professionnels de la communication.

Non pas pour communiquer, mieux ou plus que les autres, mais pour vraiment exister, présenter nos valeurs et expliciter notre façon de faire découvrir et de vivre ce Vercors aux multiples facettes. Grâce à ce travail inédit et innovant, la notoriété de nos hébergements s’en trouvera valorisée, légitimée et reconnue.

Le lancement de cette campagne est une occasion à saisir pour nous fédérer avec les producteurs et les prestataires, afin de constituer une véritable offre différenciée et de qualité à nos futurs visiteurs.

Je suis encore et toujours surpris de constater qu’un grand nombre de mes clients ne connaissaient pas notre massif, préalablement à leurs séjours.

Pour tout cela, je souhaite vivement, que l’adhésion à cette démarche soit la plus large possible.

C’est en travaillant en commun que l’on avance le plus, sans pour autant gommer les individualités et les spécificités de chacun. Nous devons nous faire mieux connaître et cela passe en premier lieu par une lisibilité claire sur le net.

Quelles sont vos attentes concernant la marque Parc ?

Nathalie et Vincent : "La Marque Parc est une reconnaissance de notre travail et de notre savoir-faire fondés sur les valeurs d’un Parc Naturel Régional que sont la connaissance du territoire et de ses richesses, le respect et la valorisation de l’environnement et l’accueil personnalisé que l’on réserve à chaque visiteur. Nous attendons de la Marque qu’elle véhicule cette image et qu’elle rassure les visiteurs du Parc Naturel Régional du Vercors sur le respect de ces valeurs."

Philippe : L’idée d’un réseau constitué « marque Parc » serait l’aboutissement idéal de tous les travaux engagés jusqu’ici, et complétés par la future campagne de communication.

Il y a là un réel enjeu de développement touristique à l’échelle du territoire du Parc. Il faut probablement, aller au delà du strict label, et envisager une structuration plus organisée : la « Marque Parc du Vercors » pourrait, peut-être, montrer la route à l’échelle nationale…

Se faire connaître, être reconnu par ses pairs dans un label, c’est bien, mais au delà, comment faire vivre et perdurer cette dynamique ?

Avant tout, nous devons rechercher les conditions nécessaires pour faire progresser la cohésion et les échanges entre tous les « marqués », et les choses se construiront certainement d’elles mêmes, avec le temps.

Contacts

Philippe RIBOULLEAU

AGATHE ET SOPHIE

1123 Chemin des Blancs

38250 Lans-en-Vercors

Tel : 04 76 95 08 47

www.chambre-hote-vercors.fr

Nathalie et Vincent DAMIDAUX

Auberge Le Collet

Le Collet

26420 St Agnan en Vercors

04 75 48 13 18

www.aubergelecollet.com

extrait du Journal du Parc N° 61 - Printemps été 2011

mercredi 27 mars 2013

Visibilité et Confiance

Interview de Marielle Coing, productrice de fromages de chèvre en marque Parc, à Méaudre.

Marielle Coing

Pour vous, travailler dans le Vercors, c’est un atout ?

Bien sûr, nous sommes à la tête d’un troupeau de 100 bêtes (brebis et chèvres) et les élever dans un cadre aussi exceptionnel, c’est une grande chance. Au-delà du paysage, ce sont également les personnes qui vivent ici qui nous font aimer le Vercors. L’esprit de générosité et d’accueil est tellement éloigné de celui de la ville ! Pour rien au monde je ne vivrais ailleurs.

Vous organisez des visites de votre fromagerie, c’est important pour vous de partager votre passion ?

Oui, c’est un vrai plaisir ! Entre les visites que nous organisons et le public que l’on reçoit lors de la traite, cela représente tout de même environ 5 000 personnes par an. Les visiteurs sont bien répartis sur l’année, nous en accueillons beaucoup l’été, mais l’hiver, après le ski, il y a souvent foule aussi.

Qu’est-ce qui vous plaît le plus dans votre métier aujourd’hui ?

Tout. C’est l’amour des bêtes et la liberté de pouvoir les élever comme on le désire. Car nous refusons de faire passer la quantité devant la qualité. Nos brebis et nos chèvres sont nos animaux, nous en prenons soin !

Quelles sont les plus grandes contraintes ?

Ce n’est pas facile comme métier. Comme beaucoup, nous avons été touchés par la crise. Nous l’avons ressentie mais il a fallu s’adapter comme on le pouvait. Puis la sécheresse également, nous y sommes très vulnérables… Mais tout cela n’entame pas notre goût pour notre métier, nous le prenons positivement !

Pour vous, c’est quoi avoir la marque Parc ?

Pour l’instant cela ne représente pas grand-chose malheureusement car elle n’est pas assez connue. Mais ce que j’aime dans cette démarche, c’est que c’est le gage d’un esprit différent. Être marqué Parc du Vercors signifie pour moi que nous avons une éthique envers nos animaux, des valeurs, sans pour autant respecter des codes “bio“ très difficiles à mettre en oeuvre. Nous ne donnons pas de granulés à nos bêtes, uniquement du foin du Vercors. La traçabilité est respectée. Aucun antibiotique superflu, on aime nos animaux, on les respecte et on respecte l’endroit où on les élève, pour moi c’est tout ça être marqué Parc.

Comment s’est déroulée la démarche pour le développement de la marque Parc ?

Nous avons participé à trois réunions où nous avons assisté aux propositions faites par Ginette, l’agence de marketing qui développe la marque Parc. À tour de rôle nous donnions notre avis et étions sollicités pour dire ce que nous préférions. Nous étions au centre de ces rencontres. C’était enrichissant bien qu’on ait été confronté à la difficulté de trouver des solutions qui puissent convenir à tout le monde : producteurs et hébergeurs n’ont pas les mêmes attentes (notamment en ce qui concerne la taille du logo).

La marque Parc pourra devenir un vrai atout selon vous ?

Oui, cela permettra aux gens de découvrir nos produits. Mais avant tout cela, il faudra que cette marque soit comprise, qu’elle signifie quelque chose au regard des gens… Par exemple, nous commençons à travailler avec des cantines et c’est typiquement l’exemple de ce que la marque Parc doit pouvoir nous apporter : une visibilité de ce que nous produisons et une confiance de la part des clients.

Extrait du Journal du Parc N°63 - été 2012