Biodiversité

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vendredi 26 août 2011

L’abeille

"Si l’abeille disparaissait de la surface de la terre, l’homme n’aurait plus que 4 ans à vivre" Albert Einstein

L’abeille est un insecte utile. Championne de la pollinisation, sa survie est de plus en plus menacée dans nos campagnes du fait de la généralisation de l’utilisation des pesticides et insecticides. Sachant que ces insectes sont en première ligne lorsque la biodiversité est en danger, leur disparition sonne l’alerte.

Limitons ou abandonnons l’usage des pesticides dans nos jardins et nos maisons.

Un constat sans appel, les insectes pollinisateurs disparaissent. Trop souvent utilisés dans nos maisons et jardins, les pesticides mettent en danger notre santé et notre environnement. Chacun à son niveau peut agir et participer à la sauvegarde des insectes pollinisateurs et préserver notre santé.

Un pesticide, qu’est-ce que c’est ?

C’est un produit chimique conçu pour détruire "les organismes indésirables", il est composé d’une ou plusieurs substances actives qui tuent un organisme ciblé : rat, souris, escargots, limaces...

Au contact de l’eau, du sol ou de l’air, ces substances se dégradent en produits dérivés dont la toxicité est mal connue et apparaît plusieurs années après la première utilisation. Moins d’1% de la part de pesticide entre en contact avec l’organisme ciblé !! Ce qui veut dire que 99 % se dispersent inutilement dans notre environnement. Partout l’homme est exposé aux pesticides (air ambiant, sols, aliments, nappes phréatiques), à des doses mêmes faibles, les pesticides peuvent être toxiques pour l’homme mais aussi pour les animaux (oiseaux, chauves-souris, abeilles poissons...). Enfin, nos animaux domestiques sont parfois victimes d’empoisonnements accidentels. Si vous devez utiliser des pesticides, veillez à acheter uniquement les produits portant la mention "emploi autorisé dans les jardins".

On utilise des tas de substances toxiques

Insecticides contre les mouches ou les guêpes, traitement des meubles et charpentes contre les insectes, granulés contre les rongeurs, pulvérisateurs... Pourtant des produits sains et des gestes simples sont à notre disposition, par exemple utilisez des plantes à effet répulsif pour repousser les moustiques comme le laurier, le romarin, le thym, le géranium ou encore la citronnelle, pour éviter les mites laver régulièrement les soieries et les lainages associés à des clous de girofle, boules de cèdre... Pendant des années, les pesticides employés dans le traitement des charpentes ont tué les chauve-souris. Pour éviter l’hécatombe de ces hôtes inoffensives et insectivores, utilisez des produits peu toxiques et ce en hiver lorsque les chauves-souris sont absentes.

mardi 23 août 2011

Trop de lumière nuit

L’éclairage nocturne est trop souvent la source de nuisances lumineuses, en raison d’équipements ou d’utilisation inadaptés aux besoins actuels. Le parc naturel régional du Vercors s’engage pour que cette prise de conscience soit celle des élus et aménageurs, mais aussi celle des habitants et usagers de son territoire.

L’éclairage public, l’illumination de sites et monuments, l’éclairage commercial sont autant de sources de nuisances lumineuses à traiter dans leurs aspects économies d’énergie et environnementaux. De nombreuses études ont démontré que l’excès de lumière avait un effet perturbateur sur la faune, la flore, ainsi que sur notre santé”, souligne Serge Charruau, chargé de mission énergie au Parc. Pour sensibiliser le plus grand nombre à la question, le parc naturel régional du Vercors va proposer aux élus du territoire une série de rencontres et de visites dans des communes déjà engagées dans cette réflexion : à travers des modes de gestion raisonnés, de nouveaux équipements, ou une animation importante en direction des habitants.

Certaines communes du Parc, comme Miribel-Lanchâtre, Saint-Julien-en-Quint, Izeron, Saint-Laurent-en-Royans, procèdent à des extinctions partielles ou totales de l’éclairage public, généralement de minuit à 5 heures du matin. “Des programmateurs permettent d’éteindre de façon automatique, avec la possibilité de s’adapter aux besoins ponctuels : en période hivernale, quand le personnel communal passe le chasse-neige, l’éclairage commence plus tôt. C’est un choix environnemental et économique. La nuit, on n’éclaire plus personne, car les gens arrivent en voiture et entrent directement chez eux, par contre cela perturbe le cycle de vie des animaux. Nous économisons ainsi 2 500 € par an sur la facture d’électricité de la commune”, affirme Luc Puissat, maire de Miribel-Lanchâtre.

