Biodiversité

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jeudi 26 juillet 2012

Le retour des barbus n°4 : le "gypa-info" des oiseaux lâchés sur le Vercors

Si vous voulez suivre les aventures des 2 petits gypaètes qui ont été confiés au Parc du Vercors cette année, voici le numéro 4 de la série du "retour des barbus" !

Bonne lecture !

jeudi 26 juillet 2012

Le retour des barbus n°4 : le "gypa-info" des oiseaux lâchés sur le Vercors

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mercredi 4 juillet 2012

mercredi 4 juillet : le 19ème jour dans la cavité...

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lundi 2 juillet 2012

La cuvée 2012 des stagiaires "gypaètes"...

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jeudi 28 juin 2012

Le lundi 25 juin...un dispositif de suivi maintenant complet, avec la pose des GPS !

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jeudi 28 juin 2012

Après 9 jours de cohabitation dans la cavité...

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vendredi 22 juin 2012

quelques nouvelles depuis la cavité...

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La réintroduction du Gypaète barbu : 3ème année de lâcher...

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vendredi 22 juin 2012

La réintroduction du Gypaète barbu : 3ème année de lâcher...

Le Parc du Vercors poursuit son programme de réintroduction du Gypaète barbu (prévu pour 5 ans). Pour cette 3ème année de lâcher, ce sont 2 nouveaux jeunes qui ont été libérés dans la cavité spécialement aménagée pour eux, sur la commune de Treschenu-Creyers (Drôme).

Les petits protégés relâchés... Les 2 gypaètes sont :

- BELLEMOTTE (nom d’une belle montagne locale) : née le 1er mars 2012, en Autriche.
- ANGELO (nom choisi par un enfant de Saint-Laurent-en-Royans) : né le 6 mars 2012, en Suisse.

Tout semble bien se passer. Ils se nourrissent régulièrement et ont visiblement pris leurs marques dans cette cavité. Bellemotte a tenu rapidement à signaler à Angelo que c’était elle qui "commandait" dans la cavité ! Sans agressivité, elle s’est montrée plus impressionnante dans leur première séance d’intimidation ! Angelo lui laisse donc le meilleur des coins de la cavité : là où se trouve un petit nid douillet !

Le 16 juin, l’évènement... Une manifestation a été organisée à l’occasion de ce lâcher. C’était l’occasion de remercier toutes les personnes qui ont participé à l’appel aux dons initié en 2010. Les personnes présentes ont pu voir un court instant Angelo, montré par Bruno Cuerva, garde de la Réserve naturelle des Hauts-Plateaux du Vercors. Puis pendant que les oiseaux étaient amenés jusque dans leur cavité, le film réalisé lors de la première campagne de réintroduction du Gypaète sur le Vercors ("Envol d’un géant"- Yoann Périé © Vue sur Terre) a été projeté. Une Webcam leur a enfin permis d’assister au moment fort de la journée : la libération des oiseaux.

lundi 7 novembre 2011

La chouette chevêchette ou chouette pygmée

La « minuscule » chouette chevêchette est très peu connue. Même les randonneurs les plus assidus des hauts plateaux du Vercors ont rarement eu la chance d’apercevoir ce petit rapace nocturne très discret. Les ornithologues ne s’y intéressent de près que depuis quelques années. Sa présence était déjà connue sur la réserve naturelle des hauts plateaux, mais sa reproduction n’a été découverte qu’en 2009. Seul son chant, surtout à l’automne, peut permettre de la découvrir. Un « diu, diu, diu, diu »…monotone et sifflé retentit alors dans le calme matinal et crépusculaire. Il faut la chercher avec des jumelles, la repérer au sommet d’un épicéa d’où elle marque son territoire par le chant.


