Chez Alain Ferrand, les belles cotes de boeuf n’attendent pas. En été, quand la marchandise est prise d’assaut par les connaisseurs, le boucher de La Chapelle-en-Vercors n’a pourtant pas besoin de déployer de grands arguments pour orienter ses clients vers d’autres morceaux :

« Ils connaissent les produits, le nom de l’éleveur et sont sensibilisés au fait que je travaille à 95 % de la viande bovine Marque Parc » explique-t-il. Sur dix-huit ans d’activité, Alain Ferrand en arbore quinze avec l’étiquette « Marque Parc ». Il a été parmi les pionniers à adopter cette démarche.

À l’origine : René Bourguignon et Bernard Blanc, deux agriculteurs et éleveurs du plateau venus lui proposer d’intégrer le « label ». « Leur idée était de développer les petites filières, en vendant aux bouchers plutôt qu’aux grossistes » rappelle Alain Ferrand. Une belle rencontre ! Celui qui transporte et abat lui même ses bêtes, a participé au redémarrage de l’abattoir du Diois (reconnu par la certification européenne) et privilégie le local, la démarche Marque Parc était… une évidence !

« Les bêtes à viande sont élevées, tuées et travaillées sur le plateau : c’est la filière la plus simple qui soit, un gage de respect du client ».

Malgré une charte ambitieuse, assurant la traçabilité de la bête — depuis sa date de naissance jusqu’à son arrivée en boucherie, incluant sa finition d’engraissement —, Alain Ferrand et d’autres bouchers et éleveurs détenteurs de la Marque Parc Viande Bovine ont souhaité aller plus loin : « Nous avons intégré un nouveau critère : désormais, seules les bêtes nées sur le plateau font partie de la Marque Parc » prévient le boucher. Un projet ? « Nous aimerions intégrer le veau et à ce titre, associer de nouveaux agriculteurs ».