Alimentation santé territoire

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mercredi 18 mai 2011

LA LAITERIE DU MONT AIGUILLE

La laiterie du Mont Aiguille, située à Clelles dans le Triève (sud du département de l’Isère), a pu maintenir son activité notamment grâce à son travail sur le bio et son partenariat avec des centres de vacances.

Contexte et objectif

Le Trièves est un territoire où des réflexions sont engagées pour le développement d’une agriculture respectueuse de l’environnement.

Objectif

  • Amorcer une nouvelle activité créatrice de revenus
  • Toucher de nouveaux marchés et de nouvelles clientèles

Enjeux et perspectives

Enjeux

  • Répondre à une demande croissante de la part des éleveurs laitiers afin de valoriser au mieux leur production de lait biologique.

Perspectives

  • Aujourd’hui, la stagnation du marché entraîne la nécessité d’adopter une vraie démarche de développement commerciale pour les produits issus de l’agriculture biologique.
  • Le quota disponible auprès des éleveurs permet à la laiterie d’avoir une marge de manœuvre et de pouvoir faire croître son activité (ce n’est toutefois pas à l’ordre du jour puisqu’il y a actuellement stagnation de la demande).
  • De nombreuses réflexions dans le Trièves : de nouveaux producteurs veulent passer en bio. La laiterie ne peut pas transformer davantage de lait pour l’instant. Elle pourrait à la rigueur vendre du lait supplémentaire.
  • Volonté de développer une pâte mi-cuite (« un gruyère » du Trièves)

Moyens humains

Pilotes de l’action

SARL Laiterie du Mont Aiguille

Partenaires

Partenaires techniques

  • L’ADABIO (Association pour le développement de l’agriculture biologique) met en relation des producteurs laitiers et la laiterie lorsque celle-ci déménage à Clelles et souhaite développer son activité par le biais du bio.
  • Manger Bio Isère contact la laiterie : fait le lien entre la demande des restaurants collectifs, scolaire et son adhérent, la Laiterie du Mont Aiguille : elle permet à la laiterie de trouver de nouveaux débouchés.
  • Les producteurs de lait bio qui ont permis à la laiterie de démarrer son activité de transformation de lait biologique.

Financeurs

  • L’Europe, le Conseil Général, le Conseil Régional.

Bénéficiaires

  • Les producteurs laitiers des environs, inscrits dans un partenariats avec la laiterie.
  • La laiterie qui fait 50% de son chiffre d’affaires sur la transformation du bio.

Pour plus de renseignements, télécharger la fiche détaillée ci-dessous.

L’AMAP VERT DE TERRE

Après quelques années de fonctionnement, l’AMAP fait un appel à financement auprès des amapiens. Cette levée de fond permet l’achat de 2ha de terres supplémentaires pour la maraîchère de l’AMAP et pour faire pâturer les chèvres.

Présentation

Ce panier est né en novembre 2007 sur le plateau du Vercors et est devenu AMAP (Association pour le maintien d’une agriculture paysanne) en 2009 afin de faire évoluer l’agriculture du Plateau du Vercors grâce à l’engagement militant, solidaire des amapiens.

Contexte et objectif

Recherche de moyen de valorisation des productions par les paysans : occasion donnée par le concept d’AMAP.

Objectifs des producteurs

  • soutien à l’agriculture paysanne
  • soutenir des petites exploitations agricoles
  • pratiquer des prix justes, rémunérateurs

…et des consommateurs

  • adopter une démarche de consommation éco-citoyenne en favorisant une agriculture respectueuse de l’environnement (bio notamment).
  • devenir consomm’acteurs et savoir d’où viennent les produits, savoir comment ils sont produits, transformés…

Enjeux et perspectives

Enjeux

  • Faire de l’AMAP un outil du développement de l’agriculture biologique sur le Plateau du Vercors.
  • Faire de l’ AMAP un véritable levier des politiques agricoles.

