Alimentation santé territoire

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mardi 17 mai 2011

L’ABATTOIR DE LA MURE - SICORBIAA

En 2000, l’abattoir de La Mure est repris par le bras commercial (Provi SA) d’une association de 29 d’éleveurs isérois (eux-mêmes issus de l’association APROVI - Association des producteurs de viande Isère).

Présentation

Cet abattoir et atelier de découpe est situé à la Mure, en Isère.

Contexte et objectif

  • Dés le début des années 90, l’association APROVI cherche à s’orienter vers de nouveaux marchés.
  • Dans le même temps, l’abattoir de La Mure est en mauvaise posture.
  • Les éleveurs imaginent une prestation qui leur permette de vivre de leur travail en faisant le choix de la vente directe.

Enjeux et perspectives

Enjeux / début du projet

Soutien des collectivités

- Nécessaire soutien des collectivités face à la concurrence d’autres abattoirs et aux difficultés de la filière viande : le CDRA soutient certains investissements mais à hauteur maximale de 35%.

Climat sur le marché

- La pression terrible sur le niveau de prix sur le marché classique (différent de la vente directe) risque de faire disparaître l’immense majorité des éleveurs en circuits conventionnels=> Monsieur REBREYEND souhaite faire passer le message de l’intérêt de la vente directe.

Perspectives / début du projet

L’approvisionnement de la restauration collective ne peut pas se suffire à lui-même. Plusieurs sortes de débouchés doivent se côtoyer : la restauration collective consomme très peu de pièces nobles, alors que la valorisation de la moitié de la bête en viande bouchère fait monter le prix à 4,20-4,50€/kg (contre 2,30€/kg).Ex : à l’abattoir de La Mure il y a 1% de pièces nobles pour 99% de bourguignon pour la prestation de la restauration collective.

Moyens humains

Pilote de l’action

APROVI - Association des producteurs de viande Isère, créent en 2000 la société Provi SA afin de pouvoir prendre le contrôle de la structure d’abattage de La Mure (Sicorbiaa).

Partenaires

Syndicat Mixte d’Industrialisation de la Matheysine et des Environs (SMIME) :

  • construction de l’atelier de découpe,
  • subventions pour l’investissement de départ de Provi SA et Sicorbiaa (SARL pour les prestations d’abattage et de découpe – division obligatoire des tâches de gestion et d’exploitation).

Cabinet d’étude AND – Paris (réalisation de l’étude de faisabilité- soutien technique)

Europe, Région, Préfecture, réserve parlementaire, Conseil Général (soutien financier)

Bénéficiaires

  • Sicorbiaa abat pour tous les éleveurs qui veulent maîtriser le circuit de « la pousse l’herbe à la vente du steak » (Isère, Hautes-Alpes, Drôme, Ain, Vaucluse).
  • Les consommateurs qui peuvent consommer une viande locale, abattue, découpée et conditionnée sur place.

Retrouver plus de renseignements sur la fiche détaillée ci-dessous.

L’ABATTOIR DE DIE

Le projet de développement local de la Communauté de Communes de Die vise la modernisation de l’abattoir. Le but étant dans un premier temps d’éviter sa fermeture mais également d’assurer la continuité et le développement des circuits courts à partir de cette structure.

Présentation

En 2004, l’abattoir municipal de Die devient Abattoir intercommunal, propriété de la Communauté de Communes du Diois (CCD). Aujourd’hui considéré comme un véritable outil de développement local, cet abattoir "façonnier" ne s’occupe que de découpe et n’achète aucune bête.