Sensibilisation des habitants

Autre commune très sensibilisée à la question : Saint-Laurent-en- Royans, qui est en train de modifier progressivement son éclairage public. Dans les nouveaux lotissements, la nuit règne de minuit à 5 heures du matin, et les autres quartiers suivront petit à petit. “C’est bien perçu par la population, car nous prévenons les habitants des lotissements concernés. De toute façon, la plupart des gens dorment à cette heure-là”, souligne Françoise Charras, adjointe à la mairie de Saint-Laurent-en-Royans. Et dans la zone artisanale, il n’y a carrément aucun lampadaire ! “Nous voulons éviter le gaspillage de l’argent public, et la perturbation de la faune et de la flore. On voudrait que ça fasse boule de neige sur les communes environnantes”. L’action du Parc — accompagné d’associations et structures partenaires déjà engagées dans cette démarche (CPIE, Frapna (Fédération Rhône-Alpes de protection de la nature) Espaces info-énergie... — consistera aussi à promouvoir cette action auprès des habitants. Pour cela, il va s’appuyer sur l’événement national « Le Jour de la nuit » déjà développé sur plusieurs communes du territoire comme Claix, Fontaine, St Laurent en Royans. En 2012, le Parc souhaite aussi renouveler l’opération « Ode à la nuit ». Cette manifestation culturelle à l’initiative du CPIE, se décline sous forme de spectacles, d’ateliers d’écriture, de conférences, et de la diffusion de films comme Les Pêcheurs d’énergie. “Nous souhaitons réhabiliter la nuit, en soulignant aussi son aspect poétique, sans culpabiliser les gens”, précise Noëllie Ortega, chargée de l’événementiel au CPIE (Centre permanent d’initiatives pour l’environnement).

jeudi 11 août 2011

Chiroptères et spéléologues

Y Peyrard
Y Peyrard

Une initiative intéressante menée par le Parc, la LPO 26 et la fédération de spéléo Le Parc du Vercors est un territoire d’exception pour les chiroptères. En effet, les connaissances actuelles dénombrent sur le massif 27 des 34 espèces présentent en France. Le caractère karstique du massif conditionne notamment cette richesse et les nombreuses cavités souterraines répertoriées servent de gîtes aux chauves-souris tant en hiver qu’en été.

La réputation du Vercors en terme de spéléologie n’est plus à faire et cette activité sportive peut dans certains cas conduire à des « conflits d’usages » entre sa pratique et les enjeux de conservation des chiroptères. En effet, les chiroptères recherchent en milieu souterrain des sites très tranquilles soit pour hiverner soit pour élever leur jeunes. Une fréquentation excessive du milieu souterrain que ce soit en toutes saisons ou en groupes importants peut conduire à l’abandon des cavités par les chauves-souris.

Fort de ce constat, les services du Parc ont initié en 2011, en partenariat avec divers professionnels, les groupes locaux de spéléologues et les associations naturalistes (LPO, CORA Faune Sauvage) un travail de mise en réseau de ces différents acteurs qui a plusieurs objectifs :

  • Partager la connaissance entre naturalistes et spéléos, pour mieux appréhender les enjeux de préservation
  • Démontrer que la préservation des Chiroptères ne remet pas en cause la fréquentation des cavités.
  • Créer un réseau pérenne de spéléos et naturalistes.

Une première sortie sur le terrain a eu lieu le 31 mars 2011 à la grotte Roche. Deux autres journées de partage et d’échange sont programmées cet automne. Cette démarche locale s’inscrit en parfaite cohérence avec le partenariat établi entre le Groupe Chiroptères du CORA Faune Sauvage et le Comité Régional de la Fédération Française de spéléologie dans le cadre de la déclinaison régionale du plan d’actions en faveur des chiroptères.

Contacts : Benoit Betton, Mathieu Rocheblave

jeudi 11 août 2011

Vautour fauve, le retour de l’équarisseur sauvage

V Favre
V Favre

À partir de l’exemple réussi de la réintroduction du vautour fauve dans les Causses dans les années 80, plusieurs autres opérations similaires ont été conduites en France. Celle du Vercors a été menée par le Parc naturel régional sur la commune de Chamaloc où des volières ont été installées sous les falaises du col de Rousset et à la ferme de Baise. Les premiers oiseaux ont été relâchés en octobre 1999 et l’opération s’est terminée en 2009. 57 oiseaux ont ainsi pu être relâchés sur cette période.