Perspectives

  • Les perspectives sont fortement liées à l’envie des amapiens de poursuivre l’expérience : pour l’instant c’est plutôt le cas.
  • Les AMAP devraient dans un futur proche influencer les orientations de politique agricole des territoires. En effet, la demande est de plus en plus forte, il faut donc plus de produits, plus de producteurs et donc plus de terres agricoles.
  • Le résultat de l’appel à financement est très encourageant pour les AMAP ; tant pour les amapiens qui souhaitent être acteur de leur territoire et qui souhaitent voir se développer une agriculture respectueuse de l’environnement que pour les producteurs qui peuvent envisager l’avenir avec un peu plus de sérénité.

Moyens humains

Pilotes de l’action

producteurs :

  • La ferme des Jalines (Patricia et Christian ARRIBERT).
  • La ferme des Nobles (Chantal et Jody BAUMANN). 1 consomm’actrice : Emilie GUÉRIN.

Partenaires

L’AFRAT (Association de formation des ruraux aux activités du tourisme) pour l’organisation des réunions qui permirent la rencontre entre les pilotes de l’action.Alliance Paysans Ecologistes Consom’acteurs Rhône-Alpes (aide à la création d’AMAP, pour le développement d’une agriculture paysanne, alternative à l’agrobusiness) : soutien technique par la mise à disposition d’un animateur du printemps 2007 à novembre 2007.

Bénéficiaires

  • Les producteurs et les consommateurs.

Pour plus de détails, télécharger la fiche détaillée ci-dessous.

mardi 17 mai 2011

L’ABATTOIR DE LA MURE - SICORBIAA

En 2000, l’abattoir de La Mure est repris par le bras commercial (Provi SA) d’une association de 29 d’éleveurs isérois (eux-mêmes issus de l’association APROVI - Association des producteurs de viande Isère).

Présentation

Cet abattoir et atelier de découpe est situé à la Mure, en Isère.

Contexte et objectif

  • Dés le début des années 90, l’association APROVI cherche à s’orienter vers de nouveaux marchés.
  • Dans le même temps, l’abattoir de La Mure est en mauvaise posture.
  • Les éleveurs imaginent une prestation qui leur permette de vivre de leur travail en faisant le choix de la vente directe.

Enjeux et perspectives

Enjeux / début du projet

Soutien des collectivités

- Nécessaire soutien des collectivités face à la concurrence d’autres abattoirs et aux difficultés de la filière viande : le CDRA soutient certains investissements mais à hauteur maximale de 35%.

Climat sur le marché

- La pression terrible sur le niveau de prix sur le marché classique (différent de la vente directe) risque de faire disparaître l’immense majorité des éleveurs en circuits conventionnels=> Monsieur REBREYEND souhaite faire passer le message de l’intérêt de la vente directe.

Perspectives / début du projet

L’approvisionnement de la restauration collective ne peut pas se suffire à lui-même. Plusieurs sortes de débouchés doivent se côtoyer : la restauration collective consomme très peu de pièces nobles, alors que la valorisation de la moitié de la bête en viande bouchère fait monter le prix à 4,20-4,50€/kg (contre 2,30€/kg).Ex : à l’abattoir de La Mure il y a 1% de pièces nobles pour 99% de bourguignon pour la prestation de la restauration collective.

Moyens humains

Pilote de l’action

APROVI - Association des producteurs de viande Isère, créent en 2000 la société Provi SA afin de pouvoir prendre le contrôle de la structure d’abattage de La Mure (Sicorbiaa).

Partenaires

Syndicat Mixte d’Industrialisation de la Matheysine et des Environs (SMIME) :

  • construction de l’atelier de découpe,
  • subventions pour l’investissement de départ de Provi SA et Sicorbiaa (SARL pour les prestations d’abattage et de découpe – division obligatoire des tâches de gestion et d’exploitation).

Cabinet d’étude AND – Paris (réalisation de l’étude de faisabilité- soutien technique)

Europe, Région, Préfecture, réserve parlementaire, Conseil Général (soutien financier)

Bénéficiaires

  • Sicorbiaa abat pour tous les éleveurs qui veulent maîtriser le circuit de « la pousse l’herbe à la vente du steak » (Isère, Hautes-Alpes, Drôme, Ain, Vaucluse).
  • Les consommateurs qui peuvent consommer une viande locale, abattue, découpée et conditionnée sur place.

Retrouver plus de renseignements sur la fiche détaillée ci-dessous.