Contexte et objectif

Contexte

En 2002, l’abattoir n’était plus aux normes : menace de fermeture (nombreuses fermetures d’équipements plus grands en France) face à diverses contraintes

  • Mauvaises conditions de travail
  • Faible tonnage
  • Difficulté de gestion de la Ville de Die

=> Il devenait logique que ce soit la Communauté de Communes qui porte cet outil à vocation intercommunale. Par chance, au moment de la réflexion, l’abattoir n’a pas été mis en concurrence avec une autre structure publique ; il aurait alors pu disparaître au profit d’autres choses (médiathèque, piscine…)

Objectifs

  • Maintenir ce service public (sinon pas de service à moins de 70Km)
  • Valoriser les produits locaux/bio en circuits courts
  • Maintenir/créer des emplois

Enjeux et perspectives

Enjeux

Faire vivre et pérenniser l’activité du dernier abattoir public (en délégation de service public) de la Drôme :

  • Optimiser une capacité d’investissement qui croît avec l’évolution du loyer.
  • Maintenir le bâtiment en état de fonctionnement (avoir de la visibilité sur la programmation des travaux à venir)
  • Une pérennité conditionnée par l’implication des usagers et par la bonne entente entre la CCD et la SARL. Accompagner l’évolution du tonnage :
  • La demande progresse : Diois, territoires voisins, restauration collective
  • Certains jours, la limite de stockage est déjà atteinte.
  • Les besoins en 2° transformation (mets cuisinés) pourraient croître.

Perspectives

  • La CCD souhaite accompagner le développement de l’abattoir en accord avec les gérants de la SARL et en phase avec la stratégie Biovallée© (construction d’un éco-territoire rural de référence en matière de développement durable) pour la réalisation de travaux.
  • Des boutiques paysannes ont permis un débouché supplémentaire pour des éleveurs : toucher une clientèle plus éloignée, nouvelle (Sud de la Drôme, Nord du Vaucluse). => Des possibilités de développement existent pour les fermiers utilisateurs de l’abattoir, d’autant qu’il n’a pas atteint son quota maximum

Moyens humains

Pilote de l’action

La Communauté de Communes du Diois (CCD) prend le relais de la Commune de Die et devient propriétaire de l’abattoir.Gestionnaire en délégation de service public : La SARL Abattoir du Diois (49 sociétaires- 7 co-gérants)

Partenaires

Soutien financier

  • L’État, le Conseil général de la Drôme, l’Agence de l’eau et la Région, Les collectivités locales (Villes de Die et de Crest, Parc du Vercors, Communautés de communes du Val de Drôme, du Vercors, du Pays de Saillans, du Crestois)
  • La CCD rembourse les emprunts contractés grâce à la taxe d’usage (10 cts/kg de bête abattue) versée par la SARL.
  • Syndicat d’électrification de la Drôme (projet photovoltaïque : assure les travaux de toiture ; vend l’électricité pour son compte). Soutien technique
  • L’ADIV (Association de développement de l’industrie de la viande) participe au montage de dossier au côté de la CCD et fait des préconisations.
  • GRETA (isolation -chaux-chanvre- du local de vie et de l’ensemble des murs originaux du bâtiment)
  • D’autres abattoirs.

Bénéficiaires

  • Les producteurs : la salle de découpe évite le transport des carcasses (moindre coût et plus de traçabilité) et permet aux éleveurs de vendre en direct grâce aux emballages sous vides et à une découpe à la demande (suppression d’un intermédiaire donc gain supérieur),
  • Pour le territoire : c’est un atout indéniable d’avoir un abattoir.

Plus de renseignements dans la fiche ci-dessous

mardi 17 mai 2011

CRÈCHE PARENTALE « LES DIABLOTINS », SAINT-NIZIER DU MOUCHEROTTE, ISÈRE, PNR VERCORS

La crèche de Saint Nizier du Moucherotte a mis en place depuis septembre 2009 pour sa cantine une cuisine bio et locale adaptée aux plus jeunes. Les repas sont préparés par une « cuisinière du terroir » formée à l’Afrat à Autrans.

Présentation

Située en plein cœur du village de Saint Nizier du Moucherotte, « Les Diablotins » est une crèche associative à gestion parentale.Créée en 1990 cette structure accueille les enfants de St Nizier de l’âge de 10 semaines à 5 ans, en demi-journée ou journée complète. La cantine sert donc pour ces enfants au maximum 19 repas chaque midi.

Contexte et objectif

La cantine ’bio’ de la crèche de Saint Nizier a lancé une large réflexion qui a duré un an pour trouver une alternative à la solution « traiteur industriel » peu adaptée à la tranche d’âge et de qualité discutable.