Une vidéo de Yoann Périé

Cette espèce boréale occupe préférentiellement la pessière clairiérée (forêt d’épicéas ouverte) des hauts plateaux, entre 1300 et 1500m. Elle peut également nicher en limite de la hêtraie sapinière à plus basse altitude surtout sur le territoire des 4 montagnes. On la considère comme une « relique glacière ». Imaginez les dernières grandes glaciations descendant jusqu’en Europe moyenne. La toundra et la taïga occupaient alors nos régions. Au recul des glaciers, les espèces inféodées à ces milieux sont remontées au nord. Seules quelques unes, dans des isolats de populations, ont pu se maintenir en altitude où les caractéristiques de leurs affinités boréales se sont maintenues. C’est le cas de cette petite chouette, mais celui d’autres espèces que l’on croit montagnardes. Le lagopède alpin et le lièvre variable vivent au niveau de la mer dans le nord de l’Europe.

En 2009, une étude commandée par l’ONF Drôme et la Réserve Naturelle, pilotée par la LPO Drôme (Ligue de protection des oiseaux), a débuté pour 3 années consécutives. La zone d’étude se situe sur les 2160 hectares de la toute nouvelle RBI (réserve biologique intégrale) créée par l’ONF et cogérée par la Réserve Naturelle. Ce territoire principalement boisé, s’étage de 1000m à 1900m. Un recensement de la population de chevêchette a été entrepris, ainsi que la découverte et le suivi des reproductions. Depuis 2010 et cette année 2011, l’étude de son domaine vital par télémétrie a débuté (capture, équipement d’émetteurs et suivi par radio pistage).

Le milieu n’est pas facile d’accès, les habitués du lieu le savent. En période de neige, l’accès n’est possible qu’à ski de randonnée nordique et l’étude s’articule autour d’une cabane forestière prêtée par l’ONF. Outre les découvertes passionnantes qui ont pu être faites sur la biologie de cette espèce, s’engager dans ce milieu « hostile » mais si remarquable à la recherche du petit prédateur ailé est une véritable aventure : lapiaz boisés, enneigement et accès routier fermé jusqu’à fin avril. Heureusement, elle n’est pas aussi nocturne que ses cousines (la hulotte, la Tengmalm et le hibou moyen-duc, qui fréquentent les mêmes milieux). Elle est surtout crépusculaire et complètement diurne durant l’élevage de ses jeunes.

À ce jour, 13 nids ont été découverts, 9 ont été suivis de 2009 à 2010 et 4 sont déjà en cours d’étude ce mois d’avril 2011. La recherche des cavités occupées par la chouette pygmée (comme l’appelle les anglais) n’est pas une mince affaire. D’abord il faut localiser les mâles chanteurs, puis rechercher les arbres à cavités autour desquels les accouplements ont lieu. Les reproductions se remarquent uniquement au crépuscule durant l’incubation, quand le mâle apporte une proie à la femelle qui couve seule. L’échange de proie ne se fait qu’à distance du nid (50 à 100m). L’activité devient plus remarquable lors du nourrissage des jeunes, nettoyage de la cavité dès le 5ème jour après la naissance. Restes de poils agglomérés et de proies, pelotes, fientes desséchées sont évacués par la femelle et s’accumulent au pied de l’arbre. Enfin les jeunes commencent à siffler au trou d’envol au 20ème jour et appellent souvent durant leur sevrage après avoir quitté la cavité : « stsiiiî » chez la femelle, « sii-stsiiîh » dissyllabique chez les jeunes.

Le suivi rapproché des reproductions a permis de mieux en connaître les étapes. Un outil a été bricolé avec une canne à pêche de 9,5m équipée d’une webcam, pour inspecter les cavités. Ainsi, une nichée de 7 jeunes a été observée avec seulement 5 petits à l’envol. La prédation d’une nichée a été constatée, la présence d’oeufs non éclos aussi. La capture d’un mâle, bagué et équipé d’un émetteur radio de 1,5g, nous a permis de connaître son domaine vital estimé à 93 hectares soit 1km2. Celle d’une femelle et l’extraction des jeunes, équipés eux aussi, ont permis d’observer leur dispersion après l’envol. On constate que seul le mâle s’occupe des jeunes 15 jours après leur envol. Cette année, il est prévu de suivre également les cavités de reproduction avec un piège photo à infrarouge.

