Installée à Châtelus, Angélique Doucet élève des chèvres, fabrique du fromage et reçoit du public dans sa ferme. Se positionnant en harmonie avec l’environnement dans toutes ses activités, elle bénéficie naturellement de la Marque Parc.

Angélique Doucet, la bien nommée, dégage une sérénité et une douce joie de vivre contagieuses. Mais elle possède également en elle une énergie et une résistance physique hors du commun. Et de l’énergie, il en fallait pour quitter un poste d’adjointe de direction dans l’agglomération grenobloise, et pour venir, avec sa famille, s’installer à Châtelus, tout petit village du Royans, en 1998.

« Je savais que je n’étais pas faite pour travailler en ville, mais pour le monde rural ».

Sacré virage dans son parcours professionnel !

La voilà qui retape avec son mari une vieille ferme à l’abandon, et obtient un brevet professionnel de responsable d’exploitation agricole à 31 ans. En 2002, elle choisit plusieurs activités : principalement l’élevage caprin (35 chèvres) et la fabrication de fromages, mais aussi l’apiculture, l’élevage de quelques lapins, volailles et cochons, et la culture des noyers.

« Je pense que la diversification est l’avenir des exploitations de petite taille, ainsi que la vente directe. Je profite de la diversité de ce qui m’entoure : ainsi, le petit lait, non utilisé pour les fromages, sert d’alimentation aux cochons. Ma richesse tient à la taille humaine de mon exploitation.

J’aime aussi beaucoup recevoir du monde et partager mes connaissances du milieu : je fais partie du réseau d’accueil “Chambres et tables paysannes”, et je développe les activités “ferme découverte” et “ferme pédagogique”. »

Elle bénéficie de la Marque Parc, depuis 2003 pour son activité d’accueil, et depuis 2005 pour ses fromages.

« Cela représente une reconnaissance de mon travail, et du fait que je préserve et entretiens l’environnement. Le réseau de la Marque Parc permet de fédérer les énergies de personnes disséminées dans le Vercors. Nous pouvons échanger nos expériences, et envisager des actions communes, en matière de commercialisation par exemple ».

Pour aller plus loin dans cette démarche, Angélique est engagée dans une conversion en agriculture bio, avec une labellisation à l’horizon 2009 :

« Je veux montrer qu’une autre agriculture est possible, et rentable. Je propose des produits sains, qui ont de très bonnes qualités gustatives, et qui évitent l’uniformisation des goûts ».

Espérons que l’enthousiasme d’Angélique fera des émules…