La colonie de reproduction proche des Baronnies a longtemps drainé l’ensemble des couples nicheurs du secteur. Malgré la naissance en 2002 d’un poussin qui n’a pas atteint l’âge de s’envoler, il aura fallu attendre 2007 pour constater à nouveau l’éclosion de 2 oisillons. Depuis la colonie qui s’est installée principalement dans le cirque d’Archiane progresse et compte 25 couples nicheurs en 2010 (chiffres qui semblent se stabiliser cette année).

Chamaloc reste par ailleurs très attractif pour de nombreux oiseaux qui viennent se nourrir au charnier approvisionné à leur attention ou passer la nuit dans la falaise. On peut ainsi compter plus de 100 vautours fauves certains jours d’été mais aussi quelques vautours moines désormais très réguliers. Ces oiseaux sont issus d’un programme de réintroduction du plus grand et de l’un des plus rares de nos rapaces européens en cours dans les Causses et dans les Baronnies. Avec le petit percnoptère d’Egypte revenu naturellement dans le Vercors en 2001 et nicheur dans la Gervanne depuis 2008 et le Gypaète Barbu dont le programme de réintroduction engagé par le Parc en 2010 se poursuit, le Vercors abrite donc les 4 espèces de vautours européens.

Un visiteur africain dans le ciel du Vercors

Le vautour de Rüpell est un rapace d’Afrique centrale qui fréquente les savanes, semi-déserts et montagnes du sud du Sahara. Si plusieurs individus sont désormais réguliers au Portugal et en Espagne, son observation reste très rare en France. C’est pourtant un oiseau de cette espèce qui a été noté à plusieurs reprises à la fin du mois de mars et au début avril avec les vautours fauves à Chamaloc. La précédente observation de ce vautour dans la région datait de 2003 dans les Baronnies.

Contact : Benoit Betton

Le Bouquetin des Alpes, un véritable survivant

C.Perineau
C.Perineau

Après la marmotte réintroduite dans les années 80, le bouquetin est la seconde espèce ayant fait l’objet d’un vaste programme de réintroduction conduit par le Parc dans le Vercors. Sa disparition du massif datait probablement du néolithique comme en témoignent quelques crânes retrouvés dans des grottes. Sa réintroduction n’aurait jamais pu avoir lieu dans les Alpes françaises si les derniers individus Italiens n’avaient échappé à l’extermination totale grâce à la création d’une réserve de chasse en 1856 (devenue depuis le Parc national du Gran Paradiso). A partir de ces quelques dizaines d’individus, les populations ont été lentement reconstituées en Italie et en Suisse et plus tardivement en France.

En 1989 et 1990 le Parc du Vercors procède aux lâchers de 28 bouquetins originaires du Parc national de la Vanoise. Cette opération est un véritable succès puisque la population du cirque d’Archiane et des crêtes orientales du Vercors compte désormais entre 350 et 400 animaux. Les résultats de la deuxième réintroduction réalisée en 2000 et 2002 dans les gorges de la Bourne sont plus mitigés. Les 35 bouquetins qui ont été relâchés dans le secteur de Pont en Royans et du cirque de Bournillon semblent avoir eu plus de mal à s’acclimater dans cette région assez chaude et la population stagne malgré les quelques naissances constatées. Au vu de ces observations, la période d’acclimatation semble passée et depuis 3 ans la dynamique s’installe à savoir 5 naissances par an.

Depuis 2010 nos amis du Parc de Chartreuse mènent une opération similaire de réintroduction prolongeant ainsi le retour de ce bel animal dans les Préalpes Françaises. Nos voisins du Dévoluy l’envisagent à leur tour en partenariat avec le Parc sur Lus la Croix Haute.

Contact : Benoit Betton

mercredi 3 août 2011

Le retour des barbus : le numéro 3 !

Voici le troisième numéro du retour des barbus sur le Vercors !

Avec cette fois les premières informations sur les oiseaux lâchés cette année !

Bonne lecture !

PS : n’hésitez-pas à le transmettre autour de vous.

mercredi 3 août 2011

Le retour des barbus : le numéo 3 !

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