Objectif

A l’origine, le souhait de l’association était d’intégrer une cuisine au sein de la crèche. La réflexion a été menée avec les parents installés sur le Vercors pour la qualité de vie et donc soucieux de la qualité des repas. Le bio s’est donc naturellement intégré dans la composition des repas.

Enjeux et perspectives

Enjeux

Le principal enjeu a été de travailler avec des produits sains, d’adapter les menus à chaque âge et d’intégrer la diversification alimentaire.

Perspectives

  • Travailler avec l’AMAP pour le maraîchage ?
  • Trouver une meilleure organisation avec le jardin voisin entretenu par des collégiens pour pouvoir anticiper les menus ?
  • Créer un petit jardin potager, animer des ateliers pour les enfants...

Moyens humains

Pilote de l’action

Equipe de direction de la crèche associative à gestion parentale « Les Diablotins » de Saint-Nizier + une commission de parents volontaires.

Partenaires

Vincent GRELE (Responsable pédagogique formation « Cuisinier du terroir » à l’AFRAT, Autrans).Laurent BROSSET (ALPRECO, cabinet conseil en hygiène alimentaire).Accord de la mairie de St NIZIER pour les travaux.

Bénéficiaires

Les enfants de la crèche et l’équipe pédagogique.

Dans le document à télécharger, vous retrouverez la fiche plus détaillée

mardi 17 mai 2011

L’OASIS

Depuis 2005, le centre de vacances l’Oasis situé à Méaudre est progressivement passé à une cuisine bio et locale, pour atteindre aujourd’hui dans ses menus un pourcentage de produits bio et locaux de près de 60%.

Présentation

L’Oasis, un centre de vacances dans le parc naturel régional du Vercors, accueille des classes de découvertes, des séjours vacances, des collèges, des familles en pension complète ou en gestion libre.

Contexte et objectif

Contexte

La localisation, au sein d’un Parc Naturel, est un élément déterminant de la réflexion. La volonté de coller à cette image de protection et de valorisation du territoire et au programme Alimentation Santé Territoire mené par le Parc du Vercors a été à l’initiative de cette démarche.

Objectif

L’objectif étant de travailler sur la qualité avec des produits locaux et des produits issus de l’agriculture biologique.

Enjeux et perspectives

Souhaits pour le futur

  • Que davantage de centres de vacances rejoignent la démarche afin de pouvoir conforter les producteurs qui font l’effort d’approvisionner le marché local en priorité et/ou de passer en bio.
  • Que ce regroupement plus massif et une meilleure structuration des centres (comme une sorte de grosse AMAP) leur permettent d’impacter sur les volumes consommer et donc sur les prix.
  • Que cette structuration se fasse au sein du programme AST.
  • Que les orientations prises le soient sur la base de constats de terrain, partagés par le plus grand nombre.
  • Parfaire nos pratiques (l’Oasis et tous les centres de vacances concernés).
  • Maîtriser davantage les repas sans viande…

Afin de

  • Sensibiliser plus d’enfants.
  • Promouvoir ensemble l’image « d’un massif qui se mobilise autour de l’alimentation de ses enfants ».

Moyens humains

Pilote de l’action

- Le responsable de la structure Monsieur Eric BRUNOT est le moteur de l’action depuis ces débuts.

Partenaires

Le CPIE pour sa coordination de la partie accompagnement des restaurants collectifs au sein du programme AST.

Le réseau CED (Citoyenneté, Environnement, Développement durable) : un programme de la Ligue de l’Enseignement pour l’éducation à l’environnement- dont les rencontres de cette année étaient basées sur l’alimentation.

L’ACEV (Association des Centres pour Enfants en Vercors) dont le centre l’Oasis fait partie. Le Parc Naturel Régional du Vercors dans le cadre de son programme Alimentation Santé Territoire

La Ligue de l’Enseignement (auquel l’Oasis est rattaché) pour l’augmentation de la prime alimentaire.

Bénéficiaires

- Les publics accueillis : adultes et enfants.

Pour plus de détails, télécharger la fiche détaillée ci-dessous

Le Martouret

Après un approvisionnement uniquement en produits bio, le centre de vacances se tourne vers le bio et le local.Il s’approvisionne depuis 5 ans à l’échelon local grâce à la réalisation d’un référencement des producteurs locaux, d’une étude de l’offre et de la demande et de plusieurs outils devant venir en aide à l’économe.

