Biodiversité

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vendredi 29 avril 2011

Les enfants quittent le nid… Au tour de Lousa !

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L’armée recrute !!

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jeudi 14 avril 2011

Une fois identifié(s) en vol, comment agir

C’est simple, vous pouvez télécharger cette fiche et nous la renvoyer après l’avoir remplie !

A partir de là, nous nous chargerons de rentrer vos observations dans la base de données internationale de l’IBM (International Bearded Vulture), qui recueille toutes les observations faites des gypaètes.

Cette base de données alpine, européenne donc, est indispensable pour le suivi d’une espèce menacée comme le gypaète qui ne connait pas les limites administratives !

Mais vous pouvez également enregistrer vous même vos observations en vous connectant sur les sites Web des LPO (Ligue pour la Protection des Oiseaux) : la LPO Drôme et la LPO Isère. Ces deux bases de données sont compatibles avec celle de l’IBM, nous pourrons prochainement transférer automatiquement les observations de l’une vers l’autre, et vice et versa.

Clé de reconnaissance des gypaètes

Voici deux documents existants qui vous aideront à reconnaître les gypaètes en fonction de leur âge et des caractéristiques de leur plumage.

Le premier de ces documents a été réalisé par ASTERS. C’est un diaporama qui aborde la reconnaissance de l’espèce et ses différentes classes d’âge. Très pédagogique, il est utilisé par leurs soins pour leur réseau d’observateurs. Voici le dossier : "Clés pour observer le Gypaète barbu"

Le deuxième est une plaquette qui avait été réalisée dans le cadre du programme LIFE destiné à l’espèce au début des années 2000. Cette plaquette s’intitule "Critères d’identification du Gypaète barbu - En fonction de l’âge et des caractéristiques du plumage".

Vous pourrez ainsi voire comment vont évoluer dans le temps "nos" petits protégés.

Cordouane, l’enfant bohème ...

Des trois jeunes gypaètes relâchés en juin dernier dans le Vercors, Cordouane a toujours été la plus curieuse...

Première à prendre son envol, première à sortir du territoire du Parc du Vercors, elle est également depuis hier la première à quitter la France…

Elle a troqué la couleur bleue de notre drapeau tricolore pour le vert de l’Italie, attirée par l’odeur des spaghettis et la langue chantante de ses habitants !! Son dernier point GPS à été enregistré aux abords du Parc National du Grand Paradis, entre Aoste et Turin.

Cordouane, voyageuse dans l’âme a commencé par visiter en septembre les Ecrins puis en octobre l’Alpe d’Huez, allongeant toujours plus loin ses pérégrinations culturelles et sa connaissance des montagnes françaises. Puis, cet hiver, les Baronnies... Pour autant, elle reste très attachée à son lieu de lâcher puisque jusqu’à présent, elle est toujours revenue de ses voyages en s’accordant une petite halte dans le secteur de son lâcher, voire dans sa cavité !

Ne restant pas très longtemps au même endroit, elle prospecte à droite à gauche, peut-être pour choisir le meilleur territoire possible pour sa future installation ? Ou surement......pour être sûre que le Vercors est le plus beau des territoires !!! Bien entendu, ceci n’est pas encore pour tout de suite car les gypaètes commencent à avoir des comportements territoriaux vers 4 ou 5 ans et que notre ermite entre seulement dans sa deuxième année.

Les gypaètes relâchés l’an passé sur le Parc sont équipés d’émetteurs GPS qui se « connectent » trois fois dans la journée : à 9, 11 et 15 heures. Nous n’obtenons cependant pas de données tous les jours car en fonction de l’endroit où l’oiseau se situe, la connexion est plus ou moins bonne, certaines fois même impossible.

Ce système de localisation ne nous permet pas d’interpréter le vol des oiseaux d’un point à un autre sur la carte car ceux-ci n’ont probablement pas fait un trajet « direct » ; les données que nous recueillons sont uniquement utilisées pour le suivi, elles nous permettent de connaître, comparer, et d’en savoir plus sur le comportement de ces jeunes casseurs d’os.

Cordouane a donc passé l’hiver principalement dans les Baronnies, s’alimentant en compagnie de vautours fauves sur les placettes d’alimentation des Baronnies, et de temps en temps sur celle du Vercors. Et samedi dernier, le 9 avril, ...… « paf », son GPS nous indique qu’elle a pris la poudre d’escampette pour le Nord Est du Dévoluy. Non contente de s’arrêter dans un coin qu’elle a déjà survolé, elle continue son périple direction les Ecrins et est enregistrée le dimanche 10 avril à 9h et à 11h par son GPS non loin de La Grave. Après cette petite pause (culinaire ?), elle repart aussitôt et à 15h le même jour, elle est pointée en plein cœur de la Vanoise.

Le lendemain, stupeur et consternation : Cordouane quitte le sol français !

Nous savons bien que ce n’est pas là son pays de naissance (l’oiseau provient de République Tchèque) mais quitter sans prévenir sa terre d’accueil n’est quand même pas très correct !!!

Avait-elle ses papiers en règle ? Oui et non. Elle avait obtenue l’autorisation de traverser l’Europe (mais pas la Suisse !) pour être relâchée sur le Vercors, mais pas pour un trajet inverse. Et après tout, que représente une limite administrative pour ces oiseaux ???

Son comportement n’est pour autant pas anormal, les gypaètes juvéniles parcourant souvent de longues distances avant de s’installer. Nous espérons cependant son retour sur le Vercors, chose probable puisque ces oiseaux sont philopatriques et que Cordouane a déjà montré son attachement pour son lieu de lâcher.