Toutes ses connaissances, ainsi que celles à venir, vont permettre de mettre en parallèle, les habitats forestiers et le domaine vital de l’espèce. Ce petit rapace étant un bon indicateur de la qualité de son habitat forestier en matière de biodiversité, il participera, par son suivi dans le long terme, à une meilleure connaissance de l’évolution de la forêt. La RBI est un laboratoire d’étude d’une forêt sans exploitation, pour les générations futures.

La chouette chevêchette semble en expansion mais peut-être est-elle restée longtemps méconnue par les ornithologues (une nidification fut découverte en 2007 dans le Massif Central). En tout cas, elle restera une espèce à forte valeur patrimoniale pour le Vercors, un emblème au même titre que le tétras lyre et la tulipe sauvage, symboles du PNR.

Famille : La chouette chevêchette est la plus petite espèce des strigiformes (rapaces nocturnes) d’Europe. D’autres espèces existent aussi en Afrique, en Asie et sur le continent américain.

Répartition : Espèce boréale occupant principalement la forêt de résineux (taïga) de la Scandinavie à la Sibérie orientale. A l’état de « relique » glacière dans l’arc alpin et quelques massifs montagneux du sud-est de l’Europe (Carpates, Balkans), elle est également présente dans quelques massifs forestiers de plaine (Allemagne, Pologne). En France, on la trouve encore dans les Vosges et le Jura.

Caractéristiques  : La chevêchette d’Europe est nettement plus petite que la chevêche avec laquelle elle est souvent confondue et la chouette de Tengmalm qui fréquentent les mêmes milieux. De la taille d’un étourneau, un fort dimorphisme sexuel est à noter. Elle ne pèse en moyenne que 60g pour le mâle et 80g pour la femelle. Ses dimensions sont : 17 cm de longueur et 35 cm d’envergure pour le mâle, 19 cm et 38 cm pour la femelle.

Alimentation : Redoutable petit prédateur de campagnols et de mulots (70% de son régime alimentaire dans le Vercors) et de petits passereaux (30%) : mésanges, roitelets, pinsons, … voire même des espèces telles que le pic épeiche. Quelques restes de lézards vivipares et coléoptères ont été trouvés dans ses pelotes de réjection.

Reproduction  : Sur un domaine vital estimé à 93 ha pour un mâle suivi par télémétrie dans le Vercors, elle choisit une cavité de pic épeiche dans un épicéa souvent sec (4,5 cm d’ouverture). Sédentaire, son chant territorial débute dès octobre pour reprendre, après la pose hivernale, en février/ mars. La ponte a lieu en moyenne (sur les hauts plateaux du Vercors) à la mi-Avril (5 à 7 oeufs). L’incubation dure 1 mois (Mai), l’élevage des jeunes dans la cavité 1 mois également (Juin) ainsi que le sevrage après l’envol (Juillet). Comme tous les rapaces, sa reproduction est assez longue (3,5 mois). Le nourrissage n’est assuré que par la femelle, le ravitaillement en proies par le mâle.

Menaces  : Mise à part la prédation naturelle : martres, éperviers et autour des palombes,… l’espèce n’est pas menacée par l’homme dans son habitat forestier montagnard. Seule l’élimination systématique des arbres à cavités lors de coupes peut lui porter préjudice. La sensibilisation des exploitants forestiers pour la conservation de ces arbres, favorables à toutes les espèces cavernicoles, semble être la seule mesure à prendre pour la préserver.

Contacts : Pierre-Eymard Biron

dimanche 11 septembre 2011

Facilitez le passage de la faune et de la flore : Concours biodiversité et connectivité !

Voici un message du Conseil Général de l’Isère, écrit par Anne-Sophie Croyal.

A vous de jouer !!!

"Bonjour,

Dans le cadre de la plateforme « Réseau écologique » de la Convention alpine, le Conseil général s’est vu attribué un prix pour récompenser ses actions menées en matière de restauration de la continuité écologique.