Présentation

  • L’association Le Martouret, structure d’accueil de groupes, est implantée au cœur du pays Diois. Le centre est un lieu vivant toute l’année grâce à ses offres différentes : centre de vacances, de loisirs, classes de découverte, accueil de groupes.
  • Le Martouret souhaite développer une activité en cohérence avec son territoire et les enjeux du développement durable. La restauration étant une de ses principales activités, le centre s’oriente dés 2005 sur un approvisionnement Bio et local.

Contexte et objectif

Contexte

Le Martouret se situe sur la Communauté Des Communes du Diois qui regroupe les cantons de Die, de Châtillon en Diois, de Luc en Diois et de la Motte Chalancon. Sur ce territoire vaste qu’est le Diois, dans la vallée de la Drôme, entre Vercors et Provence, la déprise agricole reste généralement moins importante sur ce territoire que partout en France.

3 échelles pour 3 objectifs

  • A l’échelle des consommateurs : répondre aux attentes de certains et sensibiliser à l’agriculture biologique, au développement durable et au dynamisme agricole du Diois, ceux qui ne le sont pas.
  • A l’échelle du territoire : soutenir une production agricole locale de qualité en impliquant le centre et d’autres acteurs dans une démarche de valorisation des produits locaux et bio au sein de leurs structures de restauration.
  • A l’échelle du Martouret : conforter l’ancrage territorial de la structure et le souhait des salariés de travailler pour la durabilité

Enjeux et perspectives

  • Mise en place de stages « cuisine » auprès d’adultes retraités en lien avec les caisses de retraite
  • Mise en route (en espérant que cela soit rapide) d’une plate forme collective : Julie Portier technicienne à la communauté des communes du Diois a fait une enquête sur les besoins des structures collectives de la région (lycée collège école) pour la création d’une plate forme

Moyens humains

Pilote de l’action

  • Le Martouret - Mme VARTANIAN

Partenaires

  • Au moment du référencement des producteurs locaux, le centre a bénéficié d’un entretien avec le technicien de la Communauté des communes en charge de l’agriculture.

Bénéficiaires

  • Les publics accueillis, le territoire et ces paysans, le centre et ses salariés.

LE BOIS DE LUNE

Le Bois de Lune a su constituer progressivement un réseau de producteurs locaux qui approvisionnent le centre en produits bio et locaux. Avec l’élargissement du panel de producteurs, le centre voit ses commandes augmenter de la part des cantines locales -il assure la restauration de deux cantines scolaires proches- et voit grandir l’intérêt des publics accueillis au centre.

Présentation

Au cœur du Parc Naturel Régional du Vercors, le centre du Bois de Lune qui accueille des groupes toute l’année, est également en charge de la gestion de la cantine de Méaudre et d’Autrans.

Contexte et objectif

Contexte

  • Dés 2000, le centre propose un repas bio tous les mois, il est ainsi précurseur en la matière sur le Vercors.
  • Après avoir constitué un important réseau de fournisseurs, les menus proposés sont composés à 80% de produits « bio ».

Objectif

Fournir une restauration collective bio et/ou locale : le local étant privilégié par rapport à du bio extra-local.

Enjeux et perspectives

  • Le Bois de Lune souhaite approcher le plus possible des 100% de produit biologique.
  • Et plus globalement, faire prendre conscience de l’importance d’une alimentation saine et équilibrée, comprendre les enjeux liés à l’environnement, sensibiliser par les goûts et le plaisir de se nourrir.

Moyens humains

Pilote de l’action

  • Le bois de Lune SARL (centre d’accueil de séjours) et ses 2 associées : Christel RAVIX et Jacqueline ROCHAS

Partenaires

Le CPIE, l’ACEV et le PNRV (programme Alimentation Santé Territoire)

Bénéficiaires

  • Les écoles qui bénéficient de l’approvisionnement par le Bois de Lune.
  • Les enfants qui viennent dans le cadre du centre de vacances.
  • Ce qui représente environ 50 000 repas préparés/an.