L’ABATTOIR DE DIE

Le projet de développement local de la Communauté de Communes de Die vise la modernisation de l’abattoir. Le but étant dans un premier temps d’éviter sa fermeture mais également d’assurer la continuité et le développement des circuits courts à partir de cette structure.

Présentation

En 2004, l’abattoir municipal de Die devient Abattoir intercommunal, propriété de la Communauté de Communes du Diois (CCD). Aujourd’hui considéré comme un véritable outil de développement local, cet abattoir "façonnier" ne s’occupe que de découpe et n’achète aucune bête.

Contexte et objectif

Contexte

En 2002, l’abattoir n’était plus aux normes : menace de fermeture (nombreuses fermetures d’équipements plus grands en France) face à diverses contraintes

  • Mauvaises conditions de travail
  • Faible tonnage
  • Difficulté de gestion de la Ville de Die

=> Il devenait logique que ce soit la Communauté de Communes qui porte cet outil à vocation intercommunale. Par chance, au moment de la réflexion, l’abattoir n’a pas été mis en concurrence avec une autre structure publique ; il aurait alors pu disparaître au profit d’autres choses (médiathèque, piscine…)

Objectifs

  • Maintenir ce service public (sinon pas de service à moins de 70Km)
  • Valoriser les produits locaux/bio en circuits courts
  • Maintenir/créer des emplois

Enjeux et perspectives

Enjeux

Faire vivre et pérenniser l’activité du dernier abattoir public (en délégation de service public) de la Drôme :

  • Optimiser une capacité d’investissement qui croît avec l’évolution du loyer.
  • Maintenir le bâtiment en état de fonctionnement (avoir de la visibilité sur la programmation des travaux à venir)
  • Une pérennité conditionnée par l’implication des usagers et par la bonne entente entre la CCD et la SARL. Accompagner l’évolution du tonnage :
  • La demande progresse : Diois, territoires voisins, restauration collective
  • Certains jours, la limite de stockage est déjà atteinte.
  • Les besoins en 2° transformation (mets cuisinés) pourraient croître.

Perspectives

  • La CCD souhaite accompagner le développement de l’abattoir en accord avec les gérants de la SARL et en phase avec la stratégie Biovallée© (construction d’un éco-territoire rural de référence en matière de développement durable) pour la réalisation de travaux.
  • Des boutiques paysannes ont permis un débouché supplémentaire pour des éleveurs : toucher une clientèle plus éloignée, nouvelle (Sud de la Drôme, Nord du Vaucluse). => Des possibilités de développement existent pour les fermiers utilisateurs de l’abattoir, d’autant qu’il n’a pas atteint son quota maximum

Moyens humains

Pilote de l’action

La Communauté de Communes du Diois (CCD) prend le relais de la Commune de Die et devient propriétaire de l’abattoir.Gestionnaire en délégation de service public : La SARL Abattoir du Diois (49 sociétaires- 7 co-gérants)

Partenaires

Soutien financier

  • L’État, le Conseil général de la Drôme, l’Agence de l’eau et la Région, Les collectivités locales (Villes de Die et de Crest, Parc du Vercors, Communautés de communes du Val de Drôme, du Vercors, du Pays de Saillans, du Crestois)
  • La CCD rembourse les emprunts contractés grâce à la taxe d’usage (10 cts/kg de bête abattue) versée par la SARL.
  • Syndicat d’électrification de la Drôme (projet photovoltaïque : assure les travaux de toiture ; vend l’électricité pour son compte). Soutien technique
  • L’ADIV (Association de développement de l’industrie de la viande) participe au montage de dossier au côté de la CCD et fait des préconisations.
  • GRETA (isolation -chaux-chanvre- du local de vie et de l’ensemble des murs originaux du bâtiment)
  • D’autres abattoirs.

Bénéficiaires

  • Les producteurs : la salle de découpe évite le transport des carcasses (moindre coût et plus de traçabilité) et permet aux éleveurs de vendre en direct grâce aux emballages sous vides et à une découpe à la demande (suppression d’un intermédiaire donc gain supérieur),
  • Pour le territoire : c’est un atout indéniable d’avoir un abattoir.

Plus de renseignements dans la fiche ci-dessous