Afin de mettre en avant cette reconnaissance européenne des actions menées par le Conseil général et de faire participer activement le public isérois, ce prix va être remis en jeu pour récompenser des actions en faveur de la connectivité, qui facilite le passage de la faune et de la flore.

Cela peut comprendre la résolution d’obstacles sur les rivières, la suppression de clôtures, de pièges mortels, la réalisation d’aménagements sur voiries, de plantations de haies,… dans le respect des règlementations en vigueur.

Sont donc invités à participer les communes de moins de 2.500 habitants et les associations locales, voire les particuliers ou professionnels ayant réalisé une action originale permettant de restaurer ou préserver une continuité biologique.

Les dossiers sont à déposer auprès du service environnement jusqu’au 30 septembre 2011 à 16h. Le dossier devra comprendre la description de l’aménagement (réalisé ou à réaliser), les résultats attendus et obtenus et des photos de présentation de l’aménagement (3 pages maximum).

Les récompenses sont fixées comme suit : un premier prix de 2 500€, un deuxième de 1 500€ et un troisième de 1.000€.

Le jury est composé du comité de gestion de la taxe. Les réalisations seront jugées en fonction de leur originalité et de leur efficacité.

Je vous remercie de transmettre cette information à vos contacts susceptibles d’être intéressés et bon concours !

Cordialement

Anne-Sophie Croyal Chef du projet européen Couloirs de vie"

Voici le lien vers le site du Conseil Général, pour plus d’informations :

www.corridors-isere.fr

vendredi 9 septembre 2011

La légende de Jauni

Infos Mathieu Krammer, du site web "Bouquetin des Alpes"

Ce bouquetin a connu une vie mouvementée : né en 1998, capturé en Vanoise marqué jaune oreille gauche, rouge oreille droite, relâché le 25 avril 2002 au pied du Cirque du Bournillon. Il s’est d’abord installé au dessus de la Balme-de-Rencurel, puis en avril 2003 dans les falaises sud-est de Saint-Julien-en-Vercors, au nord de la Vierge-en-Vercors. En juin 2005, ce mâle est observé parmi un groupe de 23, sur la bordure orientale des Hauts-Plateaux du Vercors, entre Veymont et Moucherolle. Il a perdu sa boucle d’oreille droite rouge.

Infos et photos Alain Herrault

Le 13 octobre 2009 au Pas de Berrièves

Alain Herrault
Alain Herrault
Alain Herrault
Alain Herrault
Alain Herrault
Alain Herrault
Infos et photo Sébastien Liot, Grelibre

Le 13 octobre 2009 au Pas de Berrièves

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Sébastien Liot
Infos et photos Eric Breyton Lors du rût de l’hiver 2008 2009, il est présent sur le Grand Veymont, où il semble faire la loi.

Ici le 16 Janvier 2009

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Eric Breyton
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Eric Breyton
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Eric Breyton
Je le retrouve le 13 février 2009 avec un groupe d’étagnes et de cabris sur les pentes sud du Grand Veymont.
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Eric Breyton
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Eric Breyton
Image recadrée
Infos et photos Gérard Sanchez

Mars 2011 près du Col Vert

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Gérard Sanchez
Infos et images de Mickael Gros : 25 avril 2011

C’est le plus vieux d’un groupe de onze, il semble être le "meneur" car toujours en tête de groupe lors des déplacements. Je l’ai vu tout près du col Vert en versant ouest.

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Mickael Gros
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Mickael Gros
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Mickael Gros
La carte des déplacements de Jauni


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L’abeille

"Si l’abeille disparaissait de la surface de la terre, l’homme n’aurait plus que 4 ans à vivre" Albert Einstein

L’abeille est un insecte utile. Championne de la pollinisation, sa survie est de plus en plus menacée dans nos campagnes du fait de la généralisation de l’utilisation des pesticides et insecticides. Sachant que ces insectes sont en première ligne lorsque la biodiversité est en danger, leur disparition sonne l’alerte.