Ce départ pour de nouveaux horizons nous permet juste de constater des différences de comportements entre les trois oiseaux lâchés en 2010 dans la même cavité :

  • Lousa, la plus fidèle et casanière est restée jusqu’à présent strictement cantonnée au Massif du Vercors, ne se mêlant pas aux curées des vautours fauves sur la placette d’alimentation pourtant située toute proche... Elle trouve elle-même sa nourriture sur les pentes de nos montagnes.
  • Stéphan, nous laissant sans nouvelles depuis sa récente fugue auprès de nos services secrets (voir article précédent) avait élu comme domicile, les massifs du Verdon et du Mercantour.
  • Il n’y a que Cordouane qui ne semble pas vouloir s’intéresser à un massif particulier, se laissant porter au gré des « courants » aériens, suivant le fil de sa pensée bohème, toujours en quête d’aventures, de paysages... Sa soif de voyages vers de nouvelles contrées est impressionnante. Saura t’elle la rassasier un jour ???
  • Les kilomètres ne semblent pas lui faire peur, elle les avale sans broncher. Notre envoyé spécial à pu recueillir ses derniers propos, juste avant qu’elle ne franchisse la frontière : « Maa ciao Francia, per me il sole, canzoni d’amore, a me la mozzarella pomodoro, Venezia, Roma, cultura e storia ... la libertà !!!! »

Marie

Cordouane, l’enfant bohème…

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jeudi 7 avril 2011

Avis de recherche… Peur Bleue au haut Verdon… Stéphan se fait la malle…

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jeudi 7 avril 2011

Avis de recherche… Peur Bleue au haut Verdon… Stéphan se fait la malle…

Le jeune gypaète barbu relâché sur le Vercors en Juillet dernier ne souhaite plus que l’on connaisse le moindre de ses déplacements. Sa vie privée, semble t-il ne nous regarde plus.

Braquage de banque… Il est peut être sur un gros coup ?

Délit de fuite ?

Quête amoureuse ?

Se sont les questions que l’on se pose puisque depuis avant hier, il s’est volatilisé dans la nature en se débarrassant on ne sait comment de son émetteur GPS.

L’oiseau, parti depuis le mois de novembre dans le massif du Mercantour a provoqué l’inquiétude des agents du Parc ce mardi matin. En effet, à 5 heures du matin, le module associé au GPS détecte une baisse anormale de température sur le corps de Stéphan, situé vers Barcelonnette. Aussitôt le module actionne le GPS et active également le réseau GSM ce qui permet de localiser l’oiseau. Tôt mardi matin, nous recevons un appel inquiet du laboratoire scientifique de Suisse (qui reçoit ses informations et nous les transmet après traitement) nous faisant part de cette dernière « observation ».

Branle bas de combat !!! Les femmes et les enfants d’abord !! C’est aussitôt la farandole des coups de fils dans le bureau… Contacter le Parc du Mercantour, ses gardes, ses responsables… afin qu’ils puissent partir à la recherche de l’oiseau peut être mort, ou blessé. Une autre possibilité, celle qui nous plaisait le plus, étant de retrouver le GPS seul et abandonné…

N’ayant toujours aucunes nouvelles dans l’après midi, l’inquiétude persiste.

Dans la soirée, des gardes du Parc du Mercantour rappellent le Vercors. Ils sont bredouilles… pas de trace de Stéphan. Ni du GPS. On hésite… se rendre sur le terrain pour aider nos amis du Mercantour ? Attendre encore ?

Et ce matin soulagement partiel : les gardes ont enfin mis la main sur… l’émetteur GPS, seul et abandonné dans la neige.

Ouf, l’oiseau n’est donc pas mort. A noter que c’est quand même la deuxième fois que notre jeune gypaète nous donne des cheveux blancs (premier appel de détresse en septembre dernier). Les gardes du Parc vieillissent à vue d’œil !

La mort d’un gypaète est toujours dommageable pour ce rapace inscrit sur la liste des espèces menacées. Pour rappel, le taux de reproduction des gypaètes est assez faible car en moyenne un jeune sur trois s’envole avec réussite d’un nid et cet oiseau n’atteint sa maturité sexuelle qu’à partir de 7 ans. La quantité de gypaètes juvéniles disponibles pour les lâchers est malheureusement faible. La mort de Stéphan aurait donc été à déplorer pour cette espèce en danger.

Maintenant que faire ??? Laisser Stéphan braquer une banque en toute tranquillité ??? La question reste en suspens, l’idéal serait de remettre la main sur l’oiseau en fuite afin de le rééquiper avec son émetteur GPS. Mais comment attraper ce prince des airs ?? Sans compter que fort de sa liberté nouvellement acquise, il ne sera certainement pas ravi d’avoir de nouveau ses « paparazzis » sur le dos !!

Afin de nous aider à retrouver Stéphan, n’hésitez pas à nous le signaler si vous le voyez. Nous vous rappelons que la clé de reconnaissance de cet oiseau est la suivante : deux plumes décolorées sur l’aile droite (la 23 et 24) et deux sur l’aile gauche (la 11 et 12). Il porte également une bague couleur cuivre sur chaque patte. (Pour plus d’infos, voir la clé de reconnaissance des gypaètes dans les articles précédents).

Attention : les gypaètes commencent leur première mue au cours de leur deuxième année, remplaçant de manière aléatoire certaines plumes (dont les plumes décolorées !) Ils changent entièrement de plumage d’ici à la fin de leur troisième année. En revanche, les bagues elles, persisteront toute sa vie. (Mais elles sont plus dures à observer !)

D’une manière générale, si vous apercevez un gypaète là-bas ou sur le Vercors ; si vous êtes témoins, d’un vol -de pierres précieuses !- (nous ne sommes sûrs de rien avec un tel individu !!) référez-vous à l’article prévu sur les observations (articles précédents dans le blog) et prévenez nous !!