Limitons ou abandonnons l’usage des pesticides dans nos jardins et nos maisons.

Un constat sans appel, les insectes pollinisateurs disparaissent. Trop souvent utilisés dans nos maisons et jardins, les pesticides mettent en danger notre santé et notre environnement. Chacun à son niveau peut agir et participer à la sauvegarde des insectes pollinisateurs et préserver notre santé.

Un pesticide, qu’est-ce que c’est ?

C’est un produit chimique conçu pour détruire "les organismes indésirables", il est composé d’une ou plusieurs substances actives qui tuent un organisme ciblé : rat, souris, escargots, limaces...

Au contact de l’eau, du sol ou de l’air, ces substances se dégradent en produits dérivés dont la toxicité est mal connue et apparaît plusieurs années après la première utilisation. Moins d’1% de la part de pesticide entre en contact avec l’organisme ciblé !! Ce qui veut dire que 99 % se dispersent inutilement dans notre environnement. Partout l’homme est exposé aux pesticides (air ambiant, sols, aliments, nappes phréatiques), à des doses mêmes faibles, les pesticides peuvent être toxiques pour l’homme mais aussi pour les animaux (oiseaux, chauves-souris, abeilles poissons...). Enfin, nos animaux domestiques sont parfois victimes d’empoisonnements accidentels. Si vous devez utiliser des pesticides, veillez à acheter uniquement les produits portant la mention "emploi autorisé dans les jardins".

On utilise des tas de substances toxiques

Insecticides contre les mouches ou les guêpes, traitement des meubles et charpentes contre les insectes, granulés contre les rongeurs, pulvérisateurs... Pourtant des produits sains et des gestes simples sont à notre disposition, par exemple utilisez des plantes à effet répulsif pour repousser les moustiques comme le laurier, le romarin, le thym, le géranium ou encore la citronnelle, pour éviter les mites laver régulièrement les soieries et les lainages associés à des clous de girofle, boules de cèdre... Pendant des années, les pesticides employés dans le traitement des charpentes ont tué les chauve-souris. Pour éviter l’hécatombe de ces hôtes inoffensives et insectivores, utilisez des produits peu toxiques et ce en hiver lorsque les chauves-souris sont absentes.

mardi 23 août 2011

Trop de lumière nuit

L’éclairage nocturne est trop souvent la source de nuisances lumineuses, en raison d’équipements ou d’utilisation inadaptés aux besoins actuels. Le parc naturel régional du Vercors s’engage pour que cette prise de conscience soit celle des élus et aménageurs, mais aussi celle des habitants et usagers de son territoire.

L’éclairage public, l’illumination de sites et monuments, l’éclairage commercial sont autant de sources de nuisances lumineuses à traiter dans leurs aspects économies d’énergie et environnementaux. De nombreuses études ont démontré que l’excès de lumière avait un effet perturbateur sur la faune, la flore, ainsi que sur notre santé”, souligne Serge Charruau, chargé de mission énergie au Parc. Pour sensibiliser le plus grand nombre à la question, le parc naturel régional du Vercors va proposer aux élus du territoire une série de rencontres et de visites dans des communes déjà engagées dans cette réflexion : à travers des modes de gestion raisonnés, de nouveaux équipements, ou une animation importante en direction des habitants.

Certaines communes du Parc, comme Miribel-Lanchâtre, Saint-Julien-en-Quint, Izeron, Saint-Laurent-en-Royans, procèdent à des extinctions partielles ou totales de l’éclairage public, généralement de minuit à 5 heures du matin. “Des programmateurs permettent d’éteindre de façon automatique, avec la possibilité de s’adapter aux besoins ponctuels : en période hivernale, quand le personnel communal passe le chasse-neige, l’éclairage commence plus tôt. C’est un choix environnemental et économique. La nuit, on n’éclaire plus personne, car les gens arrivent en voiture et entrent directement chez eux, par contre cela perturbe le cycle de vie des animaux. Nous économisons ainsi 2 500 € par an sur la facture d’électricité de la commune”, affirme Luc Puissat, maire de Miribel-Lanchâtre.

Sensibilisation des habitants

Autre commune très sensibilisée à la question : Saint-Laurent-en- Royans, qui est en train de modifier progressivement son éclairage public. Dans les nouveaux lotissements, la nuit règne de minuit à 5 heures du matin, et les autres quartiers suivront petit à petit. “C’est bien perçu par la population, car nous prévenons les habitants des lotissements concernés. De toute façon, la plupart des gens dorment à cette heure-là”, souligne Françoise Charras, adjointe à la mairie de Saint-Laurent-en-Royans. Et dans la zone artisanale, il n’y a carrément aucun lampadaire ! “Nous voulons éviter le gaspillage de l’argent public, et la perturbation de la faune et de la flore. On voudrait que ça fasse boule de neige sur les communes environnantes”. L’action du Parc — accompagné d’associations et structures partenaires déjà engagées dans cette démarche (CPIE, Frapna (Fédération Rhône-Alpes de protection de la nature) Espaces info-énergie... — consistera aussi à promouvoir cette action auprès des habitants. Pour cela, il va s’appuyer sur l’événement national « Le Jour de la nuit » déjà développé sur plusieurs communes du territoire comme Claix, Fontaine, St Laurent en Royans. En 2012, le Parc souhaite aussi renouveler l’opération « Ode à la nuit ». Cette manifestation culturelle à l’initiative du CPIE, se décline sous forme de spectacles, d’ateliers d’écriture, de conférences, et de la diffusion de films comme Les Pêcheurs d’énergie. “Nous souhaitons réhabiliter la nuit, en soulignant aussi son aspect poétique, sans culpabiliser les gens”, précise Noëllie Ortega, chargée de l’événementiel au CPIE (Centre permanent d’initiatives pour l’environnement).

jeudi 11 août 2011

Chiroptères et spéléologues

Y Peyrard
Y Peyrard

Une initiative intéressante menée par le Parc, la LPO 26 et la fédération de spéléo Le Parc du Vercors est un territoire d’exception pour les chiroptères. En effet, les connaissances actuelles dénombrent sur le massif 27 des 34 espèces présentent en France. Le caractère karstique du massif conditionne notamment cette richesse et les nombreuses cavités souterraines répertoriées servent de gîtes aux chauves-souris tant en hiver qu’en été.

La réputation du Vercors en terme de spéléologie n’est plus à faire et cette activité sportive peut dans certains cas conduire à des « conflits d’usages » entre sa pratique et les enjeux de conservation des chiroptères. En effet, les chiroptères recherchent en milieu souterrain des sites très tranquilles soit pour hiverner soit pour élever leur jeunes. Une fréquentation excessive du milieu souterrain que ce soit en toutes saisons ou en groupes importants peut conduire à l’abandon des cavités par les chauves-souris.

Fort de ce constat, les services du Parc ont initié en 2011, en partenariat avec divers professionnels, les groupes locaux de spéléologues et les associations naturalistes (LPO, CORA Faune Sauvage) un travail de mise en réseau de ces différents acteurs qui a plusieurs objectifs :

  • Partager la connaissance entre naturalistes et spéléos, pour mieux appréhender les enjeux de préservation
  • Démontrer que la préservation des Chiroptères ne remet pas en cause la fréquentation des cavités.
  • Créer un réseau pérenne de spéléos et naturalistes.

Une première sortie sur le terrain a eu lieu le 31 mars 2011 à la grotte Roche. Deux autres journées de partage et d’échange sont programmées cet automne. Cette démarche locale s’inscrit en parfaite cohérence avec le partenariat établi entre le Groupe Chiroptères du CORA Faune Sauvage et le Comité Régional de la Fédération Française de spéléologie dans le cadre de la déclinaison régionale du plan d’actions en faveur des chiroptères.

Contacts : Benoit Betton, Mathieu Rocheblave

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